vendredi 23 novembre 2012

Rite d’Isis


Rite d’Isis

Pour le vendredi 13 juillet 2012
par Soror DRMA – Rakshann K Nefret – Prêtresse Laïla

 http://alliance-aeonique.net/?p=163
On raconte dans les légendes antiques que le dieu Thot, possesseur et initiateur des arcanes des sanctuaires secrets de l’Égypte ancienne, a rendu accessible la sagesse des sphères divines aux humains. Il leur laissa un livre muet, compendium d’images dont le seul but est d’exposer les clefs de l’univers dans des métaphores compréhensibles aux mortels. On appelle ce livre le Tarot, et c’est le Tarot qui sera mon thème aujourd’hui. Je ne vous parlerai pas du Tarot, et vous ne verrez pas les cartes; mais vous serez enchantés par les arcanes qui y sont contenus, et qui vous seront expliqués, encore une fois par des allégories. Ce rite est basé sur plusieurs sources, dont L’Âne d’Or d’Apulée, d’où sont tirées certaines prières dédiées à Isis. J’ai décidé d’invoquer Isis aujourd’hui, car c’est la déesse de la beauté, de la nature, de la fraîcheur et de la vie. La floraison de la nature était un véritable miracle pour les égyptiens, qui voyaient à chaque année les crues du Nil faire fleurir le désert aride. Quoi de mieux que d’invoquer la fraîcheur en plein été!

En alchimie, on dit que sous l’action du soufre, la chaleur imprègne la matière première et elle prend vie. Chers auditeurs, laissez-vous pour un instant devenir le creuset alchimique pour cette pièce de théâtre initiatique, qui permettra la transformation intérieure, et dans laquelle la seule dégustation de l’instant présent devient magique. Je vous demande donc de me suivre symboliquement dans ce voyage afin d’en retirer les bénéfices. Parce que la magie est, d’abord et avant tout, un outil de transformation intérieure. J’ai dit.


Bénédiction d’une eau lustrale

Bénédiction du sel

Traçage du cercle avec de l’eau lustrale

Invocation des éléments :

À chaque quartier, tracer une croix de vie (Ankh) et utiliser l’élément correspondant pour bénir et invoquer les forces (faire un tour à chaque fois):

EST – Air – Épée – Encens
Béni soit l’air précieux qui préserve, le souffle de vie
SUD – Feu – Baguette – Flamme
Béni soit le feu précieux qui préserve, le sang vital
OUEST – Eau – Coupe – Eau lustrale
Béni soit l’eau précieuse qui préserve, l’eau de la vie
NORD – Terre – Pentacle – Sel
Béni soit la terre précieuse qui préserve, la chair de la vie

Un matin, au printemps,
Le mage se réveille de son sommeil chtonien
Marchant doucement sur la terre couverte de rosée
Et dans le creux de l’Arbre mort, trouve le miel caché
Le courant qui était mort maintenant revit!
Dans ces mains consacrées
Par le Sel cubique de la Terre
Par l’Aigle à deux têtes
Par les Eaux de la Mer
Et par le Feu invisible
Je déclare ce Temple ouvert.

Un coup.



  1. 0.       J’étais comme dans un rêve, et je marchais, tout à coup j’entends une voix me dire : Souviens-toi! Fille de la terre; ne t’arrête pas, car ton voyage est encore très long.

  1. 1.       Et je me dis alors: Je ne sais pas où je suis, ni où je vais, mais je suis armée! J’ai les quatre armes magiques avec moi : je sais, je veux, j’ose et je sais me taire. Je possède le pouvoir du feu.

  1. 2.       Je suivis une étoile filant dans le ciel quand j’arrivai devant une immense porte de pierre (tracer le portail). Elle était gardée par deux anges, des lions ailés, qui, pour me tester, me posèrent cette énigme : qui était l’animal qui marchait à quatre pattes le matin, deux le midi, et trois le soir? Ayant trouvé la bonne réponse, l’un des anges qui tenait un rouleau de papyrus, me répondit alors gravement :

  1. 3.       « L’impératrice, Isis, la reine de la vie, a demandé à vous voir! Mais vous devrez traverser l’épreuve de l’initiation pour y parvenir »

Je lui répondis par cette prière. (Hymne à Isis. par Laïla)

Ô Isis, Dame de vie, couronnée de Lune,
Et parée d’un manteau d’étoiles;
Vêtue du voile des saisons,
Et du vert tapis des pâturages,
Que pavots, lotus et chrysanthèmes,
Ornent comme d’odorants joyaux.
Au jour lumineux et brûlant,
Splendeur de Râ;
Tu opposes la fraîcheur du Nil,
Et de ses roseaux.
Le vol du héron au ciel
Loue ta grâce de ses ailes;
Car au matin lorsque la terre s’éveille
Éternellement Osiris se relève,
D’entre les morts;

Ô pourvoyeuse de vie,
Celle qui sème la rosée céleste
Tourne-toi vers moi maintenant
Réponds à mon appel
Et écoute ma supplique.
Pourvoie à tes enfants
La richesse de tes bontés;
Que parmi les créatures et les espèces,
L’être humain soit juste et bon;
Que sa conscience trouve toujours
En cette justice, l’harmonie;
Et qu’avec la force soit toujours la beauté
Que la prophétie d’Hermès
S’accomplisse par la révélation
Que toi et ton bien-aimé
Donnent sans cesse par votre union.
La connaissance profonde
De l’amour éternel
Et du doux nectar,
De l’immortalité.

  1. 4.       Je sus immédiatement qu’il me faudrait toute la force et la protection nécessaire pour entreprendre un tel voyage, car ici-bas, nul ne savait ce qu’il y avait au-delà de cette porte, car nul qui en était revenu ne l’avait révélé. Je pris mes armes avec moi; la baguette, l’épée, la coupe, le disque, et la cuirasse de la pureté du coeur.

  1. 5.       Et je me rappelais, qu’un jour un sage m’avait offert une rose, et m’enseigna comment ouvrir cette porte, qui laisse passer les morts comme les vivants, les idées comme la matière et, transforme la mort en amour. Il me prédit aussi, que dans le royaume des probables, une conjoncture cosmique matérialiserait une dimension nouvelle et utopique dans un des futurs lointains, un âge d’or de l’humanité. On l’appelait l’Eschaton; c’était la porte des étoiles; il me disait aussi que je serais l’une des artistes du plan divin, et que pour cette raison il me révélait ces mystères. Je me souvenais de cette rose, je savais qu’elle en était la clef.

  1. 6.       Les deux anges me fixaient du regard, l’un était blanc, lumineux, l’autre était un ange noir, un ange rebelle. J’hésitais à me mettre en route. Tous ne croyaient donc pas qu’il n’y avait aucune issue si personne n’était jamais revenu de cet autre monde? Mais la tentation n’en était-t-elle donc pas plus forte de savoir ce qui se trouvait au-delà de la porte?

  1. 7.       Je me confessai, et l’ange de lumière me donna la dernière absolution avant d’entreprendre mon périple. Avec cette bénédiction, si je n’avais l’assurance de revenir saine et sauf, j’avais au moins parfait amour et parfaite confiance en mon Art;

  1. 8.       Mais l’ange rebelle, lui, m’arrêta et me demanda un sacrifice, mais je n’avais rien, car mes armes étaient symboliques; il viendrait alors un jour le réclamer sans crier gare. Les deux anges me laissèrent donc passer;

  1. 9.       Avant d’ouvrir le portail, je récitai dans mon cœur une dernière prière : « O grand Esprit, semeur de quêtes, donne-moi la sagesse du champignon, la pureté du bouleau, la sensibilité de la rose, le courage du saumon, la rapidité du serpent, la vivacité du faucon, l’agilité du cerf, la puissance de l’ours, et la souveraineté du cougar. Dans ma solitude, protège moi, éclaire ma voie, permet moi de connaître le chemin vers la Grande Déesse, comme les étoiles guident les voyageurs la nuit. »

  1. 10.   Portail – Ouverture du portail avec la baguette
Tracer un grand cercle devant soi

Soleil
Mercure
Vénus
Terre
Mars
Jupiter
Saturne

  1. 11.   Je passe la porte bâton à gauche et épée en main droite, en prononçant le mot sacré : ABRAHADABRA;

Signe de Celui-Qui-Entre

  1. 12.   De l’autre côté, c’est la nuit. Le ciel est noir, la terre est morte et sèche, et elle borde une sombre mer dont on ne voit pas la fin. Dans ce paysage désolé il n’y a aucune issue;

  1. 13.    Je vois alors devant moi le grand dieu Set, dieu à tête de chacal. Et accrochées après lui, des milliers d’âmes venues d’en bas qui, attirées par sa puissance, tentaient d’aller vers le ciel, et qu’il repoussait constamment vers les profondeurs. Face à moi, il flotte au-dessus des eaux, une serpe dans la main. Il me regarde, tranche, et je m’effondre de douleur.

  1. 14.   J’invoquai mon Saint Ange Gardien; « Saint Ange gardien toi qui dois me protéger, où est-tu durant mes moments de faiblesse ?»

  1. 15.   « Je crie à mon assaillant: C’est toi, ennemi juré des dieux, qui entraîne toujours ces pauvres âmes vers le bas, c’est toi qui a assassiné Osiris, c’est toi qui a mutilé l’œil d’Horus, tandis qu’il est le héros d’Amon-Râ, le seigneur du Soleil? Traître! Tu mérites la mort! Je vengerai la grande déesse!»

  1. 16.   À ces mots, une lance effilée surgit et Set me tue sur le champ. (coup de bâton ou flèche)

  1. 17.   Je tombe dans un immense champ de fleurs dont l’odeur m’embaume.

  1. « Ô vous ! qui de votre lumière féminine éclairez toutes murailles, de vos humides rayons nourrissez les précieuses semences, et qui, remplaçant le soleil, dispensez une inégale lumière ! Sous quelque nom, sous quelque forme, avec quelque rite qu’il soit permis de vous invoquer, assistez-moi dans mon malheur extrême; raffermissez ma fortune chancelante ; accordez-moi un moment de paix ou de trêve après de si rudes traverses. Qu’il suffise de ces travaux, qu’il suffise de ces épreuves. »

Isis me répond : « Je viens à toi, Laïla, émue par tes prières. Je suis la Nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, souveraine des divinités, reine des mânes, première entre les habitants du Ciel, type commun des dieux et déesses. C’est moi qui gouverne les voûtes lumineuses du Ciel, les souffles salutaires de l’Océan, le silence lugubre des Ombres. Puissance unique, je suis par l’univers entier adorée sous mille formes, avec des cérémonies diverses et sous mille noms différents. (…) Je viens, touchée de tes infortunes, je viens favorable et propice. Cesse désormais tes pleurs, fais trêve à tes lamentations, bannis ton désespoir : déjà la providence fait luire pour toi le jour du salut. »


Signe d’Isis Bienvenue

Salut à toi!
Reine de la Terre!
O Grande Isis,
Trône de Lumière
Amante inséparable d’Osiris!
Salut à toi!
Vierge du Ciel, source de vie,
Qui donne à tes enfants
Tous les bienfaits et les fruits
De ta Nature secrète et puissante
Je t’invoque.
Salut à toi!

Épanche sur moi
Tes eaux cristallines;
Réveille le serpent endormi
Au sein du monde.

Signe  du Dragon Blanc.

Je suis la mère de l’univers, la souveraine des éléments, l’origine d’avant les siècles, la totalité des pouvoirs divins, la reine des esprits, la première des êtres célestes; l’image unique de toutes les divinités masculines et féminines : sur les hauts sommets illuminés par la voûte céleste, les vents salutaires de la mer et les silences désolants des souterrains, je règne.

Signe du Silence.


  1. 19.   Râ, le dieu Éternel, ne m’avais pas, lui non plus, oublié; sa magnanime présence, ses rayons pénétrants de lumière me transpercèrent, et me firent revivre. Ce n’est donc plus la magicienne qui est ici présente, mais bien la dame de vie, celle qui fait revivre Osiris d’entre les morts.

Signe du Serment

Moi, Laïla, enfant de la Terre, j’ai dérobé
Le feu sacré, désir des initiés!
Le feu dispensé par Râ, le tout-puissant
Le grand Dieu qui règne dans le ciel
Dans sa barque des millions d’années.

Signe du Dragon Blanc.

  1. 20.   Je remerciai les dieux. J’avais senti l’appel, et je lui avais répondu! Les dieux m’écoutèrent et exaucèrent mes vœux! Je sais que mon voyage n’est pas terminé, mais je sais aussi que le chemin est ici tracé. Il n’en tient qu’à moi de le suivre.
Mais l’ange noir revenait prendre son dû! Le sacrifice que je ne pouvais faire au moment où j’ai accepté l’épreuve. Je consentis à lui laisser ce qu’il y avait de mort en moi. Toutes ces vieilles scories, ces peaux mortes, que le serpent, l’araignée, le papillon perdent en muant. Un nouveau corps, une nouvelle âme, régénérée, purifiée, me fut donnée comme on met un manteau neuf. C’était le manteau de la déesse. Beau comme la lune, pur comme la neige, scintillant comme les étoiles. Car chaque homme, chaque femme est une étoile.

  1. 21.   C’est ainsi que, renouvelée, je parcourrai les routes du monde.

Amen

http://alliance-aeonique.net/?p=163

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