vendredi 15 mars 2013

L'Irminsul des Externstein


L'Irminsul des Externstein
http://racines.traditions.free.fr/irminsu6/irmexter.pdf

 Le débat sur les Externstein du Lipperland est l'un des plus fournis dans l'art,
l'histoire et les connaissances religieuses , espérant ainsi résoudre ce sujet
rabâché/radotté et ce, jusque dans ses parties les plus stables.
Le nouveau livre annoncé de Freerk Haye Hamkens “Externstein” se réfère
abondamment à la grande quantité d'écrits sur ce domaine de recherche et considère le
pour et le contre de ces "chemins de recherches sur les Externstein apparus dans plus
que 300 ouvrages et fausses pistes".
 Après que soit paru dans les années 80 un ouvrage en 4 volumes de Johannes
Mundhenk sur ce sujet, dont Hamkens confirma qu'il était totalement scientifique, il est
devenu tout doucement un monument culturel. Certainement, et avant tout parce que
le grand ouvrage de Mundhenks – qui exclut le passé d'avant l'ère chrétienne – avec
ses subventions considérables venues du côté "officiel", et depuis peu un cercle scientifique interdisciplinaire énergique ne s'occupant pas plus activement (plus que 50 ans
après) de l'époque d'origine de l'installation (en critiquant et subtilisant à nouveau).
Sous la direction du Prof. W. Schlosser, les échantillons de roches furent tirés
de la grotte inférieure et examinés au moyen de la datation* par thermoluminiscence à
l'institut Max-Planck. Grâce à cela, il fut établi que la dernière grande influence du feu
dans cet espace eut lieu il y a environ 3.000 ans. Indépendamment d'une interprétation
sur les raisons et le sens de grands feux dans cette grotte, la preuve strictement scientifique sur la présence et l'apparition de ce local existe maintenant définitivement à une
époque précédant l'ère chrétienne. Ce seul fait devrait presque faire taire les "auteurs
d'interprétation" et "les chercheurs bureaucrates" au sujet de l'Externstein !
 Dans l'histoire des recherche depuis 150 ans, deux années sont particulièrement
remarquables comme évidents points d'inflexion :
* 1936, "l'Institut pour l'Héritage des Ancêtres" qui revendiquait la recherche se trouvant dans son domaine comme sa tâche exclusive,
1* Et 1945, le début d'une "terreur scientifique" qui répartissait le camp des chercheurs
en : "Germanophile, Teutomane, Glorificateur de l'Idéologie Raciale germanique,
Rêveurs" ; ou chercheurs "véritables", (càd) politiquement corrects.
 Ce conflit était tellement aigü qu'il doit, avec notre regard actuel, nous inciter à
un rire cordial, ou à un hochement de tête humblement compatissant. Par exemple,
concernant cette situation ridicule, il sera rappelé le litige envers Spanuth, le chercheur
de l'Atlantide : des professeurs (préhistoriens) renommés des universités de
l'Allemagne du Nord exprimaient des opinions intenables envers le livre Atlantis de
Spanuth car ceux-ci, fatigués par le processus dirigé avant tout contre les professeurs
convoqués en justice, niaient lors de leur jugement "les connaissances qu'ils avaient
encore répandu eux-mêmes auparavant". Quand les professeurs étaient convoqués devant la justice, ce processus extraordinaire se terminait par la révocation de leurs propres écrits.
 Ainsi, ce furent quelques-uns de ces professeurs qui, par ordre d'Erich Kittels
Gutachen durent éplucher le rapport de fouilles du Prof. Dr Andree au début des années 60…
Renversement de la tendance pour
l'étude de l'histoire préhistorique
 Un peu plus tard, au temps de l'Europrêt de 1992, une campagne avait été lancée sous la devise "l'Âge de Bronze, premier Âge d'Or de l'Europe", et les ministres
compétents concernant l'Héritage Culturel des Etats Membres de l'Europe, signaient
une Convention Européenne pour la Protection des Biens Culturels Archéologiques :
certes, un vent soufflait – cependant bien ténu – dans la voile de l'étude de l'histoire
préhistorique. Un programme archéologique était accepté qui fut la première
"campagne à encourager la prise de conscience publique pour les Racines et les Valeurs de la Culture Européenne de l'Âge du Bronze".
 Le Dr. Günter Wegner, directeur du Musée Régional de la Basse-Saxe de Hanovre, écrit : « Il y a certaines raisons, pour lesquelles l'âge de bronze n'était pas
l'enfant choyé de la recherche archéologique dans les dernières décennies. C'était
bien beau, si les premières activités auxquelles les archéologues de la Basse-Saxe se
sentaient incité par la campagne de l'Europrêt et si elles avaient mené, non seulement
à l'établissement d'un inventaire, mais motivaient une recherche intensive. »
 Ce tournant de tendance ténu, reconnaissable du côté du public, il s'agissait de
le soutenir et d'autant plus que ce tournant était non seulement accrédité au niveau
scientifique, mais parce que les "gens de la branche" se montrent de plus en plus ouvertement pour les instructions et aides aux cercles des chercheurs des racines natives ;
un développement qui amène à nouveau la recherche dans la "bonne direction".
 De façon plus surprenante, il paraît que dans un article de Gerhard Hess paru
récemment – surmontant les croyances – les stages renaissent de nouveau : ainsi, par
exemple, au lieu d'un débat concret, objectif sur les résultats de la recherche scientifique de Wilhelm Teudt, ils sombrent dans les diffamations et des méthodes d'attaque inqualifiables. Dans l'article dû à G. Heß, il s'agit ici surtout du relief de descente de croix
présent aux Externstein qui, de nouveau avec une grande importance, se trouve comparé à la formation étrange de la descente de croix sur l'image identique de NiKodème. Heß essaie là, dans un raisonnement pseudo scientifique, de faire de cette formation la "copie du palmier-dattier sumerien - babylonien - assyrien - cypriote" (parle-til là l'oriental ?).
2 Avec la question, comment l'immigration de l'Arbre du Monde sacré des orientaux peut-elle être expliquée dans le centre mythique* principal des Allemands, il induit chez le lecteur l'importance absolue, primordiale pour celui-ci par sa question,
avec la remarque que, seulement "les âmes sensibles simples s'étonnent probablement
plus de cette question que de son contenu" car ainsi, Heß ne s'étonne pas qu'à côté
d'une crucifixion à Jérusalem un palmier n'apparaîsse pas là aussi.
 Le palmier, fauteuil, tabouret, arbre en fourchette ou Irminsul, la discussion autour de l'interprétation de cette formation est aussi vieille que Goethe. Focke écrit :
« Goethe a reconnu correctement que le repose-pied de Nikodème est l'Arbre ». Le
cercle de questions autour de l'interprétation de G. Heß est certainement autorisé, s'il
n'ignorait pas tacitement l'état de la recherche d'aujourd'hui. Finalement, le sens explicable en apparence de son article apparaît à la fin de ses explications – "l'histoire drôle
d'escalier et l'histoire de l'esprit la plus amusante de l'histoire universelle" – quand,
selon son raisonnement, il confond le palmier dattier oriental avec l'Irminsul et utilise
un "mouvement de renaissance de la conscience néo-païenne comme un symbole
contre-chrétien". G. Heß se souvient de sa joie de prouver "au néopaganisme* allemand que le monstre d'un arbre oriental fut passé en contrebande dans le berceau",
ce qui ne devient explicable que si l'on prend en considération le fait qu'Heß se trouve
maintenant en discussion avec le "mouvement de retour de conscience néo-païen",
pour lequel il était actif lui-même.
 Pourtant, si le vrai motif est celui de la rédaction d'un article au sujet des Externstein, il était regrettable de laisser celui-ci non contredit, comme le fait le raisonnement. Abstraction faite de l'irresponsabilité de tous ces chercheurs à l'égard de qui
s'adressent depuis des années, jour après jour contre les quelconques pierres du passé
"seulement chrétien" et, dans la lutte des préjugés, cherchent à atteindre dans ce domaine de recherche une connaissance scientifique ouverte et s'adressent activement
contre la sentence : "Là, voyez, les rêveurs! (fantasmeurs)"
3La datation des bas-reliefs des Externstein :
 Le pivot du raisonnement de Heß est la datation de l'apparition des “reliefs de
descente de croix”. Comme bien souvent dans la littérature des Externstein, Heß fixe
l'époque d'origine au XIIe siècle, plus exactement, en 1118, et conclut sur un espace
de temps de production de 11-12 ans. Ainsi, Heß interprète le "discours imagé des bas
reliefs des Externstein" avec des circonstances pouvant être découvertes et en rapport
avec ce chiffre de l'année 1118 : le "palmier penché" est pour lui “le symbole de
l'impérialisme allemand penché devant le Pape, lequel est porté comme un petit enfant
dans le registre supérieur des bas-reliefs de Dieu le Père”.
Dans cette tentative d'interprétation, il reste simplement incompréhensible
pour quel raison Heß mentionne dans sa référence un savant qui a justement complè-
tement annulé cette vieille datation. Au début, dans la contribution du livre proposé
par Heß, le Prof. W. Matthes dans plus de 40 pages de son premier livre élargit la
"supposition" que la première fondation d'un cloître sur le sol saxon fut réalisée aux
Externstein par les moines Corbier au début du 9ème siècle, et ainsi l'apparition des
bas-reliefs dût commencer à ce moment. Dans son deuxième livre, Matthes confirme
cette date qui est prouvée par des raisons historiques et aussi d'histoire de l'art.
4La fondation du cloître des moines Corbier aux Externstein
 L'importance de cette localité, de la fondation du cloître, des reliefs et de leur
contenu seront compréhensibles, si on envisage à quelle époque et quelles personnalités
agissaient là.
 C'était la première tentative d'une fondation de cloître qui était un point de dé-
part pour étendre la nouvelle foi dans notre pays. C'était les moines Corbier qui
s'installèrent là en 816 et restèrent jusqu'aux années 822, qui eurent aussi à cette époque la mission de la création de ces grands reliefs. Matthes écrit :
"Qu'une grande sculpture excellente, qui rend compte de l'histoire sainte
chrétienne, soit placée à l'intérieur d'un paysage de montagne non hospitalier, au
mur d'un puissant rocher, était un processus extraordinaire. Donc, l'intention apparaissant énigmatique avant tout, ne peut devenir compréhensible que si elle peut être
considérée comme une partie des mesures selon lesquelles la Saxe devait, après sa
soumission au Christianisme, transformer ce considérable sanctuaire de rocher païen
en un lieu “sacré” de premier plan.
« Justement à l'endroit du vieux sanctuaire de rochers où,
déjà au temps païen, de grandes sculptures étaient à voir... »
 L'origine des personnalités agissant ici, du comte Wala à l'abbé Adalhard, doivent permettre maintenant de prouver finalement l'importance de ce lieu
d'implantation et de leur tâche. Adalhard, le Supérieur Corbier du cloître impérial franconien, était cousin de Charlemagne. La fondation du cloître des Externstein revient à
l'initiative du comte Wala, et celui à qui il passa commande du relief était un demi-frère
d'Adalhard. La mère de Wala était une noble typiquement saxonne, « si bien qu'il y a
par nature un bon rapport avec la Saxe vaincue dans laquelle il était extraordinairement populaire ». En outre, l'empereur Karl der Gross (Charlemagne) avait nommé
Wala chargé en chef spécial pour les affaires saxonnes.
Le tronc penché
 Avec l'arrière-plan historique rappelé dans la section précédente en relation
avec la figure de Wala, est la force poussant à l'exécution de la fondation du cloître aux
Externstein et au commanditaire de la sculpture présente sur le premier rocher, nous
sommes en mesure de considérer les parties des bas-reliefs dans lesquels extraordinairement le "tronc penché" tombe sous l'œil, en comparaison d'autres représentations de
la descente de croix.
 D'autres signes sont aussi à éclaircir : Ici par exemple, on doit porter attention à
l'apparence du collier existant avec trois anneaux et aux ornements de poignet de
"Marie", un ornement qui se trouve seulement et exclusivement sous cette forme en
Germanie du nord.
 Mais, revenons en arrière, au "tronc penché" cette formation qu'il faut considé-
rer comme "penché" et non comme une chaise ou un tabouret ! Le tronc en forme de
"don" dressée se trouve souvent dans l'histoire de l'art en comparaison avec des objets
ou sculptures, avant tout au nord européen et le long de millénaires, bien que se trouvant sous forme modifiée. Si l’on trouve peut-être ce motif en comparaison sur une
pastille de décoration phénicienne ou un autre sur une écuelle philistine de 1160 AEC,
il est stupide de donner cela comme la pièce justificative de ce que le signe viendrait de
5l'Orient (même si on ne veut pas prêter attention à la migration des Peuples de la Mer
du Nord décrite par Spanuth) ! Ceci est aussi stupide que si l’on affirmait, par comparaison, que les trouvailles de Dolmens et d'alignements de pierre en Jordanie prouvent
que le berceau de la culture des mégalithes est en Palestine !
 Dans l'histoire de l'art, la comparaison concernant cette formation penchée appartient clairement au milieu culturel de l'Europe du Nord, et les "rangées" indiquées
par Hamkens, qu'on remarque distinctement dans la courbure du tronc sur le relief des
Externstein, font s'envoler les derniers doutes que la "théorie du dattier" ait seulement
pu contenir une petite étincelle de vérité.
Le symbole de "l'ancienne foi"
 Il faut remarquer que de tels signes dressés, stylisés étaient souvent représentés
comme le sceau de la vieille foi, par exemple et indubitablement dans la représentation
sur le linteau de la porte d'Elstertrebnitzer. Le Prof. Dr. Julius Andree le décrit ainsi :
« la vieille représentation des débuts du christianisme germanique montre au milieu
la déité sur une niche semi-circulaire vers laquelle les escaliers monteraient. La déité
est respectée par les gens de la nouvelle foi (à droite avec la croix et la grappe)
comme par les gens de la vieille foi (à gauche avec Irminsul et roue solaire). »
 Toutes deux semblent être certainement le symbole* de la vieille foi avec des
signes interprétés de manière non identiques, mais seulement semblables, cependant
leur conformité résulte de leur énonciation religieuse d'autant plus que le symbole
"penché" se trouve sur un lieu qui représentait un centre de la foi païenne et à la destruction duquel (une installation militairement insignifiante) l'armée de terre franconienne consacra trois jours au milieu d’un pays hostile. Cependant, si la signification
politique comme cultuelle a été si grande, comme justement indiqué alors, le client de
cette destruction ne put pas être oublié si facilement, c’est dire que les connaissances
autour de l'objet et de son nom se garderaient longtemps, bien que l'un et l'autre soient
peut-être déformés au cours des années suivant le changement de foi.
 Les certitudes qu’apporte Jakob Grimm, par exemple, sur la continuation et la
signification du nom Irminsul correspondent à cette conclusion. En effet, il écrivait :
"Elle est encore non éteinte aussi dans le XIIème s." et si, plus loin, il nous informe en
plus que : "dans le pays haut-allemand on reliait, du huitième jusqu'au treizième siè-
cle avec irmensul, la présentation générale d'un païen avec l'image d’un irminsul
construite sur une colonne", comme si une survie par le mot et le sens était certifiée
après un demi-millénaire.
 Ainsi le signe de la colonne penchée appartient clairement au cadre historique
de la religion*. On ne peut certainement pas se fixer sur une forme de réalisation artistique figée de l'Irminsul. L'histoire de la foi plurimillénaire des peuples de l'Europe* du
Nord offrait certainement une capacité de changement d'autant plus que leur religion*
n’était pas codifiée puisqu'elle n'était soumise à aucun dogme. Ici, on doit renvoyer
aux travaux de Wilhelm Grönbech qui a exposé définitivement ce domaine de la vie
germanique.
 En conséquence, nous devons attribuer à l'Irminsul et à ses diverses formes de
réalisation une capacité de changement qui était produite et / ou était soulignée par
l'empreinte temporelle et artistique de l'artiste respectif. Le fait de casser les jambes de
Nikodème qui se trouve sur ce signe religieux “penché”, n'indique finalement pas la
disposition mentale de l'auteur saxon qui offrit évidemment ce dernier acte de rébellion
6en honneur à sa vieille foi, après la fondation du cloître et que l'Externstein soit de
nouveau abandonnée à la nature.
 Et malgré cela, la forme de ce Nikodème ne peut pas rester ainsi car elle forme
la clé de l'interprétation de cette formation sur laquelle il repose ses pieds. Sa tête
s'appuie à l'intersection de la poutre de la croix, c'est-à-dire qu’il se repose justement là
où, peu avant, le cœur du crucifié se trouvait. Sous ses pieds Nikodème a le tronc penchée comme estrade, laquelle se détourne distinctement de la croix, comme son contraire évident. De la sorte, puisque ces trois figures sont disposées de manière à être
couvertes l'une par l'autre, un rapport se révèle entre elles qui n'est pas seulement formel. Si le nom de Nikodème est examiné, il forme une liaison vers tout un monde
d'explication. Il appartient en effet à la langue grecque et est composé de deux parties :
de nikan “vainquant”, c'est-à-dire “surmontant”, et de dème, c'est-à-dire le “peuple”.
Son nom caractérise la "foi du peuple surmontée, vaincue".
 Ainsi Nikodème se trouve logiquement sur le symbole fléchi de la vieille foi de
notre peuple, l'Irminsul. »»
Dieter S. Wolfert© 2000/ nordisch zeitung.
Traduction, adaptation <racines.traditions.free.fr>
N. B. : Les mots avec astérisques* sont des titres d’articles consultables sur notre site
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