samedi 16 février 2013

Les Tokhariens, Tougriens ou Arshi-Kuçis


Les Tokhariens, Tougriens ou Arshi-Kuçis
Des indo-européens en Asie
Le tokharien est une langue indo-européenne attesté dans le Turkestan chinois entre le cinquième et le dixième siècle de notre ère, sous trois formes dialectales communément appelées le tokharien A, le tokharien B et le tokharien C. Dialectes... ou langues puisque chaque branche du tokharien semble déja assez différenciées. La différence d'intercompréhension entre chacune de ces branches peut se comparer à l'intercompréhension que l'on aurait entre l'espagnol et l'italien. Selon GRAY et ATKINSON la différenciation entre ces deux variétés A et B du tokharien pourrait dater des environs de 300 après JC. Les tokhariens se désignaient eux-mêmes sous les noms d'Arshi pour le tokharien A et de Kuçi pour le tokharien B d'où le nom de "groupe arshi-kuçi" que leur donne le spécialiste Bernard SERGENT. Le tokharien du Turkestan chinois et le hittite anatolien, bien que séparés par des milliers de kilomètres, ont des points communs et ont contribué, l'un comme l'autre, à préciser nos connaissances sur les origines de l'indo-européen. Le tokharien est attesté par des manuscrits qui remontent aux VIème-VIIIème siècles de notre ère. Les linguistes ont eu la bonne fortune de découvrir des textes bilingues tokharien-sanskrits, des textes bouddhiques pour la plupart. Les deux variétés A et B de cette langue disparurent après le IXème siècle lors de l'arrivée en Chine occidentale des Turcs ouïgours (ouïgur signifie 'unis'/'alliés') qui provoqua l'effondrement de nombreux royaumes locaux.
Numéraire Tokharien comparé à quelques autres langues IE
IrlandaisLatinGrecAgnéen
tokh.A
Koutchéen
tokh.B
1aonunushensasshe
2doduoduowuwi
3tritretreistretrai (ou tarya)
4ceathairquattuortettaresstwarstwer
5cuigquinquepentepäñpis
6sesexhexshäkshkas
7seachtsepternheptashpätshukt
8ochtottooktookätokt
9naoinovemenneañuñu
10deichdecemdekasäksak
100ceadcenturnhekatonkantkante
Les textes en dialecte B ont été édités en 1933 par S.Lévi et ont permis de mettre en évidence des caractéristiques qui font du tokharien une langue indo-européenne à part compte tenu de son aire d'extension. En effet, les linguistes distinguent deux grands groupes IE : le groupe SATEM à l'est et le groupe KENTUM à l'ouest (Ces deux mots désignent la forme générale du mot "CENT" dans les langues IE). C'est ainsi que les langues latines, grecques, germaniques, celtes, hittites appartiennent au KENTUM alors que les langues slaves, baltes, arméniennes, albanaises et indo-iraniennes dont le sanskrit appartiennent au SATEM. Curieusement le tokharien, situé pourtant très à l'est, appartient au KENTUM. D'autres particularités d'ordre phonologiques (traitement des occlusives) et d'accentuation ont permis de mieux comprendre le fonctionnement de l'ensemble des langues indo-européennes.
On a donné aux indo-européens du Turkestan chinois le nom de "Tokharien" en référence aux Tokharoi historiques, que les Grecs savaient avoir émigré du Turkestan en Bactriane au IIème siècle de notre ère. Mais cette dénomination est erronée: les vrais Tokharien sont des Iraniens de l'Est. On a alors proposé le mot de "Tougrien" qui n'a guère eu plus de succès que Arshi-Kuçi.
Certains historiens ont identifiés les Tokhariens aux fondateurs de la Ière dynastie chinoise, la dynastie Xia (2200-1750). Le mot chinois mjit, "miel", a de bonnes chances d'être dérivé du tokharien B mit du même sens. Tout comme le Chinois ma qui signifit “ cheval ” et qui provient de la racine indo-européenne mark-. Un nom chinois du "bronze", qiaotao, rappelle le grec chalkos. Un terme désignant la "roue", reconstitué sous la forme *kolo (chinois dialectal moderne gulù), évoque immédiatement le slave kolo, vieux-prussien kelan.

D'autres ont voulut voir une influence Tokharienne jusqu'en Corée et au Japon. Les très importantes similitudes qu'on a pu relever entre la religion IE et la structure du panthéon shintô japonais ne résultent pas d'une influence tokharienne, mais s'expliquent plus vraisemblablement par des mythes scytiques ou sarmates transmis du continent eurasiatique à l'archipel nippon à travers la culture pastorale altaïque et la péninsule coréenne. Les fouilles effectuées dans les sépultures royales de Corée témoignent d'une indéniable influence des Scythes sur l'ancienne culture coréenne, en particulier durant l'ère Kofun, entre la fin du IIIème siècle et le milieu du VIème siècle de notre ère.
Il semblerait également que les turco-mongols aient empruntés certains termes aux indo-européens via les tokhariens. Ainsi le turc tam "toit" viendrait d'une racine indo-européenne *dom "construire" et yurt "établissement" viendrait de gherto- "l'enclos". En toungouse l'ours se dit raketa... ce qui est très proche de la racine indo-européenne rktos. Un nom IE du cheval (*markos) se retrouve en mongol (morin) et toungouse (murin), mais aussi peut être, en coréen, birman et japonais. (cf. "Les indo-européens" de Iaroslav LEBEDYNSKY).

LE PEUPLE DU XINJIANG


Cherchen

Au musée d'Ürümqi, petite ville de la province Chinoise du Xinjiang, il est possible de voir les momies de trois individus qui n'ont en rien l'apparence des populations locales... leur physique est de type caucasien. Ces Dolichocéphales, ont des yeux profondément enfoncès dans les orbites, un long nez, une peau et des cheveux blonds à châtains clairs. Ils ne sont pas imberbes contrairement aux populations mongoloïdes. Leur momification est naturelle, ils ont été inhumés à la lisière du désert du Taklimakan. Ces trois momies ne représentent qu'un échantillon réduit des momies découvertes dans quatre cimetières préhistoriques du piémont des Montagnes Célestes dont celui de Qizilchoqa où déja plus d'une centaine de tombes ont été fouillées. Les femmes, les cheveux coiffés en longues tresses, sont vétues d'habits taillés dans des étoffes de laine vivement colorées, et chaussées de bottes de feutre ou de cuir. Les étroites chambres funéraires contiennent tout un ensemble de mobilier ordinaire: cruches peintes, peignes en bois, épingles d'os, fuseaux à filer, clochettes, hameçons, offrandes alimentaires, etc... La datations au carbone 14 et le style des poteries indiquent que le cimetière de Qizilchoqa a été utilisé vers 1200 avant J-C. A ce jour une centaine de momies ont déja été découvertes.

A 500 kilomètres plus à l'Ouest, dans la petite ville de Subashi, a également été retrouvé des momies semblables mais datées elles de 500 avant J-C. Les tombes de Subashi se différencient toutefois par quelques variantes dont les couvre-chefs que portent certains individus. Ces chapeaux pointus peuvent atteindre 60 centimètres de haut. A la frontière du Kazakhstan et de la chine, une autre tombe de la même période, fouillée en 1970, contenait un homme à la coiffe identique décorée cette fois de magnifiques feuilles d'or. Or en 520 avant J-C, une chronique Perse célèbre la victoire du roi Darius sur 'Le peuple Saka aux chapeaux pointus'. Les sakas, d'origine indo-iranienne (groupe indo-européen SATEM), vécurent un peu plus à l'est de cette région alors que dans cette région même les Tokhariens (groupe indo-européen KENTUM) ont une présence attesté sur presque deux millénaires.
Au IIIème siècle avant J-C un traité de médecine chinoise parle d'un certain Huato, qui opérait et soignait des patients anesthésies par absorption d'un mélange de vin et d'opium. Or la tradition médicale chinoise ancienne est fondée sur l'équilibre des forces naturelles et s'oppose à la chirurgie. A Subshi, un garçon de 20 ans avait le cou barré d'une cicatrice recousue avec du crin de cheval. La thérapeutique de Huato provient elle du peuple du Xinjiang?
Les archéologues se questionnent également sur les méthodes de tissage de ce peuple. Les tissus des momies des cimetières du Qizilchoqa, ont une armure en diagonale. Or à cette époque les seuls textiles de ce type ont été trouvés dans les sites d'Europe septentrionale et occidentale datés des IIème et Ier millénaire avant J-C.


Scientifiques étudiant les tissus retrouvés sur les momies
Des objets trouvés dans les tombes du Xinjiang sont liès à l'équitation: mors en bois, fouet à lanière de cuir, manches à bois, rênes et selles de cuir. L'archéologue Victor MAIR à également trouvé à Qizilchoqa les restes d'une roue de chariot composée de trois planches incurvées assemblées par des chevilles. Ce modèle de roue est similaire à celui utilisé des milliers de kilomètre de là au IIIème avant J-C, dans les steppes d'Ukraine. Ces dans ce même pays que les historiens situent la domestication du cheval où on a put voir qu'il y'a 6000 ans déja les chevaux ukrainiens présentaient une usure des dents caractèristique des chevaux qui "broutent leurs mors". Quant aux chariots de bois à roue à rayon, ils sont apparus... en Ukraine vers 2000 ans avant J-C et n'ont gagné la Chine que huit siècle plus tard. L'Ukraine est considérée comme le berceau des peuples indo-européen.


Homme avec un tatouage représentant le soleil

Représentation d'une femme aux yeux bleux
sur un tissu vieux d'il y'a 3000 ans
  

Peinture du monastère Bouddhiste de Bezeklik, Turfnan datée de 900 après J-C. On y voit deux personnages 'blancs', dont un roux, apportant des offrandes à un saint.

C'est à l'Ouest de Ürümqi qu'a été découvertes, sur les parois des grottes creusées au pied des Montagnes Célestes, des inscriptions tokharienne. Ces inscriptions côtoient des peintures figurant des guerriers bravaches à la barbe rousse et aux traits européens. Le tokharien est une langue indo-européenne mentionné dans des manuscrits rédigés au VIIIème siècle après J-C. Cette langues aurait disparut suite à l'arrivée des turcs ouïgours après le IXème siècle. Le peuple indo-européen du Xinjiang à la langue si étrangère au chinois se sera donc maintenu durant plusieurs siècles. Des analyses ADN devraient être réalisées et des comparaisons génétiques seront faites avec des membres de l'éthnie turque Ouïgours du Xinjiang. On soupçonne ce peuple aux traits mi-mongoloïdes mi-caucasoïdes d'avoir certaines origines indo-européennes métis. On rencontre encore chez eux des blonds et des roux aux yeux bleus et les Ouïgours sont peu "bridés" comparés aux membres des ethnies voisines. Même dans le mythe de l'origine des Köktürks (dont firent partis les Ouïgours), il est question de métissage: alors que les ancêtres vivaient encore dans leur caverne, ils épousèrent des «femmes du dehors». Cette caverne était située au nord de Tourfan, qui était un territoire tokharien.
Dans la région des découvertes des momies l'on retrouve également ce que certains appelent des “pyramides chinoises” et qui sont en faites des tumulus. Il y'en aurait des centaines dans la région. Certains affirment qu'ils pourraient avoir été érigés par les peuples Arshi-Kuçis. Ceux-ci auraient peut être perpétué la tradition des kourganes de leur région d'origine...
  
La "PYRAMIDE BLANCHE"
 [...] Les historiographes chinois ont traditionnellement commencé leurs récits de l'histoire chinoise avec la fondation de la dynastie Xia (environ 2100-1600 avant notre ère), suivie de la dynastie des Shang environ 500 ans plus tard. La Chine des Shang possédait une culture avancée, quelque peu différente de la civilisation chinoise postérieure, avec une écriture, le travail du bronze et des chars, ce dernier suggérant l'influence possible des immigrants occidentaux apparentés aux Hittites et Indo-aryen contemporains [...] ” qui ne seraient autres que les Tokhariens. Voir sur La chine ancienne chez Axl
Ce peuple n'a été encore que peu étudié et il y'a plusieurs raisons à celà. Les archéologues chinois n'avaient encore récemment que peu de moyens... et les découvertes réalisées dérangent les autorités chinoises car l'Empire du milieu a toujours voulu se considérer comme "fils de ses oeuvres"... Et celà ferait désordre d'avoir à reconsidéré que la roue et certaines techniques de tissages n'ont pas été inventés indépendement par les chinois.

LOULAN, royaume du désert

Cette femme de l'âge du bronze a été découverte à Xiaohe n°5. Elle portait des chaussures de cuir, un chapeau de feutre et des habits de laine ornés de plumes.

<< Les anciens géographes chinois ont laissés des écrits et des cartes mentionnant un royaume qui a existé à l'Est du désert du TAKLAMAKAN sur l'itinéraire de la route de la soie. Ils mentionnent le lac Lop Nor, un lac salé d'une grande étendue. En 1876, le voyageur russe Nikolaï NIKHAILOVITCH PRZHEVALSKY, qui s'était aventuré dans la région, n'avait alors trouvé que deux petits lacs d'eau douce, un peu plus au sud qu'à l'endroit prévu. L'explorateur suédois Sven HEDIN entrepris alors de retrouver le mystérieux lac. Une fois sur place, il découvrit une chaîne de petits lacs ainsi que les traces d'une grande étendue d'eau asséchée. Sur les rives sableuses du grand lac disparu, se trouvait une oasis disparue contenant les ruines d'une ville: LOULAN. Ainsi, le royaume cité par les anciens chinois a bien existé. HEDIN avait découvert sa capitale, l'une des étapes sur la route de la soie. [...] Les caravaniers étaient obligés de passer par le TAKLAMAKAN, car au Sud, la chaîne himalayenne et le haut plateau tibétain leur barraient le passage vers l'Inde et, au Nord, vivaient divers peuples nomades, tels les Mongols ou les Huns (les Xiongnus des chinois), qui menaçaient leur sécurité et s'attaquaient à leur chargement. La menace qu'ils représentaient était si sérieuse qu'au IIIème siècle de notre ère, les empereurs de la dynastie QUIN érigèrent une muraille de 5000Km de longueur pour se protéger. [...] Au cours de cette traversée continentale, LOULAN représentait une étape bienvenue en plein désert. Cette Oasis était alimentait par le fleuve Tarim [...]. Ce système fluvial se perd aujourd'hui dans les sables, mais à plusieurs reprises au cours de l'histoire, il forma et alimenta le grand lac du Lop Nor, ce qui permit aux habitants de LOULAN de s'installer sur la route de la soie et de profiter de la richesse des caravanes qui y passaient. Puisqu'il représentait un passage obligé, le destin du royaume de LOULAN fut très tôt lié à l'Empire du milieu. En -139, l'empereur chinois WUDI (-157 à -87) envoya un mandataire nommé Zhang QUIAN aux Yue-Zhi. [...] Cette confédération de tribus d'origine probablement indo-européenne était alors très puissante. Les Chinois recherchaient son appui pour lutter contre les Xiongnu. [...] Alors que l'importance économique de cette route augmentait, il devint de plus en plus important de la protéger contre les attaques des pillards. Le royaume de LOULAN devint un tampon entre les peuples ennemis, de sorte que son roi dut envoyer des fils en otage aussi bien chez les Xiongnus que chez les Chinois. Cette équilibre politique fut maintenu jusqu'en -77 quand l'envoyé impérial chinois Fu Jiezi profita d'un banquet pour tuer le roi LOULAN avant de faire placer sa tête sur l'une des tours de la porte du Nord de la ville. Dès lors, les Chinois contrôlèrent LOULAN, qui devint le royaume de SHANSHAN, un état fantoche sous domination chinoise. [...]
HEDIN découvrit un bouddha de bois, dont la présence suggérait qu'en plus des marchandises, des idées religieuses circulaient par la route de la soie. [...] Les fouilles du royaume de LOULAN s'interrompirent pendant près d'un demi siècle suite à la révolution chinoise et ne furent reprises qu'en 1979. [...] Les nouvelles découvertes confirmèrent l'hypothèse proposée par HEDIN: pendant que la soie était acheminée vers l'Ouest, le bouddhisme progressait vers l'Est à partir du territoire actuel de l'Afganistan. [...] Ils constatèrent qu'il y'a plus de 3000 ans, les habitants de LOULAN étaient de type européen. [...] Les archéologues ont aussi découvert une troisième source d'informations sur le royaume de LOULAN devenu SHANSHAN: des documents formulés dans la langue d'Inde du Nord prakrit qu'on écrivait, entre le IIIème et le IVème siècle, en alphabet Karoshi. Le prakrit fut la langue administrative de l'empire KOUSHAN fondé par des Yue-Zhi à l'Ouest du massif du Pamir. Lorsque la Chine au IIème siècle de notre ère perdit de son influence par suite e conflits internes, le KOUCHAN attiengit son apogée. Certaines historiens pensent que cet empire étendit son influence jusque dans la vallée du Tarim, et qu'il aurait même contrôlé le SHANSHAN. [...] Située à quelque 600 km de la capitale, la dernière ville du royaume de SHANSHAN marquait la frontière avec le royaume de KHOTAN, qui lui même jouxtait l'empire des Kouchans. Les documents en KAroshi retrouvés par les archéologues proviennent pour la plupart de Niya et quelques-uns de LOULAN. [...] Les linguistes ont découvert dans ces tablettes les noms de cinq rois du royaume de SHANSHAN du IIème siècle de notre ère: Pepiya, Tajaka, Amgvaka, Mahiri et Vasma. En outre, une nouvelle analyse montra une influence du tokharien, une ancienne langue rattachée au groupe des langues indo-européennes. [...] Curieusement, cette langue était indo-européenne, et même plus proche des langues européennes que des langues indo-européennes parlées en Asie. [...] Peut on en conclure que les mystérieuses blondes portant chapeau de feutre et chaussures de cuir enterrées à LOULAN et à NIYA parlaient tokharien? Selon la première des trois théories existant sur l'origine du tokharien, cette langue serait celle des Goutis, un peuple originaire d'Iran occidental, qui a conquis Babylone en -2180. Vaincus quelques centaines d'années plus tard par les Sumériens, les Goutis auraient été refoulés jusque dans le bassin du Tarim. Selon une autre thèse, le tokharien serait apparu dans la région chinoise de Gansu (à l'Est du bassin du Tarim) ou dans l'Altaï, un massif situé au Nord du bassin du Tarim au Kasakhstan et en Mongolie. Quoi qu'il en soit, les découvertes faites dans le Taklamakan créent l'impression que le tokharien fut parlé dans le bassin du Tarim jusqu'aux premiers siècles de notre ère.
Comment le royaume de LOULAN a-t-il disparu? Le dernier des documents retrouvés à LOULAN date de l'année 330. Il témoigne de l'avancée catastrophique du désert. Comme il l'a fait plusieurs fois au cours de l'histoire, le Tarim a probablement modifié son cours et a cessé d'apporter assez d'eau au lac de Lop Nor. [...] Rien ne stoppa la progression du désert qui finit par chasser les habitants du royaume de SHANSHAN. >>
Extraits de l'excellent article de Erling HOH de la revue 'Pour la Science' n°328 Février 2005, 'LOULAN, le royaume du désert'.

L’Empereur Jaune ( 2697 à 2598 av. J.-C.), Huangdi, ne serait autre que le dieu du Tonnerre des Tokhariens

Un article de www.Chinatown.fr :
<< L’Empereur Jaune ( 2697 à 2598 av. J.-C.), Huang Di, est un souverain mythique de la Chine (règne de 2697 à 2598 av. J.-C.), considéré comme le père de la civilisation chinoise.
Le nom de Huangdi s’explique par son lien avec la Terre, car les Chinois ont associé la couleur jaune (huang) à l’élément terre. Il vivait sur une montagne d’où quatre fleuves descendaient, le mont Kunlun. Sous le nom de Fenglong, il avait également sa résidence dans le marais du Tonnerre. Fenglong était une créature à corps de serpent qui était le maître du tonnerre et de la pluie. L’épouse de Huangdi s’appelait Leizu, Tonnerre-Ancêtre. Elle aurait enseigné aux femmes d’élevage des vers à soie.

Peinture représentant un moine tokharien, à gauche, aux côtés d'un moine chinois, à droite. La peinture est du IXème ou Xèmesiècle
Les Chinois attribuent à Huangdi l’invention de l’architecture, de la monnaie, de la métallurgie ou encore la division du gouvernement en six ministères. Il aurait écrit le premier traité de médecine, le Neijing suwen (Canon de la médecine). Sous la dynastie Han, il était considéré comme le co-fondateur du taoïsme, avec Lao Tseu. Tandis que Huangdi était le maître des pratiques ésotériques et magiques, Lao Tseu était le fondateur de la mystique. Le taoïsme était donc appelé Huanglao dao, la Voie (ou Doctrine) de Huangdi et Lao Tseu.
En réalité, Huangdi n’était autre que le dieu du Tonnerre des Tokhariens. Le mont Kunlun, situé au sud-ouest de l’actuelle province du Xinjiang, devait être une montagne sacrée des Tokhariens. L’adoption de Huangdi par les Chinois a été assez tardive. Il ne figure pas dans le Shu jing, ouvrage rassemblant des textes datant du onzième au septième avant J.-C.. Ce livre fait commencer l’histoire de la Chine avec Yao et Shun. >>

LIENS
Chine-informations.com: Les tokhariens (article très complet)
Influences tokhariennes sur la mythologie chinoise 
L’Empereur Jaune ( 2697 à 2598 av. J.-C.), Huangdi, n’était autre que le dieu du Tonnerre des Tokhariens 
Everything You Always Wanted to Know about Tocharian 
Words in the Desert: the Story of Tocharian and the Tocharians 
Tocharian Concise Dictionary 
Lenguas del Mundo Lengua Tocaria 
TITUS Tocharian Manuscripts from the Berlin Turfan Collection 
A dictionary of Tocharian B [Adams] 
The Mummies of URUMCHI 
Cultures and Ethnic Groups West of China in the Second and First Millennia B.C. by Jettmar Karl (Original print at Asian Perspectives, XXIV (2), 1981) 
The Tocharian Syllabary: L'alphabet Tokharien 
alte eurasia 
Xinjiang-China's muslim far Northwest 
Indo-european numerals 
A dictionnary of Tocharian B 
The Sanskrit language 

BIBLIOGRAPHIE
Revue 'Science Illustrée' n°5 Mai 1995, 'Les mystèrieuses momies du Xinjiang'.
Revue 'Pour la Science' n°328 Février 2005, 'LOULAN, le royaume du désert'.
Revue 'L'archéologue' n°83 Avril 2006, 'Les indo-européens en Sibérie (Afanassiévo)'.
Indo-européens: à la recherche du foyer d'origine d'Alain DE BENOIST
Les indo-européens. Faits, débats, solutions de Iaroslav LEBEDYNSKY
Mythes japonais et idéologie tripartite indo-européenne de Atsuhiko YOSHIDA
La structure du panthéon nippon et le concept de péché dans le Japon ancien de Taryo OBAYASHI

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