mercredi 18 septembre 2013

Suhravardi, un sage persan du 12ème siècle

Suhravardi, un sage persan du 12ème siècle

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Suhravardī (A.D. 1155-1191), se considérait comme un philosophe
illuminatif. Il s’habillait comme les derviches, avec le bonnet de mage
(mithriaque), voyageait sans cesse, s’abstenait de viande, et priait vers
le feu et le soleil. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait fini par être
emprisonné à Alep où il subit une mort terrible en prison.
Si Mani était l’apôtre de la religion de la lumière, Suhravardī,
contraint d’accepter l’Islam, composait pour sa part une philosophie de
la lumière, comme un mélange de la sagesse des Perses, de la
révélation hermétique et la philosophie néo-platonicienne, et la
nommait la Sagesse Orientale (qui est aussi le nom de son grand livre,
االشراق حکمة). La religion de la lumière nous présente un drame pseudohistorique du monde, dont le cœur est le salut. Par contre, cette
Sagesse est un autre aspect, aspect passif, de la doctrine de la lumière
–c’est une pseudo-géographie du monde.
Suhravardi divise tout en lumière et ténèbre –ou, comme il préfère,
lumière et non-lumière. La lumière est soit en soi et pour soi, c’est-à-
dire sans mélange, pure et subsistante, comme les Intelligences et les
Âmes, soit en soi et pour les autres, c’est-à-dire advenante, comme la
lumière des astres et le feu. Les lumières, en tout, forment un ensemble
limité, au-delà duquel réside la Lumière des lumières. La non-lumière,
quant à elle, soit n’a pas besoin d’un substrat –il s’agit de la substance
nyctiphore –, soit en a besoin –il s’agit alors de la qualité ténébreuse.
Les lumières immatérielles forment deux mondes. Le premier,
identifiable au monde de intelligences, appartient aux Lumières
dominatrices (ou, victorieuse) qui se groupent en deux ordre :
1° L’ordre longitudinal : Les lumières suprêmes se rangent dans
une hiérarchie descendante.
2° L’ordre latitudinal : Les lumières formatrices résident à
intégralité dans une hiérarchie de l’émanation où elle sont les
Archanges, les Seigneurs des espèces, comme par exemple
Spendārmed1
et Ruvānbaxš
2
. Spendārmed est l’archange théurge de la
terre ; Suhravardi compare cette fonction avec celle de la maîtresse de
maison (pers. kadag-bānūgīh) . Ruvānbaxš est l’archange théurge de
1
. Pers. spendārmed < Av. spәṇtā ārmaiti ‘la sainte déférence’.
2
. Pers. ruvān-baxš lit. ‘distributeur des âmes’.

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