lundi 28 mars 2016

LÉGENDE DE LA FILLE DU KHAN, c 2

Chanson II


Comment le Très-Haut créa les hommes

Et Tangra tout-puissant à cette heure
Punit les Apls : «De vous
Que naisse le genre humain
Tous hommes mortels-
Nouveau peuple.»
Premiers hommes- regarde-t-elle,
La Perdrix naquit. En prison
Son père la garda
 Sauvage, ardente qu’elle était.
Ordonné il avait, que la suivent
Lune et Soleil sur son chemin.
Fière elle était et ne pencha
La tête sur poitrine paternelle.
Y-avait-il trouvé pour homme
Albastii – Alp terrible, puissant.
Mais Alp Barisse elle aimait
Pour elle, lui l’amour était.
Mais soudain Tangra la sauva
Et de la prison la libéra
Bien qu’en garde étaient
Lune et Soleil – jour et nuit.
Tenaient-ils la prisonnière toujours
À la main et au pied.
Mais Tangra ordonna ainsi :
«Vole! Sans pied et sans main!»
Et la Perdrix vola
Et Alp Barisse Elle atteignit.
De lui elle accoucha une fille
Et garçons trois.
Si difformes ils étaient
Que la Perdrix les injuria.
Alors le Alp Tshouralé,
À les réparer, s’engagea.
Car Tshouralé était seul
De Patka et Lissan.
De son grand-père il avait pris
Seul et unique sous le ciel.
Il décida : « Je deviendrai roi terrestre
Quand je chevaucherais son cheval – Thoulpare.
Et huit fois je tournerai en rond
Sur la dureté terrestre et céleste.»

Sept fois Tshouralé
La terre en rond et latitude
Il rôda, mais seul Thoulpare
Le chevaucheur jeta comme un grabat.
Sur le monde Thoulpare galopa.
Et encore aujourd’hui Tshouralé
Le cheval suit sur long chemin
Pour la huitième fois sacrée.
Toujours chercha-t-il
Remède par-ci, médicament par-là,
Pour devenir de la terre, roi.
Oui, terriblement se réjouit-il,
Ruée humaine était née.
« Ces corps moi je repérerais
et leur hôte seul je serrai
après la mort…
Siècle après siècle
 mon esclave sera l’homme .
Que sont les hommes? Des corps!
Si en la mort ils craignent moi
En vie esclaves doublement seront-ils
Et avec eux le monde je soumettrais.

Pour Tshouralé, quelle chance.
Pétrit-t-il terre avec miel 
Et à l’aide de cette terre
Les hommes grandirent en taille.
Ne resta pour la fille du miel…
Avec doigt et salive, malchance
Cola-t-il sa taille.

Impure, depuis elle est.
Répara le corps des enfants…
Mais voila qu’encore aujourd’hui
Notre genre d’humains, esclave
Comme venu au monde d’une bête est.
Alors Tangra ordonna
À l’Alp Hurs : « Implante,
Dépose le feu premier en l’homme
Ceci est mon souffle lumineux!»
Ainsi aux hommes, une âme
Créa Tangra. Et elle
Immortelle est! Et siècle
Après siècle elle supporte
L’homme terrestre.
Hôte des âmes – cadeau
Maître, le Très-Haut, est.
Alors Alp Tshourale à jamais
Ne rapatria aucun humain…
Privé s’est-il – envia à l’homme
La femme… Il rêva :
Qu’aille Thourpale le cheval moreau
Et pour les hommes linceul.
En dépit : de l’Alp et de l’homme
Naquit tout un ordre héroïque.
Et chaque terrible bogatir*
Se nomma Elbir.
Le grand forgeron – Le Hurs
Forgea pour eux des armes
De métal fort
Pour amener la mort à chaque Alp.
Parmi les tribus, comme le jour
Brillait le nom Imen.
L’entêtait non pas Elbir
Mais Alp Boyan Svruhbogatir*
Né comme une étoile il était,
Des Alps – Soleil et Lune.
Et les étoiles de minuit
Étaient ses frères et sœurs.

Mais triste était Boyan
Parmi le lumineux camp des étoiles.
Le Très-haut demanda-t-il
De ne pas faire ruée étoilée.
Sa demande Le Créateur entendit.
Mais sur la terre le répanda :
Boyan Imen est non aimé
Lune et Soleil guettent le fils.
Pour ça Boyan Imen décida :
Son visage derrière un masque cacha
Et cet ordre jusqu'à nos jours,
Ses descendants gardent avec honneur.

Bogatir – Chevalier
Svruhbogatir – Superchevalier ( Svruh – super + Bogatir +chevalier)







 Merci à Dobrin.

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