dimanche 3 juin 2012

ENCHIRIDION DES INDULGENCES


ENCHIRIDION
DES INDULGENCES
Normes et concessions


1999
Première édition latine, juin 1968.
Deuxième édition latine, octobre 1968.
Troisième édition latine, mai 1986.
Quatrième édition latine, juillet 1999.
Troisième édition française, janvier 2000.




Titre original de l’ouvrage :
Enchiridion indulgentiarum

Traduction française par la Procure de l’œuvre de Montligeon à Rome, approuvée par la Pénitencerie Apostolique






© Texte typique latin, Libreria Editrice Vaticana, 1999.
© Texte français, éditions Lethielleux, 2000



PÉNITENCERIE APOSTOLIQUE

_______________

DÉCRET
Les mérites infinis de Jésus, divin Rédempteur du genre humain, et ceux qui en dérivent avec surabondance chez la bienheureuse Vierge Marie et tous les saints, sont confiés à l’Église du Christ comme un trésor inépuisable : pour qu’en vertu du pouvoir de lier et de délier attribué par le Fondateur de l’Église à Pierre et aux autres Apôtres, et par eux à leurs successeurs les Souverains Pontifes et les Évêques, ils soient appliqués en rémission des péchés et des conséquences des péchés. Cela se réalise avant tout, et de façon indispensable quand il s’agit de péchés mortels, à travers le Sacrement de la Réconciliation.
Cependant, malgré la rémission aussi bien de la faute mortelle et donc nécessairement aussi de la peine éternelle méritée par cette faute, que de la faute légère ou péché véniel, le pécheur, bien que pardonné, peut avoir encore besoin de purification : il peut encore être tenu de purger une peine temporelle, soit dans la vie terrestre soit dans l’autre vie, par l’état de purgatoire. L’indulgence, qui découle de l’admirable trésor de l’Église mentionné plus haut, remplace, en l’éliminant, cette peine temporelle. Par conséquent, la doctrine de foi sur les indulgences et leur louable pratique confirment les mystères si consolants du Corps mystique du Christ et de la communion des saints, et elles appliquent ces mystères avec une spéciale efficacité pour obtenir la sainteté.
Tout cela est abondamment enseigné par le Souverain Pontife Jean-Paul II dans la Bulle d’indiction du Grand Jubilé : Incarnationis mysterium.
En conformité avec cette expression du Magistère, la Pénitencerie Apostolique met à profit l’occasion offerte par le saint Jubilé, désormais imminent, et par la diffusion dans le monde catholique de la Bulle en question, pour publier pour la quatrième fois l’Enchiridion des Indulgences, selon la forme typique de l’édition du 29 juin 1968, qui suivait la discipline introduite par la Constitution Apostolique Indulgentiarum doctrina.
Avec cette nouvelle édition, les principes concernant la discipline des indulgences ne sont en rien changés, mais quelques normes ont été révisées conformément aux derniers documents publiés par le Siège Apostolique.
Quant aux concessions, elles ont été regroupées selon un critère systématique, si bien que leur nombre réel n’est pas changé, mais que la liste en est plus brève ; la méthode suivie pour exprimer les concessions a été choisie dans le but de favoriser une pieuse disposition de charité, tant chez les fidèles en particulier qu’au sein de la communauté ecclésiale.
C’est ainsi, tout d’abord, qu’on a inséré une quatrième concession générale, qui enrichit d’une indulgence le fait de témoigner ouvertement de la foi dans les circonstances particulières de la vie courante. Les autres nouvelles concessions d’une particulière importance sont destinées à affermir les fondements de la famille chrétienne (consécration des familles) ; la communion de l’Église universelle dans sa supplication (participation fructueuse soit aux journées mondiales consacrées à une finalité religieuse, soit à la semaine pour l’unité des chrétiens) ; le culte à rendre à Jésus présent dans le Saint Sacrement (procession eucharistique).
Plusieurs concessions précédentes ont été encore étendues : par exemple celles qui concernent la récitation du rosaire de la Vierge Marie ou de l’hymne Acathiste, les célébrations jubilaires des Ordinations, la lecture de l’Écriture Sainte et la visite des lieux sacrés.
Dans cette édition de l’Enchiridion, on fait plus souvent référence aux facultés qu’ont les assemblées épiscopales de déterminer les listes des prières les plus répandues sur leurs territoires, pour les orientaux selon leurs propres statuts, et pour les latins aux termes du canon 447 CIC. De fait le nombre des prières reportées par l’Enchiridion est notablement augmenté, surtout pour celles des Traditions orientales.
Par ce décret, on déclare authentique le texte qui suit et l’on en ordonne la publication en vertu de l’autorité du Souverain Pontife, comme cela a été signifié aux Responsables de la Pénitencerie Apostolique dans l’audience du 5 juillet 1999.
La Pénitencerie Apostolique, selon l’intention du Saint Père, souhaite que les fidèles, guidés par l’enseignement et la sollicitude pastorale de leurs évêques, s’emploient à augmenter leur piété à la gloire de la Divine et très auguste Trinité, par l’usage des saintes indulgences dans une religieuse disposition intérieure de leur âme.
Nonobstant toutes dispositions contraires.
Donné à Rome, au Siège de la Pénitencerie Apostolique, le 16 juillet 1999, en la commémoration de Notre-Dame du Mont-Carmel.
 
Guillaume Wakefield Card. Baum
Grand Pénitencier
 
Louis de Magistris, év. tit. de Nova
Régent
L. X S.
Prot. n. 69/99/I




N. 129/99/I

La Pénitencerie Apostolique, ayant attentivement examiné la version en langue française de l’Enchiridion indulgentiarum, en autorise la publication pour ce qui est de sa compétence.
Rome, au siège de la Pénitencerie Apostolique, le 22 février 2000, Fête de la Chaire de Saint-Pierre.
 
Guillaume W. Card. Baum
Grand Pénitencier
 
Louis de Magistris
év. tit. de Nova
Régent

AA Décret Apostolicam actuositatem, 18 novembre 1965 (AAS 59 [1966] 837-864)
AAS Acta Apostolicae Sedis, Commentarium officiale
AG Décret Ad gentes, 7 décembre 1965 (AAS 58 [1966] 947-990)
All. Allocution
Ap. Apostolique
AP Benoît XV, m.p. Alloquentes proxime, 25 mars 1917 (AAS 9 [1917] 167)
can./cann. Canon/canons
CD Décret Christus Dominus, 28 oct. 1965 (AAS 58 [1966] 673-701)
CE Caeremoniale Episcoporum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Ioannis Pauli PP. II promulgatum, 14 septembre 1984
CEC Catéchisme de l’Église catholique, 15 août 1997
CIC 1917 Codex Iuris Canonici Pii X Pontificis Maximi iussu digestus Benedicti Papae XV auctoritate promulgatus, 27 mai 1917
CIC 1983 Codex Iuris Canonici auctoritate Ioannis Pauli PP. II promulgatus, 25 janvier 1983
conc. concession
Const. Constitution
CS Pie XII, m.p. Cleri sanctitati, 2 juin 1957 (AAS 49 [1957] 433-600)
De Ben. Rituale Romanum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani instauratum auctoritate Ioannis Pauli II promulgatum, De benedictionibus, 31 mai 1984
Decl. Déclaration
Decr. Décret
DH Déclaration Dignitatis humanae, 7 décembre 1965 (AAS 58 [1966] 929-946)
DS Denzinger-Schönmetzer, Enchiridion Symbolorum Definitionum et Declarationum de rebus fidei et morum, 33e éd., 1965
EI 1968 Enchiridion indulgentiarum. Normae et concessiones, 29 juin 1968
EI 1986 Enchiridion indulgentiarum. Normae et concessiones, 18 mai 1986
GS Constitution pastorale Gaudium et spes, 7 décembre 1965 (AAS 58 [1966] 1025-1120)
ID Paul VI, Const. Ap. Indulgentiarum doctrina, 1er janvier 1967 (AAS 59 [1967] 5-24)
IFI SPA, décret In fere innumeris, 20 juillet 1942 (AAS 34 [1942] 240)
LG Constitution dogmatique Lumen gentium, 21 novembre 1964 (AAS 57 [1965] 5-71)
LH Officium ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum, Liturgia Horarum iuxta Ritum Romanum (Liturgie des Heures), 7 avril 1985
m.p. Lettre apostolique donnée sous forme de Motu proprio
MR Missale Romanum ex decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Pauli PP. VI promulgatum (Missel Romain), 27 mars 1975
n./nn. norme/normes
OT Décret Optatam totius, 28 octobre 1965 (AAS 58 [1966] 713-727)
PA Pénitencerie Apostolique
Paen. Paul VI, Const. ap. Paenitemini, 17 février 1966 (AAS 58 [1966] 177-198)
PB Jean-Paul II, Const. ap. Pastor bonus, 28 juin 1988 (AAS 80 [1988] 841-912)
PL Migne J.P., Patrologia latina, 1841-1864
Resp. Réponse
REU Paul VI, Const. ap. Regimini Ecclesiae Universae, 15 août 1967 (AAS 59 [1967] 885-928)
SCR Sacrée Congrégation des Rites
SPA Sacrée Pénitencerie Apostolique

PRÉLIMINAIRES

1. La première édition de cet Enchiridion des indulgences, parue en juin 1968, mettait à exécution la Norme 13 de la Constitution apostolique Indulgentiarum doctrina : " Le manuel des indulgences sera révisé afin que des indulgences ne soient attachées qu’aux principales prières et aux principales œuvres de piété, de charité et de pénitence. " Dans les éditions successives, jusqu’à la présente édition, la Pénitencerie Apostolique veilla à rendre le texte plus clair, à le corriger en quelques points secondaires pour le conformer aux règles de la critique, et à insérer quelques additions.
2. À cet égard, sont considérées comme " principales prières et œuvres " celles qui, en tenant compte de la tradition et des conditions des temps, semblent être particulièrement adaptées non seulement pour aider les fidèles à s’acquitter des peines dues pour leurs péchés, " mais aussi et surtout pour les pousser à une plus grande ferveur de charité. Tel a été le principe inspirateur de la réforme " .
3. Conformément à la tradition, la participation au Sacrifice de la Messe et aux Sacrements n’est pas indulgenciée : ceux-ci possèdent en eux-mêmes une efficacité prééminente quant à " la sanctification et la purification  ".
Si, lors d’événements particuliers (comme la première Communion, la première Messe d’un nouveau prêtre, la Messe de clôture d’un Congrès eucharistique), une indulgence est accordée, celle-ci n’est pas attachée à la participation à la Messe ou aux Sacrements, mais aux circonstances exceptionnelles qui accompagnent cette participation. Ainsi, grâce à l’indulgence, on encourage et l’on récompense en quelque sorte la résolution de se consacrer qui est propre à de telles célébrations, le bon exemple donné à autrui, et l’honneur rendu à la Sainte Eucharistie et au Sacerdoce.
Cependant, conformément à la tradition, une indulgence peut être ajoutée à diverses œuvres de piété, privées et publiques ; en outre, on peut enrichir d’une même indulgence des œuvres de charité et de pénitence, auxquelles il convient d’accorder plus d’importance de nos jours. Mais toutes ces œuvres indulgenciées, comme du reste toute autre bonne action et toute souffrance patiemment supportée, ne sont en rien disjointes de la Messe et des Sacrements, en tant que sources principales de la sanctification et de la purification  : les bonnes œuvres et les souffrances deviennent l’offrande des fidèles eux-mêmes, offrande qui s’ajoute à celle du Christ dans le Sacrifice Eucharistique  ; puisque la Messe et les Sacrements conduisent les fidèles à accomplir leurs devoirs de telle façon qu’ils " appliquent dans leur vie ce qu’ils ont reçu dans la foi  " ; et qu’en retour, les devoirs accomplis consciencieusement disposent les âmes chaque jour un peu plus à participer avec fruit à la Messe et aux Sacrements .
4. Par piété envers les choses sacrées, une plus grande importance est accordée à l’action du fidèle (opus operantis) : c’est pourquoi on ne reporte pas une longue liste d’œuvres de piété (opus operatum) comme étrangères à la vie quotidienne des fidèles, mais on présente seulement un petit nombre de concessions  qui incitent plus efficacement le fidèle à rendre sa vie plus profitable et plus sainte dans la mesure où on écarte " cette dissociation chez beaucoup entre la foi qu’ils professent et la vie quotidienne… (et) où l’on unit dans une vivante synthèse tous les efforts humains, familiaux, professionnels, scientifiques ou techniques et les valeurs religieuses, sous la haute ordonnance desquelles tout est coordonné à la gloire de Dieu  ".
La Pénitencerie Apostolique a donc cherché davantage à donner une grande place à la vie chrétienne, à former les âmes à l’esprit de prière et de pénitence et à l’exercice des vertus théologales, plutôt que de proposer des formules et des actes à répéter.
5. Dans l’Enchiridion, avant d’énumérer les diverses concessions, on a fait figurer les Normes, reprises pour la plupart de la Constitution apostolique Indulgentiarum doctrina, du Code de droit canonique ainsi que d’autres documents normatifs. En effet il est utile, pour éviter d’éventuels doutes en cette matière, d’exposer simultanément et avec ordre toutes les dispositions actuellement en vigueur au sujet des indulgences.
6. Dans l’Enchiridion, on commence par énumérer quatre concessions générales, qui devraient donner le ton à la conduite quotidienne de la vie chrétienne.
Pour l’utilité et l’instruction des fidèles, chacune des quatre concessions générales est accompagnée de quelques annotations qui manifestent comment elle s’accorde avec l’esprit de l’Évangile et avec le renouveau entrepris par le concile œcuménique Vatican II.
7. Suit une liste de concessions relatives à quelques pieuses pratiques. Mais elles sont peu nombreuses, parce que beaucoup sont comprises dans les concessions générales, et aussi parce que, parmi les prières, on a préféré n’en rappeler expressément que quelques-unes de caractère universel. Les Assemblées épiscopales compétentes veilleront à ajouter aux éditions de l’Enchiridion dans les diverses langues d’autres formules, utiles pour la piété des fidèles et chères à leur tradition, si le cas se présente.
8. L’Enchiridion contient en outre un Appendice, qui comprend une liste d’invocations et qui reporte le texte de la Constitution apostolique Indulgentiarum doctrina.
NORMES SUR LES INDULGENCES

N. 1 - L’indulgence est la remise devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés, déjà effacés quant à la faute, que le fidèle, bien disposé et à certaines conditions déterminées, reçoit par l’intervention de l’Église qui, en tant que ministre de la rédemption, distribue et applique avec autorité le trésor des satisfactions du Christ et des Saints .
N. 2 - L’indulgence est partielle ou plénière selon qu’elle libère en partie ou totalement de la peine temporelle due pour les péchés .
N. 3 - Tout fidèle peut gagner des indulgences partielles ou plénières pour lui-même, ou les appliquer aux défunts par mode de suffrage .
N. 4 – Au fidèle qui, au moins le cœur contrit, accomplit une œuvre à laquelle est attachée une indulgence partielle, est appliquée par l’Église la remise d’une peine temporelle de même valeur que celle qu’il obtient déjà par son œuvre .
N. 5 - § 1. Outre l’autorité suprême de l’Église, seuls peuvent accorder des indulgences ceux à qui ce pouvoir est reconnu par le droit ou à qui il a été concédé par le Pontife Romain.
§ 2. Aucune autorité inférieure au Pontife Romain n’est en mesure de confier à d’autres le pouvoir de concéder des indulgences, à moins que cela ne lui ait été expressément concédé par le Siège Apostolique 5.
N. 6 - Dans la Curie Romaine, tout ce qui concerne la concession et l’usage des indulgences est confié exclusivement à la Pénitencerie Apostolique, restant sauf le droit de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi d’examiner ce qui regarde la doctrine dogmatique à leur sujet 6.
N. 7 - Les évêques éparchiaux ou diocésains, ainsi que ceux qui leur sont assimilés en droit, même dépourvus de la dignité épiscopale, dès le début de leur charge pastorale, ont le droit :
1°. D’accorder dans leur territoire l’indulgence partielle à tous les fidèles, et hors de leur territoire aux fidèles relevant de leur juridiction ;
2°. D’impartir trois fois par an la bénédiction papale avec indulgence plénière, en employant la formule prescrite, dans leur propre éparchie ou diocèse, lors de fêtes solennelles de leur choix, même s’ils ne font qu’assister à la Messe. Cette bénédiction se donne à l’issue de la Messe à la place de la bénédiction habituelle, selon les normes du Cérémonial des Évêques de chacun 7.
N. 8 - Les métropolites peuvent accorder l’indulgence partielle dans les éparchies ou diocèses suffragants comme dans leur propre territoire 8.
N. 9 - § 1. Les Patriarches, en tout lieu même exempt de leur patriarcat, dans les églises de leur propre rite en dehors des limites du patriarcat, et partout pour les fidèles de leur rite, peuvent :
1° accorder l’indulgence partielle ;
2° impartir la Bénédiction Papale avec indulgence plénière, trois fois par an en règle ordinaire, et en outre lorsque se présente une circonstance ou une raison religieuse tout à fait particulière, qui demande la concession de l’indulgence plénière pour le bien des fidèles.
§ 2. Cette disposition vaut aussi pour les Archevêques Majeurs 9.
N. 10 - Les Cardinaux de la Sainte Église Romaine jouissent de la faculté d’accorder en tout lieu l’indulgence partielle, qui ne peut être acquise, à chaque fois, que par les personnes présentes 10.
N. 11 - § 1. Il faut l’autorisation expresse du Siège Apostolique pour pouvoir imprimer, en quelque langue que ce soit, l’Enchiridion des indulgences.
§ 2. Quant à tous les autres livres, feuillets et autres écrits contenant des concessions d’indulgences, ils ne peuvent être édités sans l’autorisation du Hiérarque ou de l’Ordinaire du lieu 11.
N. 12 – Selon l’intention du Souverain Pontife, les concessions des indulgences demandées pour tous les fidèles n’entrent en vigueur qu’après que leurs documents authentiques aient été revus par la Pénitencerie Apostolique 12.
N. 13 - L’indulgence jointe à un jour de célébration liturgique est considérée comme transférée au jour auquel cette célébration ou la solennité extérieure, qui lui est liée, est légitimement transférée 13.
N. 14 - Pour gagner l’indulgence attachée à un jour déterminé, si la visite d’une église ou d’un oratoire est requise, celle-ci peut se faire depuis midi, la veille, jusqu’à minuit, le jour en question 14.
N. 15 - Le fidèle peut obtenir une indulgence s’il se sert avec dévotion de l’un des objets de piété suivants, dûment béni : crucifix ou croix, chapelet, scapulaire ou médaille 15.
N. 16 - § 1. L’indulgence attachée à la visite d’une église ou d’un oratoire ne cesse pas si l’édifice est totalement détruit puis reconstruit avant cinquante ans, dans le même lieu ou à peu près, et sous le même titre.
§ 2. L’indulgence attachée à l’usage d’un objet de piété ne cesse que si cet objet est entièrement détruit ou vendu 16.
N. 17 - § 1. Pour avoir capacité à gagner des indulgences, il faut être baptisé, non excommunié et en état de grâce, au moins à la fin des œuvres prescrites.
§ 2. Cependant, pour qu’un sujet capable gagne des indulgences, il doit avoir l’intention au moins générale de les acquérir, et accomplir les œuvres imposées dans le temps fixé et de la manière prescrite, selon la teneur de la concession 17.
N. 18 - § 1. L’indulgence plénière ne peut être acquise qu’une seule fois par jour ; l’indulgence partielle peut l’être plusieurs fois.
§ 2. Cependant le fidèle peut obtenir l’indulgence plénière in articulo mortis même s’il a déjà acquis l’indulgence plénière en ce même jour 18.
N. 19 - L’œuvre prescrite pour acquérir l’indulgence plénière attachée à une église ou à un oratoire consiste à y faire une pieuse visite, au cours de laquelle on récite l’Oraison Dominicale et le symbole de la foi (Pater et Credo), à moins que la concession n’en dispose autrement 19.
N. 20 - § 1. Pour gagner l’indulgence plénière, en plus d’exclure toute affection au péché, même véniel, il est requis d’accomplir l’œuvre indulgenciée et de remplir les trois conditions : confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du Souverain Pontife.
§ 2. Avec une seule confession sacramentelle, on peut acquérir plusieurs indulgences plénières ; mais avec une seule communion eucharistique et une seule prière aux intentions du Souverain Pontife, on n’acquiert qu’une seule indulgence plénière.
§ 3. Les trois conditions peuvent être remplies plusieurs jours avant ou après l’accomplissement de l’œuvre prescrite ; cependant, il convient de recevoir la communion et de prier aux intentions du Souverain Pontife le jour même où l’on accomplit l’œuvre.
§ 4. S’il manque la pleine disposition, ou si l’œuvre requise n’est pas entièrement exécutée et les trois conditions susdites ne sont pas remplies - restant sauves les prescriptions n. 24 et n. 25 pour ceux qui sont " empêchés " - l’indulgence sera seulement partielle.
§ 5. La condition de prier aux intentions du Souverain Pontife est remplie si l’on récite à son intention un Pater et un Ave ; cependant les fidèles sont libres de réciter toute autre prière selon la piété et dévotion de chacun 20.
N. 21 - § 1. On ne peut gagner une indulgence avec une œuvre à laquelle on est obligé par une loi ou un précepte, à moins que dans la concession de celle-ci il ne soit dit expressément le contraire.
§ 2. Toutefois, celui qui accomplit une œuvre imposée comme pénitence sacramentelle, qui est éventuellement enrichie d’indulgences, peut à la fois satisfaire à la pénitence et gagner les indulgences.
§ 3. De même les membres d’Instituts de vie consacrée ou de Sociétés de vie apostolique peuvent gagner les indulgences par des prières et des œuvres pieuses qu’ils sont tenus d’offrir ou d’accomplir en vertu de leurs règles, de leurs constitutions ou tout autre précepte 21.
N. 22 - L’indulgence attachée à une prière peut être gagnée quelle que soit la langue dans laquelle cette prière est récitée, pourvu que la traduction ait été approuvée par une autorité ecclésiastique compétente 22.
N. 23 - La récitation d’une prière en alternant avec un compagnon, ou le fait de la suivre mentalement tandis qu’un autre la récite, suffisent pour gagner des indulgences 23.
N. 24 - Les confesseurs peuvent commuer soit l’œuvre prescrite, soit les conditions, en faveur de ceux qui, tenus par un empêchement légitime, ne peuvent les accomplir 24.
N. 25 - Les Hiérarques ou les Ordinaires des lieux peuvent de surcroît concéder aux fidèles sur lesquels ils exercent leur autorité selon le droit, si ceux-ci se trouvent en des lieux où il leur est soit impossible soit très difficile d’approcher de la confession ou de la communion, de pouvoir gagner l’indulgence plénière sans la confession et la communion actuelles, pourvu qu’ils aient le cœur contrit et qu’ils se proposent de recevoir ces sacrements dès qu’ils le pourront 25.
N. 26 - Les sourds comme les muets peuvent gagner les indulgences attachées à des prières publiques, s’ils élèvent vers Dieu leur esprit et leurs pieux sentiments, à l’unisson des autres fidèles qui prient dans le même lieu ; et s’il s’agit de prières privées, il suffit qu’ils les récitent mentalement, qu’ils les expriment par des signes, ou qu’ils les parcourent seulement des yeux 26.








1. On propose avant tout quatre concessions d’indulgences qui invitent le fidèle à pénétrer d’esprit chrétien les actions qui sont en quelque sorte la trame de sa vie quotidienne , et à chercher la perfection de la charité dans ses occupations ordinaires .
2. Les quatre concessions sont réellement de caractère général et chacune d’elles comprend plusieurs œuvres du même genre. Cependant ces œuvres ne sont pas toutes indulgenciées, mais seulement celles qui sont accomplies d’une manière et dans un esprit particuliers.
Ainsi, par la première concession ainsi formulée - " L’indulgence partielle est accordée au fidèle qui, en accomplissant ses devoirs et en supportant les adversités de la vie, élève avec une humble confiance son âme vers Dieu, en ajoutant, ne fût-ce que mentalement, une pieuse invocation " - ne sont enrichis d’indulgence que les actes par lesquels le fidèle accomplit ses devoirs et supporte les adversités de la vie tout en élevant son esprit vers Dieu de la façon indiquée. De tels actes particuliers, en raison de la faiblesse humaine, ne sont pas fréquents.
Si quelqu’un était assez appliqué et fervent pour multiplier ces actes dans la journée, il mériterait justement, en plus d’une augmentation de grâce, une plus large remise de peine et, à la mesure de sa charité, il pourrait aussi plus largement venir au secours des âmes du purgatoire.
On doit juger de la même façon pour les trois autres concessions.
3. Puisque ces quatre concessions, comme il est manifeste, concordent pleinement avec l’Évangile et avec la doctrine de l’Église, clairement exposée par le Concile Vatican II, on reporte pour l’utilité des fidèles des passages de la Sainte Écriture et des Actes de ce concile en commentaire de chacune des concessions suivantes.
I
Par cette première concession, les fidèles sont conduits en quelque sorte à mettre en pratique le commandement du Christ : " Il est nécessaire de prier sans cesse et de ne pas se décourager  " ; en même temps ils sont exhortés à s’acquitter de leurs devoirs d’une façon telle qu’ils gardent et accroissent leur union au Christ.
L’esprit dans lequel l’Église concède cette indulgence est parfaitement illustré par les passages suivants de l’Écriture :
" Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, à qui frappe on ouvrira " .
" Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation " .
" Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que vos cœurs ne s’alourdissent dans ... les soucis de la vie ... Mais restez éveillés dans une prière de tous les instants " .
" Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières " .
" Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, persévérants dans la prière " .
" Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu " .
" Que l’Esprit suscite votre prière sous toutes ses formes, vos requêtes, en toutes circonstances ; employez vos veilles à une infatigable intercession pour tous les saints " .
" Tout ce que vous pouvez dire ou faire, faites-le au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâce par lui à Dieu le Père " .
" Tenez-vous à la prière ; qu’elle vous garde sur le qui-vive dans l’action de grâce " .
" Priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance " .
Et dans les actes du Concile Vatican II on lit ceci :
" Ainsi donc tous les fidèles du Christ se sanctifieront chaque jour davantage dans les conditions, les charges et les circonstances de leur vie et grâce à tout cela, s’ils acceptent tout avec foi de la main du Père céleste et s’ils coopèrent à la volonté de Dieu, en manifestant à tous, dans le service temporel lui-même, l’amour dont Dieu a aimé le monde . "
" Cette vie d’intime union avec le Christ dans l’Église est entretenue par les secours spirituels ... qui doivent être utilisés par les laïcs de telle sorte que, tout en remplissant de façon convenable les obligations du monde dans les conditions ordinaires de leur vie, ils ne dissocient pas l’union au Christ et leur vie, mais qu’en accomplissant leurs œuvres selon la volonté de Dieu, ils grandissent encore dans cette union ... Ni le soin de leur famille ni les autres affaires temporelles ne doivent être étrangers à leur vie spirituelle, selon cette parole de l’Apôtre : ‘Tout ce que vous faites, en paroles ou en actes, faites-le au nom du Seigneur Jésus-Christ, en rendant grâces par lui à Dieu le Père ‘ " .
" Cette dissociation chez beaucoup entre la foi qu’ils professent et la vie quotidienne est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps ... il faut éviter d’opposer artificiellement les activités professionnelles et sociales d’une part et la vie religieuse d’autre part ... Que les chrétiens, suivant l’exemple du Christ, qui exerça un métier d’artisan, se réjouissent plutôt de pouvoir mener toutes leurs activités terrestres en unissant dans une vivante synthèse tous les efforts humains, familiaux, professionnels, scientifiques ou techniques et les valeurs religieuses, sous la haute ordonnance desquelles tout est coordonné à la gloire de Dieu " .
II
Par la concession de cette indulgence, le fidèle est engagé, en suivant l’exemple et le commandement du Christ , à accomplir plus fréquemment des œuvres de charité et de miséricorde.
Toutes les œuvres de charité ne sont pourtant pas indulgenciées, mais seulement celles qui sont faites " au service des frères dans le besoin ", qu’il s’agisse de besoin corporel, comme celui de la nourriture ou du vêtement, ou bien de besoin spirituel, comme celui de l’instruction ou du réconfort.
" Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez recueilli ; nu, et vous m’avez vêtu ; malade, et vous m’avez visité ; en prison, et vous êtes venus à moi ... En vérité, je vous le déclare, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! " .
" Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres " .
" Que celui qui donne le fasse sans calcul ... celui qui exerce la miséricorde, avec joie ... Que l’amour fraternel vous lie d’une mutuelle affection ; rivalisez d’estime réciproque. D’un zèle sans nonchalance, d’un esprit fervent, servez le Seigneur ... Soyez solidaires des saints dans le besoin, exercez l’hospitalité avec empressement " .
" Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés ... s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien " .
" Tant que nous disposons de temps, travaillons pour le bien de tous, surtout celui de nos proches dans la foi " .
" Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés " .
" Vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres " .
" Que l’amour fraternel demeure " .
" La religion pure et sans tache devant Dieu le Père, la voici : visiter les orphelins et les veuves dans leur détresse ; se garder du monde pour ne pas se souiller " .
" Vous avez purifié vos âmes, en obéissant à la vérité, pour pratiquer un amour fraternel sans hypocrisie. Aimez-vous les uns les autres d’un cœur pur, avec constance " .
" Enfin, soyez tous dans de mêmes dispositions, compatissants, animés d’un amour fraternel, miséricordieux, humbles. Ne rendez pas le mal pour le mal, ou l’insulte pour l’insulte ; au contraire, bénissez, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction " .
" Et pour cette raison même, concentrant tous vos efforts, joignez ... à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour " .
" Si quelqu’un possède les biens de ce monde et voit son frère dans le besoin, et qu’il se ferme à toute compassion, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? Mes petits enfants, n’aimons pas en paroles et de langue, mais en acte et dans la vérité " .
" Partout où vivent des gens qui manquent de nourriture et de boisson, de vêtements, de logement, de remèdes, de travail, d’instruction, des moyens nécessaires pour mener une vie vraiment humaine, qui sont en proie aux tribulations et à la maladie, qui subissent l’exil ou la prison, tous ceux-là la charité chrétienne doit les chercher et les trouver, les réconforter avec un soin empressé et les soulager par les secours fournis ... Pour qu’un tel exercice de la charité échappe à tout soupçon et apparaisse comme tel, il faut voir dans le prochain l’image de Dieu selon laquelle il a été créé et le Christ Seigneur à qui est offert en réalité tout ce qui est donné à un pauvre " .
" Comme les œuvres de charité et de miséricorde représentent un témoignage éminent de vie chrétienne, la formation apostolique doit aussi conduire à les pratiquer, en sorte que dès leur enfance les fidèles apprennent à compatir aux souffrances de leurs frères et à secourir généreusement ceux qui sont dans le besoin " .
" Se souvenant de la parole du Seigneur : "En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres ", les chrétiens ne peuvent avoir de souhait plus ardent que celui de se mettre au service des hommes de ce temps avec une générosité et une efficacité toujours plus grandes ... Le Père veut qu’en tout homme nous reconnaissions et aimions effectivement le Christ notre frère, en parole et en acte " .
III
Cette concession convient particulièrement à notre époque en laquelle, en complément de la loi, d’ailleurs très douce, sur l’abstinence de viande et le jeûne, il convient tout à fait que les fidèles soient incités à exercer d’eux-mêmes la pénitence .
De la sorte, on encourage le fidèle à apprendre comment réduire son corps en servitude en réfrénant ses passions, et à se conformer au Christ pauvre et patient .
Et l’abstinence aura plus de prix si elle est jointe à la charité, selon ces paroles de saint Léon le Grand : " Donnons à la vertu ce que nous retirons à la volupté. Que l’abstinence de celui qui jeûne devienne la réfection des pauvres " .
" Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive  ".
" Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière " .
" Mais si, par l’Esprit, vous faites mourir votre comportement charnel, vous vivrez " .
" Puisque, ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire " .
" Tous les athlètes s’imposent une ascèse rigoureuse ; eux, c’est pour une couronne périssable, nous, pour une couronne impérissable. Moi donc, je cours ainsi : je ne vais pas à l’aveuglette ; et je boxe ainsi : je ne frappe pas dans le vide. Mais je traite durement mon corps et le tiens assujetti " .
" Sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps " .
" Elle est digne de confiance, cette parole : si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous souffrons avec lui, avec lui nous régnerons " .
" Renoncer ... aux désirs de ce monde, pour que nous vivions dans le temps présent avec réserve, justice et piété " .
" Mais, dans la mesure où vous avez part aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse " .
" Avec une sollicitude particulière, on cultivera chez eux l’obéissance sacerdotale, le mode de vie pauvre et l’esprit d’abnégation, pour qu’ils s’habituent à renoncer spontanément à ce qui est certes licite mais non pas utile, et à se conformer au Christ crucifié " .
" Les fidèles, pour leur part, en vertu de leur sacerdoce royal, concourent à l’offrande de l’Eucharistie et exercent ce sacerdoce par la réception des sacrements, par la prière et l’action de grâces, par le témoignage d’une vie sainte et par l’abnégation et une charité active " .
" Dans la diversité des formes de vie et des tâches, c’est une seule sainteté qui est cultivée par tous ceux qui sont mus par l’Esprit de Dieu et qui, obéissant à la voix du Père et adorant Dieu le Père en esprit et en vérité, marchent à la suite du Christ pauvre, humble, et portant la croix, pour mériter d’avoir part à sa gloire " .
" L’Église invite tous les chrétiens, sans distinction, à obéir au précepte divin de la pénitence par des actes volontaires, en dehors des épreuves et des sacrifices inhérents à la vie quotidienne... L’Église veut indiquer que, conformément à la tradition ancienne, il y a trois façons principales de satisfaire au précepte divin de la pénitence : la prière, le jeûne et les œuvres de charité, bien qu’elle ait toujours spécialement prôné l’abstinence de viande et le jeûne. Ces façons ont été communément pratiquées dans tous les siècles. Il existe cependant aujourd’hui des motifs particuliers pour que, selon les exigences des diverses régions, il soit nécessaire d’insister sur telle ou telle forme de pénitence plutôt que sur telle autre. C’est ainsi que dans les pays qui connaissent un plus grand bien-être économique, on devra surtout donner un témoignage d’ascèse pour que les fidèles ne prennent pas l’esprit du "monde" ; et on devra en même temps donner un témoignage de charité envers les frères qui souffrent de la pauvreté et de la faim, même dans les pays lointains " .

IV
Cette concession incite le fidèle à professer ouvertement sa foi devant les autres, pour la gloire de Dieu et l’édification de l’Eglise.
Saint Augustin a écrit : " Que ton Symbole te soit comme un miroir. Regarde-toi en lui : pour voir si tu crois tout ce que tu déclares croire. Et réjouis-toi chaque jour en ta foi " . La vie chrétienne de chaque jour sera donc comme l’ " Amen " concluant le " Je crois en Dieu " de la profession de foi de notre Baptême .
" Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux " .
" Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! " .
" Vous serez mes témoins " .
" Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple " .
" La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme... Et avec beaucoup de puissance, les apôtres rendaient témoignage à la résurrection du Seigneur Jésus, et ils jouissaient tous d’une grande faveur " .
" On publie votre foi dans le monde entier " .
" En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit ... tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut " .
" Combats le beau combat de la foi, conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé, comme tu l’as reconnu dans une belle profession de foi en présence de nombreux témoins " .
" Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur " .
" Que nul d’entre vous n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme se mêlant des affaires d’autrui, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, qu’il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom " .
" Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu " .
" Mais pour que la charité grandisse dans les âmes et y porte des fruits comme le fait une bonne semence, chaque fidèle doit écouter volontiers la Parole de Dieu et, avec le secours de sa grâce, accomplir sa volonté en la mettant en œuvre, participer fréquemment aux sacrements, surtout à l’Eucharistie, et aux actions liturgiques, s’appliquer constamment à la prière, à l’abnégation, au service actif des frères, et à l’exercice de toutes les vertus " .
" C’est certes à titre individuel que les chrétiens sont appelés à exercer l’apostolat dans leurs diverses conditions de vie ; cependant ils se rappelleront que l’homme, par nature, est un être social ... C’est pourquoi les fidèles exerceront leur apostolat dans un esprit d’union et d’unanimité. Ils seront apôtres tant dans leurs communautés familiales que dans les paroisses et les diocèses qui par eux-mêmes expriment le caractère communautaire de l’apostolat, et dans les groupements libres dans le cadre desquels ils auront décidé de se réunir " .
" Mais la nature sociale de l’homme exige elle-même que celui-ci exprime extérieurement les actes intérieurs de la religion, qu’il communique avec d’autres en matière religieuse, et qu’il professe sa religion sous une forme communautaire " .
" Il ne suffit pas que le peuple chrétien soit présent et établi dans un pays, et il ne suffit pas qu’il exerce l’apostolat de l’exemple ; il est établi, il est présent à cette fin, qui est d’annoncer le Christ aux concitoyens non chrétiens par la parole et par l’action et de les aider à accueillir pleinement le Christ " .








AUTRES CONCESSIONS
1. Aux quatre concessions générales traitées ci-dessus (nn. I-IV), s’ajoutent quelques autres concessions, qui revêtent une signification particulière compte tenu des traditions du passé aussi bien que des besoins de notre temps.
Toutes ces concessions se complètent réciproquement et, alors qu’elles invitent les fidèles, par le don de l’indulgence, à accomplir des œuvres de piété, de charité et de pénitence, elles les conduisent à s’unir plus étroitement par la charité au Christ Tête et à l’Église son corps .
2. Sont reportées quelques prières vénérables en raison de leur inspiration divine ou de leur caractère antique, et d’usage universel . Il est évident qu’elles sont citées à titre d’exemple. Mais il faut se rappeler ce que disent les Normes à propos du droit des évêques éparchiaux ou diocésains, des métropolites, des patriarches et des cardinaux .
Les indulgences concédées pour la pieuse récitation des prières dont la liste suit, par la nature des choses, peuvent être acquises par des fidèles de n’importe quel rite, quelle que soit la tradition liturgique à laquelle ces prières appartiennent.
3. Ces prières, tout bien considéré, sont déjà comprises dans la concession générale I, quand elles sont récitées dans la vie courante par le fidèle qui élève son âme vers Dieu avec une humble confiance. Ainsi, par exemple, appartiennent à cette première concession les prières Actiones nostras et Agimus tibi gratias, qui sont récitées dans l’" accomplissement de sa tâche ".
Cependant, on a préféré les citer explicitement, parmi les pratiques indulgenciées, pour dissiper d’éventuels doutes et pour en souligner l’excellence.
4. Comme il est de soi évident, chaque fois que, dans les concessions, l’on requiert pour obtenir une indulgence la récitation de prières, de litanies ou de petits offices, leur texte doit être approuvé par l’Autorité ecclésiastique compétente ; et leur récitation, comme la visite d’un lieu sacré, l’accomplissement d’un pieux exercice ou l’usage d’un objet de dévotion quand ils sont prescrits, doit se faire avec la dévotion requise et la pieuse affection du cœur. Dans quelques concessions particulières, cet esprit est rappelé explicitement pour aider la piété des fidèles.
5. Pour gagner une indulgence plénière, comme l’établit la norme 20, on requiert l’exécution de l’œuvre, l’accomplissement des trois conditions et une entière disposition de l’âme, qui exclue toute affection peccamineuse.
En ce qui concerne l’indulgence partielle, dont parle la norme 4, sont requises l’exécution de l’œuvre et au moins la contrition du cœur.
6. Si l’œuvre enrichie de l’indulgence plénière peut être divisée en plusieurs parties de façon convenable (par exemple, le Rosaire de la Vierge Marie en dizaines), celui qui, pour un motif raisonnable, n’accomplit pas l’œuvre entière, peut gagner l’indulgence partielle pour la partie accomplie .
7. Sont dignes de mention spéciale les concessions relatives à des œuvres dont l’accomplissement permet au fidèle de gagner l’indulgence plénière chaque jour de l’année, restant ferme la norme 18 § 1, selon laquelle l’indulgence plénière ne peut être obtenue qu’une seule fois par jour :
— l’adoration du Saint-Sacrement pendant une demi-heure au moins (conc. 7 § 1, 1°) ;
— le pieux exercice du Chemin de la Croix (conc. 13, 2°) ;
— la récitation du Chapelet de la Vierge Marie ou de l’hymne Acathiste dans une église ou un oratoire, ou en famille, dans une communauté religieuse, dans une association de fidèles, et de manière générale quand plusieurs personnes se rassemblent dans un but honnête (conc. 17 § 1, 1° et conc. 23 § 1) ;
— la pieuse lecture ou l’écoute de la Sainte Écriture pendant une demi-heure au moins (conc. 30).
8. Les concessions sont énumérées suivant l’ordre alphabétique latin. Pour établir cet ordre, on mentionne les premiers mots indiqués par le titre (par exemple, Actus consecrationis familiarum Eucharistica adoratio et processio).
On n’indique les sources de ces prières que lorsqu’il s’agit de textes liturgiques actuellement en vigueur.
Pour faciliter l’usage de l’Enchiridion aux fidèles, trois tables ont été ajoutées en fin de volume :
- les formules des prières ;
- la liste des temps et des actes par lesquels on obtient une indulgence plénière ;
- l’index général.

1
(Actus consecrationis familiarum)
Une indulgence plénière est accordée aux membres d’une famille le jour où l’on accomplit pour la première fois le rite de sa consécration au Sacré Cœur de Jésus ou à la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, si possible avec un prêtre ou un diacre, en récitant pieusement une prière légitimement approuvée devant l’image du Sacré Cœur ou de la Sainte Famille ; le jour anniversaire l’indulgence est partielle.
2
(Actus dedicationis humani generis Iesu Christo Regi)
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui, en la solennité de Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers, récite publiquement l’acte de consécration du genre humain au Christ-Roi (Iesu dulcissime, Redemptor) ; en d’autres occasions l’indulgence est partielle 2.
Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous, et afin de vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.
Seigneur, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.
Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de Vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur.
Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que d’un pôle à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut ; à Lui honneur et gloire dans tous les siècles. Amen.
3
(Actus reparationis)
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui en la solennité du Sacré-Cœur de Jésus récite publiquement l’acte de réparation (Iesu dulcissime) ; en d’autres occasions l’indulgence est partielle 3.
Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel animés du désir de réparer par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.
Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises ; tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.
Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Église.
Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l’offrande chaque jour, sur l’autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence, à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d’âmes possible.
Agréez, nous Vous en supplions, O très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous jusqu’à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Amen.
4
(Benedictio Papalis)
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui reçoit avec dévotion la Bénédiction donnée par le Souverain Pontife Urbi et Orbi, ou par l’évêque aux fidèles confiés à sa cure pastorale, en conformité avec la norme n. 7, 2° de l’Enchiridion ; ceci vaut même si, pour un motif raisonnable, il ne peut être présent physiquement aux rites sacrés, pourvu qu’au moment de leur célébration il ait suivi avec l’esprit recueilli ces mêmes rites, retransmis par la télévision ou la radio 4 .
5
(Dies ad aliquam religiosum finem celebrandum universaliter dicatae)
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui, lors d’une journée mondiale destinée à obtenir une finalité religieuse (par exemple pour promouvoir les vocations sacerdotales et religieuses, pour consacrer un soin pastoral particulier aux malades et aux infirmes, pour renforcer les jeunes dans la profession de la foi et les aider à mener une vie sainte, etc.) aura participé pieusement à cette célébration ; celui qui prie pour de telles intentions obtient une indulgence partielle 5 .
6
(Doctrina christiana)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui concourt à transmettre ou à apprendre la doctrine chrétienne 6 .
7
(Eucharistica adoratio et processio)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui
1° visite le Saint-Sacrement pour l’adorer pendant au moins une demi-heure ;
2° le Jeudi Saint, au cours de la déposition solennelle du Saint-Sacrement à l’issue de la Messe " in Cena Domini ", récite pieusement les strophes du Tantum ergo ;
3° participe pieusement à la procession eucharistique solennelle qui revêt la plus haute importance lors de la solennité du corps et du sang du Christ, qu’elle se déroule à l’intérieur d’un édifice sacré ou à l’extérieur ;
4° participe religieusement au rite eucharistique solennel qui clôt habituellement un congrès eucharistique.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui
1° visite le Saint-Sacrement pour l’adorer ;
2° adresse à Jésus dans le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie une prière légitimement approuvée (par exemple l’hymne Adoro te devote, la prière O sacrum convivium, ou les strophes du Tantum ergo7 .

Banquet très saint où le Christ est reçu en nourriture : le mémorial de sa passion est célébré, notre âme est remplie de sa grâce, et la gloire à venir nous est déjà donnée.
(O sacrum convivium, in quo Christus sumitur, recolitur memoria passionis eius, mens impletur gratia et futurae gloriae nobis pignus datur.)
Un si grand sacrement adorons-le donc, prosternés ; et que le rite antique cède la place au nouveau ; que la foi supplée au défaut des sens.
Au Père et au Fils louange et jubilation, salut, honneur, puissance et bénédiction. A celui qui procède de l’un et de l’autre que soit un égal hommage. Amen.
V. Tu leur as donné le pain venu du ciel.
R. Rempli de toutes les délices.
Prions. Seigneur, Jésus-Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta Passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.
(Tantum ergo sacramentum
veneremur cernui :
et antiquum documentum
novo cedat ritui :
praestet fides supplementum
sensuum defectui.
Genitori Genitoque
laus et iubilatio,
salus, honor, virtus quoque
sit et benedictio :
procedenti ab utroque
compar sit laudatio. Amen.
V. Panem de caelo praestitisti eis,
R. Omne delectamentum in se habentem.
Oremus. - Deus, qui nobis sub sacramento mirabili Passionis tuae memoriam reliquisti : tribue, quaesumus, ita nos Corporis et Sanguinis tui sacra mysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus : Qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen.)
(De la Communion et du Culte du mystère Eucharistique en dehors de la Messe, 21 juin 1973, 200 et 192)
8
(Eucharistica et spiritalis communio)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui
1° s’approche pour la première fois de la Sainte Table ou qui assiste pieusement à la première Communion d’autres personnes ;
2° pendant le temps du Carême, récite pieusement un Vendredi, après la communion, la prière Me voici, ô bon et très doux Jésus, devant la représentation de Jésus Christ crucifié ;
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui fait, avec une formule pieuse légitimement approuvée :
1° un acte de communion spirituelle,
2° l’action de grâce après la communion (par exemple, Âme du Christ ; Me voici, ô bon et très doux Jésus8 .
Âme du Christ, sanctifie-moi.
Corps du Christ, sauve-moi.
Sang du Christ, enivre-moi.
Eau du côté du Christ, lave-moi.
Passion du Christ, fortifie-moi.
O bon Jésus, exauce-moi.
Dans tes blessures, cache-moi.
Ne permets pas que je sois séparé de toi.
De l’ennemi, défends-moi.
A ma mort, appelle-moi :
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu’avec tes Saints je te loue
Dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
(MR, action de grâce après la Messe)
Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence ; je vous prie et vous conjure, avec toute l’ardeur de mon âme, d’imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m’en corriger ; tandis qu’avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que déjà le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : Ils ont percé mes mains et mes pieds ; ils ont compté tous mes os (Ps. 22 [Vulgate 21], 17-18).
(MR, action de grâce après la Messe)
9
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui, spécialement pour se préparer à la confession sacramentelle,
1° examine sa conscience avec le propos de se corriger ;
2° récite pieusement un acte de contrition, selon une quelconque formule légitime (par exemple, Je confesse à Dieu ; Ps. De profundis ; Ps. Miserere ; Ps. graduels ; Ps. pénitentiels) 9 .
10
(Exercitia spiritalia et recollectio menstrua)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui pendant au moins trois jours entiers se consacre aux exercices spirituels.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui participe à une récollection mensuelle 10 .
11
(Hebdomada pro christianorum unitate)
L’Église catholique a très à cœur la prière que son Fondateur adressa au Père la veille de sa passion, " que tous soient un " ; c’est pourquoi elle exhorte instamment les fidèles à prier assidûment pour l’unité des chrétiens.
§ 1. Une indulgence plénière est concédée au fidèle qui participe à quelque cérémonie lors de la semaine pour l’unité des chrétiens et qui assiste à la conclusion de cette semaine.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui récite dévotement une prière légitimement approuvée pour l’unité des chrétiens (par exemple : Dieu tout-puissant et miséricordieux11.
Dieu tout-puissant et miséricordieux, toi qui as voulu réunir les diverses nations en un seul peuple par ton Fils, fais dans ta bienveillance que ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, rejetant toute division, soient un dans la vérité et la charité et que tous les hommes, éclairés par la lumière de la vraie foi, se rassemblent fraternellement unis dans la seule Église. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
12
(In articulo mortis)
§ 1. Le prêtre qui administre les sacrements au fidèle en danger de mort n’omettra pas de lui donner la bénédiction apostolique avec l’indulgence plénière.
§ 2. Si le prêtre ne peut être présent, Notre Sainte Mère l’Église concède avec bonté à ce fidèle l’indulgence plénière à l’article de la mort, pourvu qu’il soit bien disposé et qu’il ait récité habituellement quelques prières durant sa vie ; dans ce cas l’Eglise supplée aux trois conditions habituelles requises pour l’indulgence plénière.
§ 3. Pour acquérir cette indulgence plénière, il est recommandé d’utiliser un crucifix ou une croix.
§ 4. Le fidèle peut gagner cette indulgence plénière " in articulo mortis " même si, ce jour-là, il a déjà gagné une autre indulgence plénière.
§ 5. Dans l’enseignement catéchétique, il faut informer les fidèles fréquemment et opportunément de cette salutaire disposition de l’Église 12.
13
(In memoria Passionis et Mortis Domini)
Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui
1° le Vendredi Saint, participe pieusement à l’adoration de la Croix au cours de l’office liturgique solennel ;
2° qui accomplit le pieux exercice du chemin de la croix, ou bien s’unit pieusement à celui célébré par le Souverain Pontife et retransmis par la télévision ou la radio 13.
Le pieux exercice du Chemin de la croix renouvelle la mémoire des douleurs que le divin Rédempteur endura dans le trajet depuis le prétoire de Pilate, où il fut condamné à mort, jusqu’au mont Calvaire, où pour notre salut il mourut sur la croix.
Pour obtenir l’indulgence plénière, on établit ce qui suit :
1) Ce pieux exercice doit se faire devant les stations du Chemin de Croix légitimement érigées.
2) Pour ériger un Chemin de Croix il faut quatorze croix, auxquelles on a pour l’utilité des fidèles l’habitude d’ajouter autant de tableaux ou d’images représentant les stations de Jérusalem.
3) Selon l’usage le plus commun, l’exercice consiste en quatorze lectures pieuses, auxquelles on rajoute quelques prières vocales. Cependant, pour l’accomplissement du pieux exercice, il suffit de méditer dévotement la Passion et la Mort du Seigneur, sans qu’il soit nécessaire de considérer chacun des mystères des stations.
4) On doit se déplacer d’une station à l’autre.
Si le pieux exercice se fait publiquement et que le mouvement de toutes les personnes présentes ne puisse avoir lieu sans inconvénient, il suffit que se rende à chacune des stations au moins celui qui dirige l’exercice, tandis que les autres restent à leur place.
5) Ceux qui ont un empêchement légitime pourront gagner la même indulgence, en consacrant au moins un certain temps, par exemple un quart d’heure, à la lecture pieuse et à la méditation de la Passion et de la Mort de notre Seigneur Jésus-Christ.
6) On assimile au pieux exercice du Chemin de la Croix, y compris en ce qui concerne l’indulgence, d’autres pieux exercices approuvés par l’Autorité compétente, où l’on fait mémoire de la Passion et de la Mort du Seigneur, en maintenant toujours la division en quatorze stations.
7) Chez les Orientaux, là où ce pieux exercice n’est pas en usage, pour gagner cette indulgence vaut un autre pieux exercice en mémoire de la Passion et de la Mort de notre Seigneur Jésus-Christ, établi par les Patriarches pour leurs fidèles.
14
(Obiectorum pietatis usus)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui, en la solennité des saints Apôtres Pierre et Paul, utilise en esprit de dévotion un objet de piété défini dans la norme 15, béni par le Souverain Pontife ou par tout autre évêque, en y ajoutant cependant une formule légitime de profession de foi.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui se sert en esprit de dévotion d’un tel objet de piété dûment béni par un prêtre ou un diacre 14.
15
(Oratio mentalis)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui pratique pieusement l’oraison mentale pour son édification personnelle 15.
16
(Praedicationis sacrae participatio)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui après avoir écouté quelques prédications, à l’occasion des Missions sacrées, assiste en outre à leur clôture solennelle.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui assiste avec attention et dévotion à une autre forme de prédication de la parole de Dieu 16.

17
(Preces ad Beatissimam Virginem Mariam)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui
1° récite pieusement le Rosaire marial dans une église ou un oratoire, ou en famille, dans une communauté religieuse, au sein d’une association de fidèles et en général lorsque plusieurs se retrouvent pour une fin honnête ;
2° s’unit pieusement à la récitation de cette prière par le Souverain Pontife, retransmise par la télévision ou la radio.
Dans les autres cas, l’indulgence est partielle 17.
Le Rosaire est une forme de prière, dans laquelle à la récitation de quinze dizaines de " Je vous salue, Marie ", intercalées du " Notre Père ", on joint respectivement la pieuse méditation d’autant de mystères de notre rédemption.
En ce qui concerne l’indulgence plénière liée à la récitation du Rosaire marial, on établit ceci :
a) Il suffit d’en réciter seulement le tiers ; mais les cinq dizaines doivent être récitées sans interruption ;
b) A la prière vocale doit s’ajouter la pieuse méditation des mystères ;
c) Dans la récitation publique, les mystères doivent être énoncés selon la coutume locale approuvée ; dans la récitation privée, il suffit que le fidèle joigne à la prière vocale la méditation des mystères.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui
1° récite pieusement le cantique du Magnificat ;
2° récite pieusement en début de matinée, ou vers midi, ou le soir, la prière Angelus Domini avec les versets et l’oraison, ou qui récite pendant le temps pascal l’antienne Regina caeli, avec l’oraison habituelle.
3° adresse pieusement à la Très Sainte Vierge Marie quelque prière approuvée (par exemple Maria, Mater gratiae ; Souvenez-vous ; Salve Regina ; Sainte Marie, secourez les malheureux ; Sub tuum praesidium).17 § 2
Les Assemblées épiscopales compétentes veilleront à rajouter dans les éditions de l’Enchiridion adaptées en d’autres langues les prières mariales les plus usitées dans leurs territoires, et chères aux fidèles.
V. L’ange du Seigneur a annoncé à Marie,
R. Et elle a conçu par l’opération du Saint-Esprit
Je vous salue, Marie...
V. Voici la servante du Seigneur,
R. Qu’il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue, Marie...
V. Et le Verbe s’est fait chair,
R. Et il a habité parmi nous.
Je vous salue, Marie...
V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,
R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.
Prions. - Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs : Par le message de l’ange, tu nous a fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé, conduis-nous par sa passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
(MR, collecte du 4e dimanche de l’Avent).
V. Angelus Domini nuntiavit Mariae,
R. Et concepit de Spiritu Sancto.
Ave, Maria.
V. Ecce ancilla Domini.
RFiat mihi secundum verbum tuum.
Ave, Maria.
V. Et Verbum caro factum est,
R. Et habitavit in nobis.
Ave, Maria.
V. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix,
R. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.
Oremus. — Gratiam tuam, quaesumus Domine, mentibus nostris infunde, ut qui, Angelo nuntiante, Christi Filii tui incarnationem cognovimus, per passionem eius et crucem ad resurrectionis gloriam perducamur. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Regina caeli
Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia,
car le Seigneur que tu as porté, alléluia,
est ressuscité comme il l’avait dit, alléluia,
Reine du ciel, prie Dieu pour nous, alléluia.
V. Réjouis-toi et sois dans l’allégresse, Vierge Marie, alléluia.
R. Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.
(LH, ordinaire du temps pascal après Complies)
Prions. - Dieu, qui as donné la joie au monde en ressuscitant Jésus, ton Fils, accorde-nous, par sa Mère, la Vierge Marie, de parvenir au bonheur de la vie éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
(MR, commun de la Vierge Marie au temps pascal, Collecte).
Regina caeli, laetare, alleluia :
Quia quem meruisti portare, alleluia,
Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
Ora pro nobis Deum, alleluia.
V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.
Oremus. — Deus, qui per resurrectionem Filii tui Domini nostri Iesu Christi mundum laetificare dignatus es, praesta, quaesumus, ut per eius Genetricem Virginem Mariam perpetuae capiamus gaudia vitae. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Marie, Mère de grâce,
Mère de miséricorde,
Protégez-moi contre l’ennemi,
Et accueillez-moi à l’heure de ma mort.
Maria, Mater gratiae,
Mater misericordiae,
Tu me ab hoste protege
et mortis hora suscipe.
Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre secours ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.
Salut, ô Reine, Mère de miséricorde ; notre vie, notre douceur et notre espérance, salut ! enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous. Vers vous, nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Ô vous, notre avocate, tournez vers nous vos regards compatissants. Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.
(LH, ordinaire des Complies)
Salve, Regina, mater misericordiae ; vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exsules filii Hevae. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Et Iesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exsilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

Sainte Marie, secourez les malheureux, fortifiez les faibles, consolez les affligés, priez pour le peuple, intervenez pour le clergé, intercédez pour les pieuses femmes ; qu’éprouvent votre assistance tous ceux qui célèbrent votre sainte mémoire.
Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.
(LH, ordinaire des Complies)
Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genetrix ; nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta.

18
(Preces ad custodem Angelum)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui invoque pieusement son ange gardien avec une prière légitimement approuvée (par exemple, Ange de Dieu).18
Ange de Dieu, qui êtes mon gardien et à qui j’ai été confié par la bonté divine, éclairez-moi, gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi. Amen.
19
(Preces in honorem S. Ioseph)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui invoque pieusement Saint Joseph, Époux de la Bienheureuse Vierge Marie, par une prière légitimement approuvée (par exemple, C’est à vous, bienheureux Joseph).19
C’est à vous, bienheureux Joseph, que nous recourons dans notre tribulation et, après avoir imploré le secours de votre très sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder d’un œil propice l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous propice, ô notre très puissant libérateur, du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l’ennemi et contre toute adversité.
Gardez toujours chacun de nous sous votre protection, afin que, à votre exemple et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle dans les cieux. Amen.
20
(Preces in honorem Ss. Apostolorum Petri et Pauli)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui récite pieusement la prière Saints Apôtres Pierre et Paul.20
Saints Apôtres Pierre et Paul, intercédez pour nous.
Protège, Seigneur, ton peuple ; et puisqu’il met sa confiance dans le patronage de tes Apôtres Pierre et Paul, défends-le et conserve-le toujours. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
21
(Preces in honorem aliorum Sanctorum necnon Beatorum)
§ 1. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui, le jour fixé au calendrier de la mémoire liturgique d’un saint, récite en son honneur l’oraison du Missel ou une autre prière légitimement approuvée.
§ 2. De plus, pour favoriser la vénération et la piété envers les nouveaux saints ou bienheureux, on concède une fois, au cours de l’année qui suit cette proclamation, une indulgence plénière au fidèle qui visite dévotement une église ou un oratoire dans lesquels se déroulent les solennités en leur honneur, et y récite le Pater et le Credo ; on concède une indulgence partielle à celui qui accomplit pieusement cette visite dans le même temps.21

22
(Preces novendiales, litaniae, et parva Officia)
L’indulgence partielle est accordée au fidèle qui
1° participe avec dévotion à une neuvaine publique (par exemple, avant la solennité de la Nativité du Seigneur, ou de la Pentecôte, ou de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie) ;
2° récite pieusement des Litanies approuvées (par exemple, du Très Saint Nom de Jésus, du Sacré-Cœur de Jésus, du Précieux Sang de notre Seigneur Jésus Christ, de la Sainte Vierge, de Saint Joseph, des Saints) ;
3° récite pieusement un petit office légitimement approuvé (par exemple, de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ, du Sacré-Cœur de Jésus, de la Sainte Vierge, de l’Immaculée Conception, de Saint Joseph).22
23
(Preces Orientalium Ecclesiarum)
En vertu de la catholicité, chaque partie de l’Église " apporte aux autres parties et à l’Église tout entière ses propres dons, de sorte que le tout et chacune des parties s’accroissent " (LG 13) de tous les dons spirituels accordés par Dieu : c’est ainsi que des prières de diverses traditions orientales se sont répandues même chez les fidèles de rite latin, surtout ces dernières années, et qu’elles ont été employées, en privé comme en public, avec grand profit pour l’accroissement de la piété religieuse.
§ 1. On concède l’indulgence plénière au fidèle qui récite avec piété l’hymne Acathiste ou l’office Paraclisis dans une église ou un oratoire, ou en famille, dans une communauté religieuse, au sein d’une association de fidèles et généralement quand on se rassemble pour une fin honnête. Dans les autres circonstances l’indulgence est partielle.23
En ce qui concerne l’hymne Acathiste, pour obtenir l’indulgence plénière, il n’est pas requis de le réciter intégralement, mais il suffit d’en réciter de façon continue une partie convenable, d’après la légitime coutume.
Auprès des fidèles orientaux, là où ces pratiques de dévotion ne sont pas en usage, d’autres exercices semblables en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie, déterminés par les Patriarches, jouissent des mêmes indulgences.
§ 2. On concède une indulgence partielle au fidèle qui, selon les temps et les circonstances, récite dévotement l’une des prières suivantes : Prière d’action de grâce pour l’Église (de la tradition arménienne) ;Prière du soir, prière pour les défunts (de la tradition byzantine) ; Prière du sanctuaire, prière " Lakhu Mara " (A toi Seigneur) (de la tradition chaldéenne) ; Prière pour l’encensement, Prière pour glorifier Marie Mère de Dieu (de la tradition copte) ; Prière pour la rémission des péchés, prière pour aller à la suite du Christ (de la tradition éthiopienne) ; Prière pour l’Église, prière d’adieu avant de quitter l’église après la Liturgie (de la tradition maronite) ; Intercessions pour les défunts de la Liturgie de Saint Jacques (de la tradition syro-antiochienne).
Prière de la tradition arménienne
Nous te remercions, Père tout-puissant, qui nous a préparé la Sainte Église comme un havre de repos, un temple de sainteté, lieu de la glorification de ta Sainte Trinité. Alléluia.
Nous te remercions, Christ-Roi, qui nous as donné la vie par ton Corps vivifiant et ton Esprit Saint ; accorde l’expiation et la grande miséricorde. Alléluia.
Nous te remercions, vrai Esprit, qui as renouvelé la Sainte Eglise ; conserve-la immaculée, par le moyen de la foi en la Trinité. Alléluia.
Nous te remercions, Ô Christ notre Dieu, qui nous a donné une telle nourriture de bonté pour la sainteté de la vie. Par son moyen conserve-nous saints et immaculés, en demeurant en nous avec ta divine sollicitude. Dirige-nous dans les pâturages de ta sainte volonté, toi qui fais le bien ; rend-nous forts contre toute adversité du calomniateur, rend-nous dignes de n’écouter que ta voix, de ne suivre que toi, victorieux et vrai pasteur, et de recevoir de toi la place préparée dans ton royaume du ciel. Ô toi notre Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ, qui es béni avec le Père et ton Saint Esprit ; maintenant et toujours dans les siècles des siècles. Amen.
Prières de la tradition byzantine
Au soir, au matin et à midi nous te louons, nous te bénissons, nous te rendons grâce et nous te supplions, Maître de l’univers :
Fais que nos cœurs ne se plient pas à des paroles méchantes, mais libère-nous de tous ceux qui tâchent de s’emparer de nos âmes.
Parce que c’est vers toi, Seigneur, que se tournent nos yeux, nous avons mis en toi notre espoir, ne nous abandonnes pas, ô notre Dieu! Car c’est à toi qu’appartiennent la gloire, l’honneur et l’adoration, Père, Fils et Esprit Saint, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Dieu des esprits et de chaque chair, toi qui as piétiné la mort et anéanti le diable, toi qui as donné la vie au monde qui est tien ; donne toi-même, ô Seigneur, à l’âme de ton serviteur défunt N. le repos dans un lieu lumineux, dans un lieu verdoyant, dans un lieu de fraîcheur, d’où soient éloignés la souffrance, la douleur et le gémissement. Comme Dieu bon et miséricordieux, pardonne chaque faute qu’il a commise par parole, par action ou par pensée ; car il y n’a pas d’homme qui vive sans pécher ; puisque toi seul es sans péché, et que ta justice est justice pour les siècles et que ta parole est vérité.
Car tu es la résurrection, la vie et le repos de ton serviteur défunt N., ô Christ notre Dieu, nous te rendons gloire, avec ton Père non engendré, avec ton très Saint Esprit, bon et qui donne la vie, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Prières de la tradition chaldéenne
Devant le siège terrible de ta majesté, au trône très haut de ta divinité, au siège majestueux de ta gloire et à la chaire sublime de ta souveraineté, là où les Chérubins tes serviteurs te glorifient continuellement et où les Séraphins tes glorificateurs chantent sans cesse le " Sanctus ", nous nous inclinons avec crainte, nous adorons avec tremblement, nous remercions et nous glorifions sans interruption en tout temps, ô Seigneur de l’univers, Père, Fils et Esprit Saint, dans les siècles.
Et quand se fera sentir en nous le parfum de la douceur de ton amour, ô Seigneur notre Dieu, et quand nos âmes seront éclairées par la connaissance de ta vérité, alors nous serons dignes d’aller au-devant de ton Fils chéri venu du ciel, et là de te rendre grâce et de te glorifier sans cesse dans ton Église victorieuse, pleine de tout secours et de bonheur, parce que tu es Seigneur et Créateur de tout, dans les siècles.
Et pour tous tes secours, et pour toutes les grâces sans mesure que tu nous as accordées, nous te rendons grâce et nous te glorifions sans cesse dans ton Église victorieuse, pleine d’aide et de bonheur, parce que tu es Seigneur et Créateur de tout, Père, Fils et Esprit Saint dans les siècles.
Lakhu Mara : À toi, Seigneur de l’univers, nous proclamons notre confession, et nous te glorifions, Jésus-Christ, parce que tu es celui qui ressuscite nos corps et tu es le sauveur de nos âmes.
Seigneur, tu es en vérité celui qui ressuscite nos corps et tu es le bon sauveur de nos âmes et le gardien perpétuel de notre vie, et nous sommes tenus de te remercier, de t’adorer et de toujours te glorifier, ô Seigneur de l’univers dans les siècles.
Prières de la tradition copte
Ô Roi de la paix, donne-nous ta paix et pardonne nos péchés. Éloigne les ennemis de l’Église et garde-la, pour qu’elle ne faiblisse pas.
L’Emmanuel notre Dieu est au milieu de nous, dans la gloire du Père et de l’Esprit Saint.
Bénis nous et purifie notre cœur et redresse les maladies de l’âme et du corps.
Nous t’adorons, ô Christ, avec ton Père très bon et l’Esprit Saint, parce que tu es venu et que tu nous as sauvés.

Tu es plus élevée que les Chérubins, tu es plus glorifiée que les Séraphins :
car tu as attiré ton Fils, tu l’as porté dans tes bras, et tu as donné du lait à sa bouche !
Si je dis que tu es un ciel, en réalité tu es digne d’honneur plus que le ciel des cieux ;
car celui qui réside au-dessus des Chérubins est venu, et il a pris chair de toi sans nuire à ta virginité!
Tu es bienheureuse ô Marie! Reine, ô agnelle immaculée, ô Mère du Roi!
Ton nom sera béni en tout temps par la bouche des fidèles qui crient et disent :
Salut, Marie ! À toi un " salut " saint ! Salut à celle qui est digne d’honneur plus que toute la terre!
Salut, Marie ! Un " salut " saint ! Salut à la Vierge de toutes les douleurs!
Salut, Marie ! Un " salut " saint ! Salut à la reine, à celle qui est fille de roi.
Salut, Marie ! Un " salut " saint ! Salut au nouveau ciel sur la terre !
Salut, Marie ! Un " salut " saint ! Salut à celle dont la grandeur a honoré les Patriarches !
Salut, Marie! Un " salut " saint ! Salut à celle dont les Prophètes ont prédit l’honneur!
Oui, nous te supplions, ô Marie, ô reine : intercède pour nous auprès du Christ roi !
Et toi ô Seigneur, par l’intercession de la Mère de Dieu, Sainte Marie : donne-nous la grâce du pardon de nos péchés.
Prières de la tradition éthiopienne
O encensoir d’or, toi qui portas le charbon ardent béni, ce charbon pris du sanctuaire, qui remet les péchés et détruit les crimes : c’est le Verbe du Seigneur qui s’est incarné en toi, qui s’offrit lui-même à son Père, encens et sacrifice acceptable.
Nous t’adorons, ô Christ, avec ton bienveillant Père du ciel, et avec l’Esprit Saint qui donne la vie, parce que tu es venu et que tu nous as sauvé.
Ô notre Seigneur, de même que tu as détruit jadis les murailles de Jéricho par les mains de Josué ton serviteur, fils de Nun, détruis ainsi les murailles de mes péchés et des péchés de ton peuple par mes mains, moi ton serviteur.
Ô Seigneur de la science et Héraut de la sagesse, toi qui nous as révélé ce qui était caché au plus profond des ténèbres, Distributeur d’une voix de joie à ceux qui prêchent la grandeur de ta force ; c’est toi qui dans l’abondance de ta bienveillance appelas Paul qui avait d’abord été persécuteur, qui en a fait un vase d’élection et qui t’es complu en lui, pour qu’il soit apôtre et prédicateur de l’Évangile de ton Royaume. Ô Christ, notre Dieu, Tu mets ton amour dans les hommes. Ô bienveillant, donne-nous l’intelligence sans fatigue, une conscience pure qui ne s’éloigne pas de Toi, pour que nous sachions et que nous saisissions et que nous comprenions pleinement la mesure de ta sainte Doctrine qui maintenant vient de lui ; et de même qu’il fut ton imitateur, ô Seigneur de la vie, fais de nous ses imitateurs dans les œuvres et dans la foi ; que nous louions ton saint Nom et que nous tirions gloire en tout temps de ta Croix, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la vertu, la grandeur et la puissance, l’honneur et la gloire dans les siècles des siècles.
Prières de la tradition maronite

Gloire à ta miséricorde, Christ notre roi,
Fils de Dieu, adoré par tout l’univers.
Tu es notre Seigneur et notre Dieu,
tu es le guide de notre vie et notre bienheureuse espérance.
Tu as établi sur la terre l’Église sainte
à l’image de celle qui est au ciel ;
selon cette image, tu l’as formée ;
avec amour, tu te l’es donnée comme épouse ;
dans ta miséricorde, tu l’as exaltée ;
par ta souffrance, tu l’as menée à la perfection.
Que son agréable beauté ne soit pas ternie ;
que sa grande richesse ne soit pas affaiblie.
Souviens-toi de la promesse faite à Pierre ;
réalise dans les faits tes paroles !
Consolide ses portes, renforce ses serrures ;
exalte sa dignité, édifie ses murs ;
bénis ses enfants, garde ses fidèles ;
fortifie ses prêtres,
confonds ceux qui l’ont en haine.
Prière d’adieu avant de laisser l’église après la liturgie
Sois en paix, ô Autel de Dieu. Que l’oblation, reçue de toi, serve à la rémission des dettes et au pardon des péchés, et m’obtienne de me présenter devant le tribunal du Christ sans damnation et sans confusion. Je ne sais s’il me sera donné de revenir et d’offrir sur toi un autre Sacrifice. Protège-moi, Seigneur et conserve ta sainte Église, comme chemin de vérité et de salut. Amen.
Prière de la tradition syro-antiochienne
Seigneur, Seigneur, Dieu des purs esprits et de toute chair, souviens-toi de tous, de ceux que nous avons évoqués et de tous ceux dont nous ne nous sommes pas rappelés et qui ont quitté ce monde munis de la foi glorieuse. Donne le repos à leurs âmes, à leurs corps, à leurs esprits. Sauve-les de la damnation future et rends-les dignes de la joie qui est dans le sein d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, où la lumière de ton visage resplendit, où les douleurs, les angoisses et les gémissements sont proscrits. Ne leur impute aucune faute ; ne fais pas de procès à tes serviteurs, car aucun être vivant n’est justifié en ta présence et parce qu’aucun homme sur la terre n’est exempt de péché et pur de toute tache, si ce n’est seulement Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, par qui nous espérons nous aussi d’obtenir la miséricorde et le pardon de nos péchés et de ceux de nos défunts.
Donne le repos à leurs âmes ; efface nos fautes et leurs fautes, volontairement ou involontairement commises devant Toi, consciemment ou inconsciemment.
Donne le repos, remets, pardonne, ô Dieu, les péchés volontaires et involontaires, commis consciemment ou inconsciemment, en paroles, en œuvres ou en actions, en pensées secrètes, publiques, délibérées ou commises par erreur, et que ton saint Nom connaît.
Accorde-nous une fin chrétienne sans péché, et réunis nous aux pieds de tes élus quand tu voudras, où tu voudras, comme tu voudras, sans devoir rougir pour nos péchés, pour qu’en cela comme en toutes choses soit hautement loué et glorifié ton Nom saint et béni, le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ et du Saint Esprit, maintenant et toujours dans les siècles. Amen.

24
(Preces pro benefactoribus)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui, conduit par des sentiments de gratitude surnaturelle, récite pieusement une oraison légitimement approuvée pour les bienfaiteurs (par exemple, Daigne récompenser, Seigneur).24
Daigne récompenser, Seigneur, par la vie éternelle tous ceux qui nous font du bien à cause de ton Nom. Amen.
25
(Preces pro pastoribus)
Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,
1° en esprit de dévotion filiale, récite pieusement une prière légitimement approuvée pour le Souverain Pontife (par exemple, Oremus pro Pontifice) ; 25
2° de même, récite pieusement l’oraison du Missel pour l’évêque éparchial ou diocésain au début de son ministère pastoral ou à son jour anniversaire.
Oremus pro Pontifice
V. Prions pour notre Pontife, le Pape N.
R. Que le seigneur le garde, lui prête vie, le rende heureux sur la terre, et qu’il ne le livre pas à la haine de ses ennemis.


26
(Preces supplicationis et gratiarum actionis)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui participe dévotement, dans une église ou un oratoire, au chant ou à la récitation solennelle de :
1° l’hymne Veni Creator (" Viens Esprit Saint "), le premier de l’an pour implorer l’aide divine pour tout le cours de l’année, ou encore en la solennité de la Pentecôte ;26
2° l’hymne Te Deum (" A toi Dieu "), le dernier jour de l’année, en action de grâces à Dieu pour tous les bienfaits reçus tout au long de l’année.
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,
1° au début et à la fin de la journée,
2° en commençant et en accomplissant son travail,
3° avant et après le repas,
fera dévotement une prière de supplication et d’action de grâces approuvée légitimement (par exemple Actiones nostras ; Adsumus ; Agimus tibi gratias ; Bénis-nous Seigneur ; Dieu qui nous as fait parvenir ;Écoute-nous ; Te Deum [A toi Dieu] ; Veni, Creator ; Veni, Sancte Spiritus ; Visita, quaesumus, Domine).
Que ta grâce inspire notre action, Seigneur, et la soutienne jusqu’au bout, pour que toutes nos activités prennent leur source en toi et reçoivent de toi leur achèvement. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
(Prière pour demander l’aide divine avant toute action : MR, Jeudi après les Cendres, Collecte ; LH, lundi de la première semaine aux Laudes).
Actiones nostras, quaesumus, Domine, aspirando praeveni et adiuvando prosequere : ut cuncta nostra operatio a te semper incipiat et per te coepta finiatur. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
Nous voici en Ta présence, ô Seigneur, Saint-Esprit. Nous voici sous le poids du péché, mais rassemblés aujourd’hui en ton nom.
Viens à nous. Sois avec nous. Daigne entrer dans nos cœurs.
Enseigne-nous ce que nous devons faire, où nous devons aller et montre-nous ce que nous devons accomplir, pour que, avec ton aide, nous puissions te plaire en tout.
Sois le seul inspirateur et auteur de nos jugements, toi qui seul, avec Dieu le Père et le Fils, possèdes le nom glorieux.
Ne nous laisse pas faire obstacle à la justice, toi qui aimes par-dessus tout l’équité. Que l’ignorance ne nous entraîne pas dans l’erreur, que la faveur ne nous infléchisse pas, que les présents ou l’acception de personne ne nous corrompent pas.
Mais attache-nous efficacement à toi par le don de ta grâce seule, pour que nous soyons un en toi et qu’en rien nous ne nous détournions de la vérité ; que, rassemblés en ton nom, nous gardions en tout la justice tempérée par la charité, afin qu’ici-bas notre sentiment ne s’écarte en rien de toi et que, dans le siècle futur, nous obtenions, pour nos bonnes actions, la récompense éternelle. Amen.
(Prière avant une réunion d’étude d’intérêt commun)
Nous te rendons grâces pour tous tes bienfaits, ô Dieu tout-puissant, qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.
(Prière d’action de grâce)
Bénis-nous Seigneur, et bénis X ces dons que nous recevons de ta bonté pour nourriture. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Benedic, Domine, nos et haec tua dona, quae de tua largitate sumus sumpturi. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
(De Ben., 785)
Dieu qui nous as fait parvenir au début de ce jour, sauve-nous aujourd’hui par ta puissance : que nos cœurs ne s’abandonnent pas au péché mais que, par nos pensées, nos paroles et nos actes, nous cherchions la justice du Royaume. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
(LH, Lundi de la 2e semaine aux Laudes).
Écoute-nous, Seigneur, Père saint, Dieu tout-puissant et éternel, et daigne nous envoyer du ciel ton saint Ange, pour qu’il garde, soutienne, protège, visite et défende tous ceux qui sont présents en ce lieu. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
Viens, Esprit-Saint, remplis le cœur de tes fidèles, allume en eux le feu de ton amour.
(LHPentecôte)
Visita, quaesumus Domine
Nous t’en supplions, Seigneur, visite cette maison, et repousse loin d’elle toutes les embûches de l’ennemi ; que tes saints anges viennent l’habiter pour nous garder dans la paix ; et que ta bénédiction demeure à jamais sur nous. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
(Lit. des Heures, Complies du dimanche soir).
27
(Prima sacerdotum Missa et iubilares Ordinationum celebrationes)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée
1° au prêtre qui célèbre sa première Messe en présence de peuple au jour fixé,
2° aux fidèles qui assistent avec dévotion à cette Messe.27
§ 2. De même, une indulgence plénière est accordée
1° à ceux qui célèbrent le 25e, 50e, 60e et 70e anniversaire de leur ordination sacerdotale, et qui auront renouvelé devant Dieu la résolution d’accomplir fidèlement les devoirs de leur vocation ;27
2° aux évêques qui lors des 25e, 40e et 50e anniversaires de leur ordination épiscopale auront renouvelé devant Dieu la résolution d’exercer fidèlement les devoirs de leur état ;
3° aux fidèles qui assistent dévotement à la célébration de la Messe jubilaire.27

28
(Professio fidei et actus virtutum theologalium)
§ 1. Une indulgence plénière est accordée au fidèle qui dans la célébration de la Vigile pascale ou le jour anniversaire de son baptême, renouvelle les promesses du baptême selon une formule légitimement approuvée.28
§ 2. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui,
1° renouvelle les promesses du baptême par une formule quelconque ;28
2° fait dévotement le signe de la croix, en disant selon l’usage : Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen ;28
3° récite pieusement le symbole des Apôtres ou le symbole de Nicée-Constantinople ;28
4° récite pieusement, selon une quelconque formule légitime, les " actes " de Foi, d’Espérance et de Charité.28
29
(Pro fidelibus defunctis)
§ 1. Une indulgence plénière, applicable seulement aux âmes du Purgatoire, est accordée au fidèle qui :
1° visite dévotement le cimetière et prie pour les défunts, ne serait-ce que mentalement, entre le 1er et le 8 novembre.29
2° le jour où est célébrée la commémoration de tous les fidèles défunts (ou bien, avec le consentement de l’Ordinaire, le dimanche précédent ou suivant, ou le jour de la solennité de la Toussaint), visite pieusement une église ou un oratoire et y récite le Pater et le Credo.29
§ 2. Une indulgence partielle applicable seulement aux âmes du Purgatoire, est accordée au fidèle qui
1° visite dévotement un cimetière et prie pour les défunts, ne serait-ce que mentalement ;29
2° récite dévotement les Laudes ou les Vêpres de l’Office des défunts, ou l’invocation Requiem aeternam.29
Les assemblées d’évêques compétentes auront soin d’ajouter aux éditions de l’Enchiridion en diverses langues, les prières pour les défunts les plus courantes dans leur territoire et les plus chères aux fidèles.
A nos frères défunts, accorde, Seigneur, l’éternel repos ; et que brille à leurs yeux la lumière sans déclin.
Qu’ils reposent en paix. Amen.
(Ordo exsequiarum)
Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Requiescant in pace. Amen.

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