jeudi 10 mai 2012

Les Runes

Les Runes


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Introduction

Je t’apporte de la bière
Arbre du Thing des cuirasses
Mêlée de force
Et de puissant renom,
Elle est pleine de charmes
Et de vertus,
De bonnes incantations
Et de runes de joie.
Il te faut graver les runes de victoire
Si tu veux victoire remporter,
Graver sur les gardes du glaive,
Certaines sur la poignée,
Certaines sur le croisillon,
Et nommer deux fois Tyr.
Il te faut connaître les runes de la bière
Si tu veux de la femme d’un autre
Trahir la foi, et te sens assuré ;
Sur une corne il les faut graver,
Et sur le dos de la main
Et marquer sur son ongle Naud
Il faut sur la coupe faire le signe
Evitant ainsi qu’elle te nuise
Et jeter l’ail dans le liquide :
(Alors l’hydromel ne sera pas empoisonné)
Il te faut connaître les runes de délivrance Si tu veux aider femme en travail Et la délivrer de l’être vivant qu’elle porte ;
Sur les paumes il faut graver,
Sur les jointures serrer,
Et demander l’assistance des Dises.
Il te faut graver les runes du feu
Si tu veux sauver en mer
Le coursier à voiles ;
Sur l’étrave, faut les graver
Et sur la lame du gouvernail
Par le feu les marquer sur la rame ;
Il n’est nul brisant si abrupt
Ni vagues bleues
Que tu ne sortes sain et sauf de la mer.
Il te faut connaître les runes des membres
Si tu veux être mire
Et savoir discerner les blessures ;
Sur l’écorce faut les graver
Et sur le feuillage d’un arbre
Dont les branches tendent vers l’Est.
Il te faut connaître les runes de la parole
Si tu veux que personne
Ne te rende dol pour haine ;
Les retourner
Les brouiller,
Les placer toutes ensemble
Au thing
Où l’on jugera devant le peuple.
Les juges étant au complet.
Il te faut connaître les runes de l’esprit
Si tu veux en sagesse
Quiconque surpasser
Les interpréta
Les grava
Les conçut Hrotsvit
De cette humeur
Qui avait filtré
Du crâne de Hleiddraupnir
Et de la corne de Hoddrofnir
Sur la falaise, il se tenait
Avec les tranchants de l’épée
Avait un haume sur la tête
Alors la savante tête de Mimir
Parla pour la première fois
Et énonça les lettres véridiques
Il les dits gravées sur l’écu
Qui se tient devant le dieu brillant
Sur l’oreille d’Arvaakr
Et sur le sabot d’Alsvinnir
Sur la roue quoi tournoie
Sous le char de Rungnir
Sur les dents de spleinir
Et sur les chaînes du traîneau
Sur la patte de l’ours
Et sur la langue de Bragi
Sur la griffe du loup
Et sur le bec de l’aigle
Sur les ailes sanglantes
Et sur la tête des ponts
Sur la paume de délivrance
Et sur les traces de réconfort
Sur le verre et l’or
Dans la halle des homme
Dans le vin et la bière
Et sur les lits de repos
Sur la pointe de Gingnir
Et sur le poitrail de Grani
Sur l’ongle de la Norne
Et sur le bec du hibou
Toutes furent grattées
De celles qui étaient gravées
A l’hydromel mêlées
Et largement diffusées
Elles se trouvent chez les Ases
Elles se trouvent chez les Alfes
Certaines chez les sages Vanes
Certaines chez les humains
Ce sont les runes gravées sur le bouleau,
Ce sont les runes de délivrance
Et toutes les runes de bière
Et les suprêmes runes de puissance,
Pour qui sait sans erreur
Et sans adultération
S’en servir comme talisman ;
Jouis-en, si tu les as appris,
Jusqu’a ce que les Puissances s’entredéchirent.
A pressent, tu vas choisir
Puisque l’occasion t’en est offerte
Erable des armes acérées
Parler ou te taire,
Cela t’appartient :
Tous les malheurs sont d’avance fixés.

Les runes

Neufs chants suprêmes
J’appris du fils renommé
De Bölthorn, père de Bestla,
Et je pus boire
Du précieux hydromel
Puisé dans Odrerir.
Alors je me mis à germer
Et à savoir,
A croître et a prospérer,
De parole à parole
La parole me menait,
D’acte en acte
L’acte me menait.
Tu découvriras les runes
Et les tables interprétées,
Très importantes tables,
Très puissantes tables
Que colora le sage suprême
Et que firent les Puissances
Et que grava le crieur des Dieux.
Odhinn parmi les Ases les grava
Pour les Alfes, ce fut Dainn
Dvalinn, pour les nains
Asvid pour les géants,
J’en gravai moi-même quelques-unes.
Sais-tu comment il faut tailler ?
Sais-tu comment il faut interpréter ?
Sais-tu comment il faut peindre ?
Sais-tu comment il faut éprouver ?
Sais-tu comment il faut demander ?
Sais-tu comment il faut sacrifier ?
Sais-tu comment il faut offrir ?
Sais-tu comment il faut immoler ?
Mieux vaut ne pas demander
Que trop sacrifier.
Qu’il y ait toujours récompense pour don.
Mieux vaut ne pas offrir
Que trop immoler.
Voilà ce que thund grava
Avant les origines de l’humanité ;
Là, il ressuscita
Quand il revint.
Ces charmes je sais
Que ne sait femme de prince
Ni fils d’homme.
L’un s’appelle Aide
Et il t’aidera
Dans les procès et les chagrins
Et les dures détresses.
J’en sais un second
Dont ont besoin les fils des hommes,
Ceux qui veulent être mires
J’en sais un troisième :
Si je suis en pressant besoin
De mettre à mal mes ennemis,
J’émousse le fil des épées
De mes adversaires.
Ne mordent plus leurs armes ni leurs engins.
J’en sais un quatrième :
Si les guerriers me mettent
Liens à bras et jambes,
J’incante de telle sorte
Que je vais où je veux,
Fers me tombant des pieds
Et liens des bras.
J’en sais un cinquième :
Si, par vilaine, l’on m’envoie
Un trait volant parmi le peuple,
Il ne va pas si impétueusement
Que je ne puisse l’arrêter
Si je viens à le voir.
J’en sais un sixième :
Un homme me navre-t-il
D’une racine de bois plein de sève
Cet homme
Qui me voue au malheur,
Les maux le consument plutôt que moi.
J’en sais un septième :
Si je vois la haute flamme
Ardre la salle parmi les compagnons de banc,
Elle ne brûle pas si vaste
Que je ne puisse me préserver.
Tel est le charme que je chante.
J’en sais un huitième
Qui à tous est
Profitable à prendre :
Où que s’enfle la haine
Parmi les fils du chef,
Je peux l’apaiser promptement.
A présent les dits du Très-haut
Sont chantés dans la salle du Très-Haut,
Très utiles aux fils des hommes,
Inutiles aux fils des géants ;
Salut à celui qui chanta !
Salut à celui qui sut !
Qu’en jouisse celui qui les apprit !
Salut à ceux qui écoutèrent !

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