lundi 11 février 2013

Le Shamann de Glozel

Le Shamann de Glozel



   Lexique:
- Kake: "remuer / trembler" en dönsk tunga, sens pouvant avoir celui des dichotomies de lelune (masculin en kelto-germain).
- Llit: "petit", urnordisk Litill, accusatif singulier Litinn (remarquer l'échange L / N comme en glozélien). La syllabe Ti se lit aussi iT, métathèse glozélienne courante ne changeant pas pour autant le sens du mot. Un Ti barré différemment se retrouve Planche XVII - 4. La Lilith hébraïque est la pré-Eve proto-biblique, ancêtre des sorcières, elle symbolise également la lune noire. 
- Lwduß: "lumière", brezhoneg Lou, de Lew: "loup". Λυκογενος / Lukogenos: "né du loup" est le surnom d'Apollon, terme en rapport avec Lug / Loucetios: Dieu kelt de la lumière, aria Lug: "briller / luire", racine probable de Ligure, lexis du Loskna: "lumière" racenna, Lussine arménien, Luz catalan, Luire / Lueur français. En Egypte, l'animal sethien (voir sa représentation page 88 de mon livre-CD), est la stylisation d'un lévrier (race de chien, employé à chasser le loup) et / ou d'un loup noir (le loup éthiopien en descend).
- Galls: "puissant", du keltisk Wal / Gal: "puissance / force", à l'origine des noms Gaulois / Gallois / Galiciens / Galiléens / Galates / Valaques / Wallons / Welsh. En - 278, des Gaulois fondent Rama en Galilée: "Terres des Gaëls" (selon Tita-Live, Plutarque & lucien). 
- Weg: "voie", Veg/Weg: "chemin/voie" en gotiska.
- Duĥ: "sombre / noir", keltisk Du / Duh: "noir", ou Dunkel: "obscur" en deutsch, Dark: "sombre / noir" en old english.
-  Ai: "posséder", Aih: "posséder / être possédant / avoir" en gotiska, à l'origine de l'hébreu Hyh: "être" (d'emprunt luwili / nasili), A: "possède" (le même mot français "avoir" est dû au gaulois), 3ème personne du singulier du verbe Ēga: "avoir" urnordisk.
- Ak: "champs / domaine", Accus / Akkus: "champs / terrain / domaine" en gaulois et ur-keltisk, qui donna -ac en Bretagne et Occitanie, ou ailleurs muta en ey / y, du fait des peuplements germaniques et de leur métaphonie différente.
- Sin: "Lune", Nannar Sin: "Déesse de la Lune" à Babylonne, à l'origine du nom du Sinaï, Syn / Sin / Sinia: "vue" appelée aussi Nanna Angurboda: "messagère de malheur / celle apportant les soucis", mère de la 1ère lutte divine en mythologie skandinave. Sin: Déesse irlandaise de Samain, c'est la 7ème nuit de Samain (fête de la fin de l'été) qu'elle fait sa magie (devenue la fête d'Halloween, ou la Toussaint et le Jour des Défunts: fêtes des morts chez les chrétiens), composante du gaulois Stirona / Tsirona: "astre / étoile". Shamash était le Dieu du feu et du Soleil akkadien, appelé Shapash / Shepesh en ugarit. 
- Ingnn: "fille", Inger: "origine / naissance" en urnordisk, et Ingona: "Annu des Angles" surnom des Angles / Ingalon: "juvéniles", et également de Sinia en skandinavie, tusk Jung: "jeune", gaulois Jovinko / Iouingo: "jeune", à l'origine du français Jouvence / jouvenceau / jouvencelle. 
- Kr: apocope du mot Kirqre: "sacré / consacré", Kerkre en gotiska, lexis du Créquier héraldique, et de la koinè Karaguos: "le devin" par le scythe Korakos: corbeau sacré, divin et bienfaisant.

   Notes explicatives: 
   La voie sombre est la nuit, chemin sélénien qu'emprunte le lune. L'allégorie, appelée Kenning chez le skáld: "poète" nordique, est un ancien procédé poétique de la métaphore, exemple At hringi Ullar: "par l'anneau de Ull" en norrois, désigne "le Lune". Stophe 30 de l'Alvissmál: "dits d'Alviss ("tout savant" un dvergr: "nain")", il est dit:
"Nott heitir með mönnum        />/    "Nuit s'appelle parmi les Hommes
 Enn niol með goðum            />/     Le sombre parmi les Dieux
 Kalla grimu ginregin          />/     Le nomment mystérieux les Puissants,
 Olios jötnar                  />/     Sans luminosité les Ogres,
 Alfar svefngaman              />/     Les Elfes sommeil charmant,
 Kalla dvergar draumniörun".   />/     Le nomment les Nains Rêveries".
   Si un poème Skaldique (Nordique), est présenté dans ce texte, genre de poésie qui est l'héritière de l'Eddique (Germanique), c'est que je subodore l'origine de cette dernière, dans celle des Aria (Scansion indo-germanique, grec archaïque et finnoise du Kalevala, ou les Carmina-metrica étrusco-gréco-romains), que les "ovates" glozéliens ont sans nul doute inventé, comme par exemple le "vers long" allitérant sur deux lignes (présent dans les plus vieilles poésies germaniques). Bien sûr, ce n'est pas en une phrase (2 strophes), que l'on peut "découvrir" et tenter d'expliquer un genre poétique, mais je n'en relève pas moins la gageure.
   Pour preuve, ce récit ou les syllabes / digraphes (rarement plus de 8), supposément accentuées sont décomptées en degrés ° (chiffre en début de ligne) comme une mélodie rythmique. C'est pour cette raison qu'est présent Kr (1 syllabe), apocope de Kerqre / Kirkre (2 syllabes), et respecter la métrique (chaîne d'énoncé). Il y a 3 familles de 5 allitérations, et 5 accents (◊), sur 3 i (◊ faibles), et 2 w ( forts), sont présentes 3 rimes: Till et Lls / Nsi à rebours. La fin en Kr, est un retour graphique vers le début en Kk. 
Le Shamann de Glozel
1) – Ll / Nn: 3 l longs, 1 n bref, 1 n long. 
2) – K / G: 1 kk long, 2 g longs, 2 k brefs. 
3) - les spirantes: 1 ti bref, 1 ß long, 2 s / si brefs et 1 dh long (d, t ou s engloutissent le h / ħ / ĥ).

   Le Shamann (dit "Le Chasseur", en d'autres parutions, mais soyons logique, quel chasseur serait inconscient ou assez stupide, pour traquer un animal dans le plus simple appareil), est un jeune Shamann, le mot vient de Sem-Mù: "exorciste" en sumérien, tirant son origine de Segusum: "ergot de seigle", racine du sanskrit Soma: "pain de mycète hallucinogène", "l'enfant" en mystique brahmane, et de Σόμα / Sôma: "corps / enveloppe corporelle" en grec ancien (retrouvé dans la koinè), ne pas oublier que les drogues hallucinatoires étaient leurs panacées (voir les Planches XXXIX - 2 et XIX – 1 de mon livre-CD).
   Il est positionné comme la Staða: "postureLe Shamann de Glozelde la Bildrún: "rune image figure" (rune idéographique), Le Shamann de Glozel / D / Dæg: "jour / espoir / fructification", en MalrunaŔ: "runes parlantes" (classement magique des runes), dite aussi Delling: "lumière" symbolise, l'illumination intellectuelle & religieuse, la vision & l'idée, ainsi que le lemniscate:  signe de l'infini, et l'Ass Baldr: "le bon / l'audacieux", de Baldæg: "jour brillant / jour", fils de Nott: "la nuit", et Delling: "aurore", Ass de la paix, fertilité, clairvoyance et de la lumière de l'été, BrĒdablik: "large éclat" (la lune) est sa demeure, il est l'époux de Nanna / Manna: "d'origine humaine" (Manni: veut dire aussi "lune", c'est en magie skandinave un signe de mort, et Manna: signifie également "amour" en urnordisk).
Le Shamann de Glozel
Le Shamann de Glozel
     L'œil gauche d'Óðinn est la Lune, son sacrifice ou plutôt sa Sanctification, lui donna sa faculté de sur-vision, et lui permit d'acquérir les runes sacrées. Chez les anciens Egyptiens en kemt, Iâh: "la lune" est un des yeux du Neter: "Dieu" Atoum: "soleil", la Neter: "Déesse" de la lune était Mout / Maat: "la Mère / la mort". 
   Dans son ensemble, le Shamann de Glozel symbolise le lune. Il a terrassé un loup, vaincu la lumière (que typifie le loup), la grande fête kelte de Imbolc / Imbolk est d'origine nordique, de Imb: "autour" préposition-préfixe et Olk: "loup", terme traduisible par "loup / lumière domestiqué(e)", commence le 1er février (c'est une fête nordique, d'appel de la lumière lustrale). Symboliquement le loup est rattaché au mythe solaire à qui la Grande Ourse, appelée aussi Eburos: "le sanglier" en keltisk, était consacrée. 
   Le loup représente aussi l'initié, sens repris dans les sociétés secrètes. Une autres célébration kelte de la lumière (fin de la lumière de l'été), est la fête de Samain: qui avait lieu le 1erNovembre, c'était la fête royales des intronisations et des grandes assemblées, cette nuit là, la porte entre les 2 Mondes: "la vie / la mort" s'entrouvre. Là Samhna: "jour de Samain" est le "1erNovembre" en irlandais moderne. Samland était naguère le nom de la Prusse-Orientale. Shamash était le Dieu du feu et du Soleil des Akkadiens, appelé Shepesh / Shapash en ugarithe. Dans le Bouddhisme tibétain, le Dalaï Samsara: "l'océan de la Samsara" est le cycle infernal des réincarnations.
   De tous temps, le Shamann fut choisi et formé dans un but religieux.  
    Le présent shamann a la nudité rituelle (la même que les guerriers fauves en état de possession, des Tuatha Dé Danann, et plus tard des Kelto-gaulois, ou des Bersekers skandinaves) et une posture religieuse, il est musclé avec visiblement des pectoraux (que d'aucun sédentaire & casanier, ont pris pour une poitrine), une coiffure ample visiblement apprêtée d'argile (le kelto-gaulois Gliso: "glaise / ambre fondue et malaxée", entre en jeu de mot avec Glinu: "qui s'attache / ambre / éclat", Glad en indo-germanique, Ελεκτρυμ / Elektrum en koinè) et de plumes (signifiant qu'il à la faculté de voler et / ou léviter), des colifichets fonctionnels: un torque et un collier flottant à symbole mammaire (représentatif du culte de la Déesse Mère Suprême et de la voie lactée), comme sera représentée en Asie mineure, l'Artémis Polymastos: "à plusieurs seins", hypostase d'Astarté (de Ostara: "étoile / Vénus" en keltisk, Ichtar: "bas / Nord" en teangorlach, Αστερ / Aster: "étoile" en koinè, Ate / Atheh: "Dieu / Dieux" en nasili.

Le Shamann de Glozel
Le Shamann de Glozel
  
   
    Son accoutrement vestimentaire, peut être cynégétique (de poils ou plumes, cuir ou écailles), de genre totémique, plus symboliquement de la typification d'un astre ou d'un concept stellaire (le perse Sammah: "la soleil" est le nom de la danse circumnambulatoire des Derwiches), ou de la représentation d'une divinité. Il peut être déguisé, vêtu selon le clan et pour la fonction dont on l'emploie, mais avec un surplus de bijoux, de talismans et d'amulettes, se travestir en homme pour une femme et inversement, ou plus simplement être nu.
 
   Un symbolisme de l'Egypte antique, reprend cette image. Horus jeune l'y est typifié, en triomphateur des grands et petits animaux réputés dangereux, et des forces du mal (comme de l'hippopotame gris: l'animal sethien [de Seth: Seigneur du Ciel personnifiant l'ardeur du Soleil et sa force], qu'il dompte de sa lance).
Dans ses mains il tient des serpents  et scorpions, les deux pieds sont  sur  des crocodiles (animaux piquant et  mordant, en hiéroglyphe, le  crocodile  symbolise la violence). Le jeune Shamann glozélien tient un poignard ou une pointe de lance de sa dextre, l'autre est fiché  sur  le loup. Le poing gauche est posé  sur  son bas ventre (français d'origine normande, Bite vient du norrois Bita: "mordre").
Horus: fils posthume d'Isis & Osiris, était comme Seth Seigneur du Ciel devenu son rival, vu sa  puissance  croissante, il deviendra le Grand Dieu du Soleil  et de la lumière du  bien,  reléguant Seth comme étant le "Dieu"  de la lumière négative du désert aride, et de la puissance de l'ombre et du mal. Il lutte sans relâche pour   le  triomphe   de  l'esprit, sur la matière / corps, et de Herou: "lumière du jour", sur le  Rouha: "obscurité du soir".
Voir la suite, dans mon livre-CD.

http://glozel_enfin_traduit.eklablog.com/

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