mardi 17 avril 2012

L'Agartha

L'Agarthahttp://www.histoirdefrance.fr/crimes/agartha.htm 
Une curieuse légende dit que Lhassa est le Pôle Blanc du Monde, le Pôle Noir se situant aux antipodes dans l'île de Pâques. Les statues pascuanes seraient des monolithes géants captant les ondes maléfiques du monde pour en préserver le pôle inverse : Lhassa. Elles seraient en quelque sorte  "l'entité minérale" des cercles magiques recevant les chocs en retour lorsque les maléfices jetés par les sorciers ne frappent pas la personne visée. En tout cas, il existe un mystère de l'Extrême-Orient, entretenu par la fabuleuse Agartha. L'Agartha, qui fut révélée par Saint-yves d'Alveydre, René Guenon et F. Ossendowski, serait un sanctuaire souterrain caché sous la chaîne de l'Himalaya, où officieraient les Maîtres du Monde. Voici, d'après Saint-yves d'Alveydre, brillamment commenté par M. Jacques Weiss (1) un reportage condensé sur cemystérieux royaume à l'existence duquel il nous faut croire sur parole. L'Agartha est la grande Université initiatique d'Asie, et son chef, le Mahatma, joue sans l'usurper le rôle de Souverain Pontife Universel. Ce rôle est essentiellement éducatif et pacifique, encore que l'Agartha possède la connaissance d'une science physique qui lui permettrait de faire exploser notre planète et que sa science psychique soit à l'avenant. Elle a voulu laisser ignorer son existence jusqu'au XIXè siècle. Pourquoi les Pontifes ont-ils dérobé leur Université aux regards du public? Parce que leur science aurait, comme la nôtre, armé contre l'humanité, le Mal, l'Anti-dieu et le gouvernement général de l'Anarchie. Les mystères ne seront abrogés que Si les promesses de Moïse et de Jésus sont tenues par les Chrétiens, c'est à  dire Si l'anarchie du monde fait place à la Synarchie (2). Où se trouve l'Agartha? Il ne convient pas de donner ici d'autres précisions que les suivantes : Avant Ram, son centre qui était à Ayodhya, la Ville Solaire, passa en un autre point; puis, en 1800 av. JC le sanctuaire se fixa dans l'Himalaya en un endroit connu de plusieurs millions d'Asiatiques. L'on ne trouvera parmi eux aucun traître pour révéler le lieu de ses nouvelles assises (3). Le territoire sacré de l'Agartha a une population de 20 millions d'âmes (4); il n'y a pas de prison; la peine de mort n'est pas appliquée, la police est faite par les pères de famille. Des millions de Dwijas (deux fois nés) et de Yogis (unis en Dieu) habitent les faubourgs symétriquement divisés de l'Agartha et sont répartis dans des constructions principalement souterraines. Au-dessus d'eux 5000 Pundits (savants), 365 Bagwandas (cardinaux), puis les douze Membres de l'initiation Suprême. Les bibliothèques qui renferment depuis 55 700 ans la véritable synthèse de tous les arts et de toutes les sciences, sont accessibles aux profanes. Elles se trouvent dans les entrailles de la Terre. Les véritables archives de la Paradesa (Université) occupent des milliers de kilomètres. Le jour où l'Europe aura fait succéder la Synarchie trinitaire à son gouvernement général anarchique, toutes ces merveilles deviendront accessibles. D'ici là, malheur aux imprudents qui se mettraient à fouiller la terre. Ils n'y trouveraient qu'une déconvenue certaine et une mort inévitable. Seul, le Souverain Pontife de l'Agartha, avec ses principaux assesseurs, possède la connaissance totale du catalogue de cette bibliothèque  planétaire. Les fakirs sont pour la plupart d'anciens élèves de l'Agartha qui ont arrêté  leurs études avant les hauts grades. Nul ne peut emporter de l'Agartha les textes originaux de ses livres d'études. La mémoire seule doit en conserver l'empreinte. C'est ainsi qu'au VIè siècle av. JC, Cakya Mouni (Bouddha) revenant dans sa cellule après une  excursion, poussa un cri terrible en ne retrouvant plus les cahiers d'études sur lesquels il comptait pour accomplir son mouvement révolutionnaire préparé en cachette. En vain courut-il au Temple Central où demeure le Brahatmah;  les portes en restèrent impitoyablement fermées. En vain mit-il en oeuvre pendant  toute une nuit la totalité de ses notions de magie. La Hiérarchie Supérieure avait tout prévu et savait tout. Le fondateur du Bouddhisme dut s'enfuir et dicter en toute hâte à ses premiers disciples ce que sa mémoire avait pu retenir. Évidemment, on ne peut que mettre en doute ce récit rocambolesque, rêvé par le bon Saint-yves d'Alveydre ou qui lui fut conté par un fakir mythomane; toutefois, le royaume souterrain. de l'Agartha appartient à  la tradition. Il n'est peut-être pas inventé de toutes pièces. Reste à discerner la vérité qui se cache sous l'affabulation. Qu'à une époque très reculée, des initiés ou les hommes de commandos planétaires, constitués en sectes secrètes, aient choisi les grottes de l'Himalaya, du Kohistan ou de Bâmiyân pour se retirer du monde ignorant, ne heurte pas le bon sens. Nous avons au contraire mille preuves de l'existence de noyaux occultes en Amérique (Tianhuanaco, Tacarigua), en Europe (Glozel), en Afrique (Memphis et Zinibabwé), en Asie Mineure et en Asie centrale. La légende de l'Agartha s'est-elle développée sur ces bases mal connues et parcimonieusement révélées ? C'est possible. L'archéologue traditionaliste Michel Carguèse présente une autre hypothèse aventureuse, mais que ne sauraient répudier les cosmonautes qui se préparent à coloniser la Lune en s'enfonçant comme des taupes dans le sol de notre satellite, à l'intérieur de machines qui agiront comme des perforateurs Il se pourrait que des êtres venus des planètes, incapables de supporter longtemps l'atmosphère terrestre, se soient enfoncés dans le sol, laissant à   la surface l'incompréhensible trace de leur passage. Incompréhensible pour nous, mais non pour ceux de leur race. Des ancêtres supérieurs auraient donc habité l'Agartha en y pénétrant par le Dolmen de Do King (Tibet), comme ils auraient pénétré dans d'autres centres souterrains de Bretagne, de Palestine et des Indes, c'est-à-dire aux points du globe où foisonnent les dolmens ou les grottes. En ce sens, les alignements de Carnac en France prennent une signification fantastique qui fut mentionnée par la mythologie des Celtes et il est intéressant de noter que les extra-planétaires des Andes, avant de s'exiler vers l'Égypte, s'enterrèrent dans la cité souterraine de Tianhuanaco, ce qui est pour le moins une coïncidence exagérée... Selon une croyance américaine, il existerait au pôle nord, un passage permettant d'atteindre un monde souterrain. Reprenant le mythe de l'Agartha, G. Trarieux d'Egmond, à propos de science antique, écrit en associant l'expérimental à l'occulte.  Ces calculs (les Nombres) sont encore conservés ainsi que toutes les sciences sacrées, dans la Souterraine Agartha. Ils furent légués par l'Atlantide à l'Égypte, ainsi que son symbole: le Sphinx.  L'étude des énergies de la Nature fut, elle aussi, poussée plus loin qu'elle ne l'a été depuis lors. Non seulement les  conquêtes modernes  - Si l'on peut les appe1er de ce nom - l'invention des aéronefs, des gaz asphyxiants et des bombes furent connues de ces peuples antiques, mais aussi d'autres  forces qui nous sont inconnues, telles que les énergies de l'éther.  Ainsi, chez les occultistes, se perpétue la tradition atlantidienne mêlée au fatras de l'invention hindoue. En 1947, un aventurier qui se faisait appeler Prince Cherenzii Lind, Maha Chohan (Grand chef) et Suprême Régent du Royaume de l'Agartha, vint en France rencontrer Frère Michael Ivanoff, Grand  Maître de la Fraternité Blanche Universelle de Sèvres.
LE MAHA CHOHAN
La relation de la visite de cette haute personnalité spirituelle fut donnée par une revue (1) dont nous reproduisons des passages. Cet homme est-il un Dieu ou un imposteur ? Le prince Cherenzii Lind, multimilliardaire épicurien, se prétend Maître d'un royaume souterrain et sauveur du monde  Le Maha Chohan ou Kut-Humi se présente en grand chef des Initiés de l'Agartha, mais aussi en directeur de la Grande Fraternité Blanche Universelle, union spiritualiste dont le but avoué est de sauver le monde. Ma première entrevue avec lui me laissa sous le charme ses paroles étaient logiques et sages. Dans sa Delage, il était encadré de deux nouvelles adeptes qui, en quelques heures, avaient su se rendre indispensables : une brune Argentine riche et influente en son pays, et la célèbre Lydie Bastien ! C'est un homme de 45 ans au type nettement européen on le croirait Belge, non sans quelques raisons. Ses cheveux et sa courte moustache sont noirs, son front intelligent et ses yeux habituellement autoritaires. Lors de notre entretien, il me reçut rue Lesueur, vêtu d'un dhoti bleu foncé jeté sur ses vêtements de ville, et il pétrissait entre ses doigts les boules de bois sculpté d'un grand chapelet tibétain dont chaque grain, dit-on, a une valeur symbolique. Voici les termes de l'entretien
-  Êtes-vous tibétain ?
- Je suis né a Darjiling, aux Indes, mais je suis Tibétain, car au moment de ma naissance, en 1902, Darjiling n'avait pas encore été arraché au Tibet par les Anglais et réuni à l'empire hindou.
- Êtes-vous descendant de Gengis Khan ?
- Je descends directement de lui . Le Maha porte à l'annulaire gauche une grande bague en or qui lui viendrait de l'antique conquérant tatare.
- Avez-vous une parenté avec le Kut Humi qui, au siècle dernier, fonda la Société Théosophique ?
- Je suis lui-même dans une nouvelle réincarnation
- Êtes-vous le maître du monde ou le Messie annoncé ?
- Mes enseignements parleront pour moi
- Qui vous a décerné le titre de Maha Chohan ?
- Le grand conseil de l'Agartha réuni en congrès : C'est à dire l'ensemble des sages et des grands instructeurs dont le siège central est seulement au Tibet. Mais les Sages habitent le monde entier. Il y en a à Paris, et l'Europe compte environ 4000 initiés à divers degrés. En Amérique, il y en a beaucoup plus. Il y a trois occidentaux actuellement dans l'Agartha, dont un Français. (Il est possible que ce dernier soit Mr Daniélou, fils de l'ancien ministre de la troisième république.
- Qui fonda l'Agartha ?
- C'est très vieux. Pratiquement son origine remonte à 56 000 ans, mais il faut savoir que jadis les années étaient beaucoup plus longues que maintenant.
- Existe-t-il un royaume souterrain au Tibet ? La description de ce royaume, faite par Ossendowski, est-elle exacte ?
- Il existe véritablement un royaume souterrain au Tibet. Presque tous les monastères sont reliés par d'immenses galeries qui, parfois, atteignent 800 km de longueur. Dans ces galeries sont des cavernes si grandes que Notre-dame de Paris y logerait à l'aise.
- Cela se situe entre le Tibet du Nord et la Mongolie ?
- Oui, des êtres humains y habitent et aussi des Jinas, êtres doués d'une grande intelligence, mais qui n'ont pas de corps physique. Les Jinas habitent les entrailles de la terre et ne remontent jamais à  la surface du globe. Ils sont armés de longues griffes et pourvus d'ailes analogues à celles des chauves-souris. Ce sont des esprits mauvais, mais moins mauvais cependant que les hommes, car il n'y a pas pire qu'eux. Ils deviendront plus tard des hommes en évoluant : ce sont les gnomes, les sylphes et les lutins de vos légendes.
- Existe-t-il une civilisation inconnue dans le royaume de l'Agartha ? Avez-vous des machines plus perfectionnées que notre bombe atomique et nos avions à réaction ?
- La civilisation de l'Agartha est uniquement spirituelle et " mentale ". Nous n'avons pas de machines mais des bibliothèques dont vous n'avez pas idée, des peintures, des sculptures et, en général, un épanouissement artistique qui vous paraîtrait prodigieux. Le monde entier sera bien obligé d'en convenir quand j'aurai permis à des journalistes et à  des cameramen de s'y rendre et de filmer les merveilles qui s'y trouvent. J'organiserai, en effet, une expédition en août 1948 (6). J'ouvrirai les portes de tous les sanctuaires.
- Qui financera l'expédition?
- Moi-même.
(Le Prince Cherenzii Lind aurait 16 milliards bloqués au Japon. Il m'a dit lui-même être propriétaire de 56 000 hectares de terre à Cuba et de 350 000 hectares à Panama.)
- Il fait noir dans ce royaume souterrain les cinéastes devront donc se réunir de groupes électrogènes ?
- Non !  il n'y a pas d'éclairage, mais les êtres et les choses de l'Agartha sont lumineux par eux-mêmes. (il n'empêche que pour photographier le Maha Chohan, rue Lesueur, il a fallu employer un flash; Personnellement, ce Grand Initié n'émet aucune lumière sensible, au sens littéral du mot.)
- On prétend que vous parlez 19 langues?
- Je connais le mongol, le tatar, le sanscrit, l'hindoustani, le bengali, le chinois Shensi, le français, l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien...
- Est-ce un atome d'hélium qui est enfermé dans votre bague ? Je crois que nos savants ne sont pas encore à même d'isoler ainsi une si  petite parcelle atomique ?
- J'expliquerai à  M. Joliot-Curie comment il faut procéder.
- Maître, vous le savez, ces révélations trouveront beaucoup de sceptiques. Jadis, quand vous étiez le premier Kut-Humi, vous avez fait des miracles en projetant votre écriture à distance. Les Français, qui ont un terrible esprit critique, ne s'inclineront vraisemblablement que devant des preuves tangibles.  Ne ferez-vous pas un miracle pour célébrer votre venue à Paris... et aider votre mission pacifique?
- Si je fais un miracle, il me faudra en faire d'autres. et toujours d'autres... J'insiste avec véhémence et finalement le Maha Chohan, avant de clore notre entretien, m'annonce en pesant ses mots
- Je ferai un miracle avant de quitter Paria.
- Un vrai miracle? Matériel? Comme de   faire apparaître un vase de fleurs sur ce guéridon? (Je montre un guéridon vide.)
- Des miracles comme cela, j'en fais tous les jours... Oui, je ferai un vrai miracle, à  la fois matériel et spirituel. Cette promesse fut faite devant plusieurs personnes qui peuvent en témoigner.  Je pose une dernière question relative à  la légende disant que saint Jean (l'Évangéliste), toujours  vivant, attend au Tibet le retour du Christ-roi.
-Qui vous a dit ces choses ? C'est à peu près exact : Saint Jean faisait partie de l'Agartha, mais il est mort au Tibet au XIIè siècle.
Note de la Rédaction
Là se terminaient les déclarations du Maha Chohan. Mais comme, au cours de leur entretien, celui-ci avait manifesté le désir de rencontrer des savants français pour s'entretenir avec eux des questions relatives à l'énergie nucléaire, notre reporter lui ménagea une entrevue avec quelques sommités scientifiques. Tout était prêt. Les actualités avaient été convoquées pour filmer la rencontre, mais le Maître de l'Agartha ne vint pas. Les savants, dérangés inutilement, se fâchèrent et parlèrent d'imposture. Notre reporter retourna rue Lesueur où on lui déclara que le Maha Chohan était en voyage. Le miracle promis n'avait donc pas eu lieu. Une enquête auprès des familiers de la maison permit également de constater que le Maître du monde ne recevait jamais de correspondance du Tibet. D'autre part, la tenue du Maha Chohan, dans la petite maison de Sèvres, où son  ambassadeur  en France, Frère Michael Ivanov, lui donnait l'hospitalité, jurait d'étrange façon avec le comportement habituel des Grands Initiés. Le Maha Chohan prétendait jeûner sans cesse. Notre reporter a pu constater qu'il avait un faible pour le poulet financière et le vin de Bourgogne. il faisait une étonnante consommation de cigares de la meilleure marque et passait ses soirées en compagnie de la fameuse Ludie Rastien, ex-maîtresse du surréaliste Gengenbach. On prétend qu'au cours de ces soirées, le champagne coulait à flots sur les pieds blancs de la belle Ludie et était aussitôt recueilli par les bouches avides de ses adorateurs.  De telles aventures, qui se renouvellent chaque année dans le monde entier auprès des crédules adhérents de Sociétés  spiritualistes , ne sont pas pour ajouter du crédit à  la  légende de l'Agartha, de ses  Chefs Suprêmes  et de ses  bibliothèques  ou s'amoncellent les archives terrestres de 55 700 années de civilisation !
LES LIVRES SECRETS
De tout temps, des formules secrètes ont été transmises, oralement ou par écrit. Ce fut sans doute le cas - s'il a jamais existé - de l'Enchiridion, petit livre qui renfermait les plus belles pensées chrétiennes et les plus grands secrets de la Kabbale, écrit, dit-on, par le Pape Léon III qui le donna à Charlemagne « comme le plus rare de tous les présents ». D'après Eliphas Lévi, « le souverain propriétaire de ce livre et sachant dignement s'en servir > pouvait être le Maître du Monde. Cette tradition suppose, ajoute Eliphas Lévi
1° L'existence d'une révélation primitive et universelle expliquant tous les secrets de la nature et de la science.
2° La nécessité de ne confier ces secrets qu'à des initiés.
3° La certitude d'une tradition réservant aux souverains pontifes, et aux maîtres temporels du monde la connaissance des mystères.
4° La perpétuité de certains signes, ou pentacles, exprimant ces mystères et connus des seuls initiés.
Charlemagne tira-t-il profit de l'Enchiridion ? C'est assez peu probable. N'a-t-on pas avancé que l'illustre empereur ne savait pas écrire ? Aussi, Léon III, comme jadis les prêtres d'Éleusis, a dû lui murmurer à l'oreille la formule énigmatique rituelle « Knox om pax » dont la traduction serait d'après Paul Le Cour : < Que celui qui peut comprendre comprenne ! » Tout n'est pas à prendre au sens littéral dans la tradition. Mais tout ne peut pas être gratuit ou faux. Nous songeons à l'Anneau de Gygês, aux poudres magiques des Alchimistes, aux drogues à transmutations physiques qui trouvent actuellement des réalisations scientifiques, aux légendes d'Homère qui furent reconnues vraies, au trésor du marquis de Carabas, qui est tout à fait authentique (7). Les imaginations les plus désordonnées reposent quelquefois sur de vrais souvenirs. Que représente au juste l'Agartha ? Une hallucination d'occultiste ou une de ces  centrales de vérité qui nous auraient été léguées par les exilés vénusiens (8)? Si la planète Vénus suscite aujourd'hui les hypothèses fantastiques de notre propre évasion, elle fut, dès la plus haute antiquité connue, un prétexte à mystères. Il y a 18 millions d'années, selon une légende de l'Inde et de l'Afghanistan, Mars, Vénus et la Terre étaient en étroites communications. Sur la voie magnétique qui reliait ces planètes voguait un immense vaisseau resplendissant, d'une puissance et d'une beauté extraordinaires. Il amenait sur Terre ~ trois fois trente-cinq êtres humains parfaits » qui constituèrent la première humanité terrestre.
Le mystère de 1'Agartha et de Schamballah
L 'Agartha est ce mystérieux royaume souterrain qui s'étendrait sous les montagnes de l'Himalaya et où résideraient, toujours vivants, les grands initiateurs du règne blanc et les Maîtres du Monde. L'Agartha, centre initiatique, serait régi par un principe analogue à celui des pyramides, l'Himalaya constituant le monument extérieur, et le royaume étant la crypte à l'abri des contaminations terrestres et cosmiques. Mais comment pourrait se développer dans une cavité neutralisée, l'anagogie (élévation de l'âme), le surhaussement de la pensée et sa cristallisation? Tout étant dans tout, les possibilités immenses du moi humain et supra humain se manifestent peut-être avec plus de sublimité dans un sanctuaire hermétique que dans l'extérieur contaminé par l'ambiance environnante. D'autre part, il ne semble pas théoriquement nécessaire que des êtres déjà arrivés au plus haut niveau de perfection aient besoin d'évoluer encore.
La lumière au fond des ténèbres
Une tradition donne quatre entrées à l'Agartha l'une entre les pattes du sphinx à Gizeh, une autre au Mont-Saint-Michel, une troisième au Néant Pertuis de la forêt de Brocéliande, et enfin une entrée principale à Schamballah au Tibet. L'idée d'un royaume souterrain est vieille comme le monde et sans doute prit-elle corps par opposition aux cités célestes, séjour des dieux et des forces invisibles cosmiques. Indépendante de la notion d'enfer, elle a cependant une corrélation avec l'Héphaïstos des Grecs et le Yavishtha védique, personnifications du   feu terrestre, mais également de l'initiation souterraine. Sur le plan humain, on trouve une correspondance dans chaque être avec la parcelle de lumière qui mûrit les forces secrètes et peut poindre dans la nuit pour chasser les ténèbres. Il suffit d'entrebâiller le pertuis, d'agrandir la fente, et le caché devient visible, ce qui est ésotérique flue vers l'extérieur. Notre mère la Terre est soumise à des cycles constants, allant de la détérioration de la surface sous l'effet du soleil, du gel, de la pluie, jusqu'à la restructuration par les forces internes. C'est ainsi que se crée le granit, base de l'écorce terrestre, on le sait depuis peu de temps. Le travail en profondeur, occulte, ignoré, est presque toujours le plus fécond; des forces extérieures détruisent ou détériorent, mais il y a toujours en compensation des forces intérieures qui recréent et assurent le déroulement naturel des cycles. La vie humaine elle-même se manifeste à l'origine dans les entrailles de la mère, et l'enfant voit le jour en sortant par la caverne, la grotte initiatique qui donna sa raison d'être au culte des Vierges noires. Jésus, délibérément, refusa cette initiation que lui offrit Marie Magdeleine la pécheresse, incarnation de la Vierge verte, vénusienne honnie des Hébreux. Pourtant le culte païen c'est-à-dire catholique qui signifie universel   de la Vierge noire et de la grotte, était tellement enraciné dans l'inconscient des hommes qu'il ne succomba pas sous les assauts qui lui furent donnés. Dans le mystère de I 'Agartha, ces différentes considérations ont une place qui n'échappe pas aux occultistes.
 Le souterrain de Zalmoxis
Selon le professeur Doru Todericiu, qui se référait sans doute à Alcide d'Orbigny, Zalmoxis, élève de Pythagore, serait venu à Alésia prêcher l'enseignement de son maître. On ne peut donner cette information qu'avec la plus extrême réserve, car on croit que Zalmoxis, philosophe pour tous et dieu pour certains, était antérieur au maître de Samos. On le présente comme le législateur des tribus étiques de la Thrace.(9) Après avoir été l'esclave affranchi de Pythagore, à Samos, il retourna auprès de ses compatriotes et leur enseigna l'immortalité de l'âme. Hérodote conte sur lui une curieuse anecdote.  S'étant fait construire un logement sous terre, il se déroba aux yeux des Thraces (et des Gètes), descendit dans cette retraite et y resta trois ans.  Il fut pleuré et regretté comme mort.  Enfin, la quatrième année, il reparut et rendit croyables par cet artifice, tous les discours qu'il avait tenus.  Je ne rejette poursuit Hérodote ni n'admets ce qu'on raconte de Zalmoxis et de son souterrain; mais je pense qu'il est antérieur de bien des années à Pythagore.  Les Gètes le révéraient comme un dieu et croyaient qu'après la mort, ils continueraient une autre existence auprès de lui. Tous les ans, pour lui envoyer un messager dans son royaume de l'au-delà, ils lançaient un guerrier en l'air, et le recevaient à la pointe de leurs piques « afin de le tuer noblement » Le culte de Zalmoxis est regardé par les historiens comme établissant une liaison naturelle entre les religions celtiques et celles des peuples du Proche-Orient. En dépit des relations déformées qu'en font les chroniqueurs, il est facile de comprendre que Zalmoxis était un sage et un initié qui vécut dans un sanctuaire souterrain pour y méditer, et d'où il énonça le précepte de l'immortalité de l'âme vraisemblablement avant Pythagore. Il ne fut donc pas son élève, mais son maître spirituel, et c'est en son honneur que Pythagore disait des druides qu'ils étaient les hommes les plus savants du monde.
 Le Vara du plateau d'Iran
Ce qui est le plus vrai, c'est parfois ce que les hommes croient sans preuve, mais dont l'authenticité leur est imposée par ordre des chromosomes-mémoires. En somme, on croit toujours à quelque chose qui a existé dans un lointain passé ou qui existera dans un certain futur. Le mensonge, en ce cas, n'est qu'un manque d'accord avec la longueur d'onde du temps présent. Les hommes, donc, croient à un mystère souterrain interférant avec leur destinée et celle de tout le genre humain. Un jour, nous demandâmes à notre ami Michel Simkine s'il croyait à une Haute Église de Jean, secrète et supérieure à la Basse Église de Pierre. (10) Il nous fit alors cette réponse étonnante -S'agirait-il d'une seconde Agartha? Mais alors, où situer un tel centre puisqu'il est invisible et peut-être hors de notre perception?   Puis Michel Simkine ajouta, toujours de façon sibylline." Regardez l'aiguille d'une boussole. Elle indique des points où résident les plus grandes forces magnétiques du globe, les plus polaires, et pourtant ces points, géographiquement, sont ceux où apparemment il ne se passe rien! " L'Agartha de la Haute Église, Si l'on veut bien admettre cette hypothèse, existerait-elle au pôle nord ou sous l'Himalaya? De toute façon, c'est sous terre que l'on imagine l'existence des centres initiatiques, et toujours avec des systèmes d'éclairage relevant d'une haute connaissance scientifique! Chez les anciens Perses, il est dit dans un fagard du Chah- Nameh (le Livre des Rois) que Jam ou Yima, fils de Tahmouras le Maître du Monde, vit toujours dans une forteresse souterraine, le vara, où il maintient une pure souche aryenne soumise à des lois justes. Le dieu Ahura, prévoyant le cataclysme du déluge, avait donné des ordres précis à Yima pour construire ce sanctuaire-abri. " Fais un vara long d'une course de cheval, de largeur et de longueur égales, porte là des représentants de chaque espèce, de petit et de gros bétail, des hommes, des chiens, des oiseaux, des bœufs et des moutons... tu y apporteras des spécimens de toutes les plantes, des plus belles et des plus parfumées, de tous les fruits les plus savoureux; toutes ces espèces de choses et d'êtres resteront là sans périr tant qu'elles seront dans le vara. N'y mets aucun être difforme ou impuissant, ou égaré, ou méchant, ou trompeur, ou rancunier, ou jaloux, ni un homme aux dents inégales, ni un lépreux. Dans la partie supérieure, tu traceras neuf avenues ; dans la moyenne, six; dans l'inférieure, trois. Dans les rues de la partie supérieure, tu mettras mille couples d'hommes et de femmes; six cents dans les rues de la moyenne; trois cents dans les rues de l'inférieure. Sur ce vara, tu ouvriras une fenêtre pour la lumière. Selon Henri Corbin, historien traditionaliste, le vara a des portes et des fenêtres qui secrètent d'elles-mêmes à l'intérieur, des lumières « créées et incréées ».
K. B.L. Schamballah
L'avènement prochain et inéluctable de la civilisation des Jaunes implique, pense-t-on dans les milieux de l'initiation, la destruction de I 'Empire des Blancs. Encore une fois, seuls seront épargnés ceux qui auront cherché un refuge sur les hautes montagnes du globe. Pourtant, une secte, mi-spiritualiste, mi-politique, la « Grande Loge du Vril » tente d'opérer une sorte de jonction fraternelle entre l'Occident et l'Orient, en installant curieusement le vieux dieu germanique Wotan que les Scandinaves appelaient Odin, dans une Agartha qu'ils nomment Kambala ou Schamballah. Il semble qu'il y ait identité entre ce Schamballah et l 'Agartha que firent connaître Ferdinand Ossendowski et René Guénon. Selon l'auteur de Bêtes, Hommes et Dieux, le peuple souterrain d'Agartha a atteint le plus haut savoir et compte huit cents millions de sujets sous les ordres du Maître du Monde. Pour la Grande Loge du Vril, les forces occultes d'Orient, indotibétaines, sont seules dépositaires des plus anciennes traditions aryennes. Le maître des Trois Mondes trônant à Schamballah ou K.B.L., est Lucifer ou Odin. Les forces du K.B.L., dont les principes sont exposés dans les Védas et le Bardo Thôdol tibétain, doivent servir à une nouvelle synarchie pour unir dans un même combat (anti-forces noires) la race la plus nombreuse, les Jaunes, et la race la plus capable, les blonds Nordiques . Ces forces ont une nature magique et sont issues des quatre principales traditions du monde :  tibétaines, hindoues, égyptiennes, allemandes, toutes étant polarisées sur une cinquième tradition, celle de Schamballah ou franc-maçonnerie souterraine. Le répondant extérieur pour la surface du globe est la " Grande Loge du Vril ". Disons tout de suite que nous ne sommes pas du tout d'accord sur le caractère initiatique de cette secte, et encore moins sur sa politique. Nos recherches personnelles sur l'histoire inconnue des hommes, nous tenons à le rappeler, nous font emprunter à la tradition occidentale et à la science. Nous pensons et croyons que la civilisation blanche est d'origine extraterrestre et qu'elle s'implanta d'abord chez les Aryens-Celtes, c'est-à-dire, en Occident. D'autre part, la Grande Loge du Vril (G.L.V.) fait état de documents dont nous suspectons l'authenticité, et de théories qui sont fondamentalement opposées aux nôtres. Néanmoins, nous tenons à honneur de faire connaître l'enseignement de la G.L.V, précisément parce qu'il est différent de nos croyances et de notre idéal spirituel. Nous luttons trop contre les conjurations pour nous montrer sectaires envers qui que ce soit, et particulièrement envers des chercheurs dont nous n'avons pas lieu de dénier la sincérité et pourquoi pas, le bon droit.
La race lumineuse
Le Maître des Trois mondes dont les initiales sont K.R.T.K.M. règne à Schamballah sur une communauté de Mages, les Verts, qui constitue la synarchie cosmique Tchoung-Young ou Voie de I 'Invariable Milieu.   Ces mages descendants d'ancêtres vénusiens, ont été réincarnés dans la race aryenne et prétendent succéder à Zoroastre et à Mahomet pour ressusciter « le sens rituel de la Pierre Noire. La fondation du sanctuaire de Schamballah remonte, dit le manifeste K.B.L.(11) à l'an 701969 de l'ère luciférienne. Le Bouddha futur viendra d'Occident et du septentrion et sera le Kalki-avatar des Hindous, ou Koundalini-avatar, qui passera à son doigt l'anneau métallique de Gengis Khan. Sa venue marquera le retour de l'âge d'or et précédera l'avènement de la race lumineuse, contemporaine de la résurrection de Mû ou Tao-land.  Ce sera la fin du Kâli-Yuga, l'éviction des Joten et Caco-démons des centres de direction de la planète, et des 100000 ans de mauvais karma hérité de la sombre Atlantide.  Il est difficile de s'y reconnaître dans le labyrinthe de ces exposés; on ne voit pas très bien quel rôle est dévolu à la masse des Jaunes. De plus, si le centre initiatique est Schamballah dans l'Himalaya, il est fait état avec dévotion des Manoirs Hyperboréens du septentrion, et même d'un château en Angleterre, gardé sans avoir de murailles. Un ésotériste spécialisé dans la magie sexuelle, Paul Grégor (12) a écrit lui aussi sur les peuples Souterrains. Pour des raisons obscures, ils auraient érigé ces redoutables autels, creusé ces galeries par lesquelles ils seraient descendus vers le noyau, vers le vagin du monde d'où naît tout le feu et toute l'eau de la planète, d'où jaillissent tous les courants de lave de tous les volcans... Là-bas, parmi les fondations ténébreuses de tout l'univers, se serait établi finalement le gros du peuple des Mystérieux Constructeurs.   Paradoxalement, les théosophes, dont on ne saurait suspecter l'idéal voué à la magie blanche du spiritualisme, situent également leur Maître du Monde dans un Schamballah asiatique. Les Instructeurs théosophes disent que les Seigneurs de Vénus ont fondé dés leur arrivée sur la Terre, la Grande Loge d'initiation; leur résidence actuelle est désignée symboliquement par le nom ancien de Schamballah, cité astrale qui se trouverait en Asie, au Gobi. Cette cité sainte, sur laquelle règne le Maître du Monde, est invisible aux yeux du vulgaire. C'est le sanctuaire secret, siége du gouvernement occulte de notre globe. La légende du royaume souterrain abritant les Maîtres et les archives secrètes du monde est une réalité grandiose. (13)
 Le mont Mérou
L'Agartha d'Ossendowski et les Schamballah de la G.L.V. et des théosophes coïncident-ils, ou bien sont-ils des sanctuaires différents et sans doute opposés? On est en droit de le croire. Pour le swâmi Matkormano (dans un livre précédent nous avons présenté son enseignement avec l'objectivité dont nous espérons faire preuve ici) le centre initiatique d'Asie est le mont Mérou. Or, Schamballah est précisément à cet endroit. Dans la théologie des Hindous, c'est de ce mont que descendent les peuples dont ils tirent leur origine. Dans la cosmologie lamaïste du Tibet, il est dit.  Au milieu du disque terrestre s'élève vers le ciel le mont Mérou. Sur les quatre versants de ce sommet qui sont de cristal, d'azur, de rubis et d'or, habitent les quatre rois du monde et leurs peuples de démons.  Pour la G.L.V.    le mont Mérou est le centre de Schamballah et le point d'intersection de deux plans d'existence qui sont à la fois réels et irréels. Au Turkestan soviétique se trouve une figure géométrique dont la réalité géophysique appartient à la perception supra consciente ou extra-sensorielle... Elle est composée de deux pyramides dont l'une est inversée : pyramide pointe en haut = mont Pamir, et pyramide pointe en bas = mont Mérou, plans hyper physique et géophysique. Au point d'intersection est le sommet du Mérou, montagne sacrée des Aryens et des Jaunes, sur lequel s'élève le château fort du Roi du monde... omphalos, centre ombilical du microcosme et du macrocosme. De ce carrefour partent quatre routes dans les quatre directions cardinales au sud vers le pôle de Sion, à l'ouest vers le pôle du lac Salé, au nord vers le pôle de Thulé, à l'est vers le pôle du Pamir sa prolongation himalayenne, son extrémité étant Darjeeling. Ces pôles sont les foyers d'intense énergie magnétique, agissant par périodes sur l'évolution des peuples et sur leur histoire... Au sommet du Mérou se dresse le château de Diamant Glasburg (littéralement château de verre) qui est, en quelque sorte, le palais du souverain régnant sur la capitale du monde souterrain... A ses quatre coins, le château comporte quatre tours appelées Tours du silence dans la religion mazdéenne, et qui renferment les piles accumulatrices de l'énergie magnétique issue des pôles terrestres. Après l'avoir transmutée, elles réfléchissent cette énergie vers les galaxies de notre monde sidéral. A ce titre, Glasburg est le centre énergétique de l'univers... Les tours reçoivent et émettent des ondes magnétiques telluriennes qui sont des vibrations sonores (ultrasons) atteignant un degré appelé grand silence. Ces ondes de la  " lourdeur "  sont contenues pour une fraction infime dans le plomb et le magnétisme photonique émis par l'anneau de Saturne, tous les quatorze ans, en direction de la Terre. Elles sont dérivées des protons A 1 (énergie subatomique du noyau incandescent de la Terre.(15) La Grande Loge du Vril entend assurer sa domination sur le monde par la maîtrise d'une force appelée vril Cette force mystérieuse fut découverte, sinon inventée, par l'écrivain Bulwer-Lytton qui en parla dans un livre célèbre intitulé La Race qui nous exterminera, laquelle sera, d'après la G.L.V., celle du peuple des Verts ou Vril-Ya, ancêtre de la race blanche nordique. Le vril est issu des protons A 1 émis par le noyau du globe terrestre.
Le vril
La maîtrise du vril, fin en soi pour acquérir tous les pouvoirs, peut s'obtenir par deux voies. La voie scientifique qui consiste à isoler " chimiquement "  les particules de Proton A 1 contenues dans le plomb, à les capter dans le magnétisme photonique de Saturne ou dans la lave issue des volcans en activité.  Ce fut la voie suivie par Wotan et plusieurs alchimistes. Soumises aux radiations du " combiné "  obtenu,  les glandes sexuelles mâles activent tous les korlos et installent le moi à son centre de gravité physique. La voie mystique emprunte à un rituel de haute magie dans lequel entrent en jeu les éléments ci-après « les vibrations sonores de la lettre K, le signe de Saturne, la couleur violette, l'améthyste, le plomb, les runes  (caractères germaniques et scandinaves), un mandala centré sur K.B.L., et Ankh, une initiation effectuant la remontée symbolique dans le temps, la parole de vie pour la résurrection de Toutankhamon, la métempsycose... Pour Bulwer-Lytton, initié à la Fraternité de Louxor, le vril était une sorte de baguette magique qui pouvait guérir les maladies ou foudroyer à distance ceux qui deviendront maîtres de cette énergie pourraient artificiellement déclencher des éruptions et des séismes, ou réveiller des volcans éteints depuis longtemps.  Il est intéressant de remarquer que depuis des temps immémoriaux, les hommes ont rêvé de devenir les Maîtres du Monde et de posséder le pouvoir de détruire des nations, voire même la planète. Ces sentiments appartiendraient-ils à la magie blanche? Non, à n'en pas douter. Des sorciers ont prétendu détenir de tels pouvoirs, et ce n'était que chimères d'empiriques. De nos jours, les savants ont résolu le problème, et leur fission nucléaire est l'aboutissement infernal des recherches et des images-désirs des antiques mages. Nos savants font-ils de la magie blanche? Certainement pas! A l'opposé de ces conceptions brutales, des êtres d'une spiritualitè différente rêvent d'établir un nouvel âge d'or et suscitent par des images désirs des forces qui tentent de mettre en échec celles des magiciens noirs. Des Maîtres de la véritable humanité-lumière pensent, et travaillent, sans doute dans l'invisible qui n'a pas nom Agartha, Schamballah ou mont Mérou. Les rosicruciens ne disent-ils pas que le nom du sanctuaire des Maîtres du Monde commence par la lettre A ?
L'Agartha de Gérard de Nerval
Les loges maçonniques, lors des cérémonies de réception au grade de Maître, évoquent symboliquement l'assassinat d'Hiram  par trois de ses compagnons, jaloux de son adresse et de son mérite de fondeur de métaux. Hiram était un Phénicien membre d'une confrérie d'artisans orientaux qui avaient été envoyés au roi Salomon par le souverain de Tyr. Il fondit pour le temple deux chérubins en or et la célèbre Mer d'airain, mais un incident survint qui menaça de réduire à néant le chef-d'œuvre du Maître. C'est alors, dit la tradition rapportée par Gérard de Nerval, qu'entre en scène un géant de bronze, un marteau à la main, qui entraîne Hiram vers le centre de la Terre dans " l'âme du monde habité ". Là est le palais souterrain d'Énoch, appelé Hermès en Égypte et Edris en Arabie. Le géant de bronze révèle alors son identité il est Tubal-Kaïn, fils de Lamech le frère de Noé, et c'est lui qui apprit aux hommes à forger les métaux. Au cours de la visite du royaume souterrain, Tubal-Kaïn se montre guide averti  -   Tes pieds, dit-il au Phénicien, foulent la grande pierre d'Émeraude qui sert de racine et de pivot à la montagne de Kaf  : ici règne sans partage la lignée des Kaïn... C'est là qu'expire la tyrannie jalouse d'Adonaï (Dieu pour les Hébreux), là qu'on peut sans périr, se nourrir des fruits de la science. Dans cette tradition, Adonaï jadis plaça une minuscule étincelle au centre du moule de terre où il voulait faire l'homme, et cette étincelle suffit pour échauffer le bloc, l'animer et le rendre pensant. A la surface terrestre, l'âme de notre être lutte contre le froid, ce qui amoindrit d'autant l'ensemble de nos facultés. Enfin, l'étincelle est un jour entraînée par l'attraction centrale et nous mourons. La Terre elle aussi mourra car ses races s'amoindrissent et le froid la pénètre chaque jour de plus en plus. Le récit légendaire se poursuit ainsi A un certain moment, Hiram se dirige vers une énorme pierre carrée et blanche comme la neige. Arrête! s'écrie Tubal-Kaïn; nous sommes sous la montagne de Serendib; tu vas fouler la tombe de l'inconnu, du Premier-né de la Terre : Adam sommeille sous ce linceul qui le préserve du feu. Apparaît alors Caïn, le père de la lignée des Fils du Feu, fils d'Ève et d'Eblis, c'est-à-dire d'Ève et de Lucifer, l'ange de la lumière. Il dit comment il a été élevé à travailler durement comme un esclave, aux récoltes et aux produits de son industrie, alors qu'Abel, fils d'Adam, né du limon, était chéri d'Adonaï. Las de tant d'injustice, Caïn tua Abel, mais il se fit bienfaiteur de sa race pour se faire pardonner ce crime qu'il regrette amèrement... Des légions de gnomes appliqués à travailler crient Honneur à Tubal-Kaïn! Et Hiram, ouvrier dans ce monde où le travail est roi, ressent une allégeance inexprimable et un orgueil profond. Puis, Tubal-Kaïn conte que pour conjurer le déluge, il fit creuser dans l'écorce terrestre des galeries dont une entrée se trouve sous une énorme pyramide à Gizeh en Égypte. Enfin, il dénonce la haine tenace dont  Jéhovah, dieu des Hébreux et des Chrétiens, poursuit les hommes et prédit une descendance spirituelle fameuse à l'artiste génial qu'est Hiram de Tyr. Quand tu ne seras plus sur la terre, la milice infatigable des ouvriers se ralliera à ton nom et la phalange des travailleurs. des penseurs abaissera un jour la puissance aveugle des rois, ces ministres despotiques d'Adonaï.  Puis, Hiram est reconduit vers le monde de la surface. Ainsi s'achève la descente aux Enfers initiatiques du fondateur de la véritable maçonnerie,  écrit un chroniqueur du "  Vril "  n° 3, à qui nous empruntons ce résumé. Tel est l'Agartha des Francs-maçons, du moins dans l'optique de Gérard de Nerval qui situe le royaume souterrain sous l'île de Serendib, fameuse dans les relations des géographes arabes, mais dont nul ne peut préciser la situation. On a avancé, sans aucune certitude, les noms de Ceylan, Madagascar, Sumatra, mais il est remarquable que cette Serendib   mystérieuse soit une île comme dans la mythologie celtique, où l'île remplaça la caverne, la grotte et tous les lieux de ténèbres.
(1)   La Synarchie. Adyar.
(2)   Il est curieux de noter que ces termes sont à peu près identiques à ceux de la prophétie de Fatima : " Si l'on écoute ma demande, la Russie se convertira et l'on aura la paix. "
(3)   Nous avons personnellement connu le " Christ-roi ", Serge Raynaud de la Ferrière, Souverain Pontife de l'Église Universelle, Suprême régent de l'Agartha Directeur du Bureau mondial permanent des Questions Culturelles, etc., et qui fixait les entrées de l'Agartha dans la région du monastère de Chigatzé et de Kwen Lun. Nous avons également fort bien connu le   "prince Cherenzii Lind Maha Chohan, Suprême Régent"  lui aussi (disait-il) de l'Agartha, qui devait nous emmener dans le sanctuaire souterrain situé au nord de Lhassa. Nous avons même eu l'honneur d'être condamné à mort par l'Agartha, pour sacrilège (Point de vue - Images du Monde du 20-11-47; Le Club du Faubourg, nov. 1947; Le Monde et ta Vie, n° 100, sept. 1961.)
(4)   D'après le Maha Chohan, saint Jean l'Évangéliste officierait dans le grand conseil
(5)   Point de Vue, n° 140, 20 nov. 1947.
(6)   Est-il nécessaire de préciser que cette expédition demeura à 1'état de promesse?
(7)   En dépit de son nom légendaire, ce trésor est historique Claude Gouffier, grand écuyer de François Ier en 1546, et qui portait le titre de comte de Caravaz, mourut en laissant une grande fortune que l'on ne retrouva pas. Elle serait enfouie dans son château d'Oiron, près d'Airvault (Deux-Sèvres). Le comte de Caravaz servit de parangon à Perrault pour camper le marquis de Carabas.
(8)   L'Observatoire de Meudon a pu vérifier le 7 juillet 1959 que la planète Vénus possédait une atmosphère de 20 à 40 km d'épaisseur. La traversée de cette masse gazeuse a duré plus de deux secondes. (Calculée par le passage de Régulus. D'après la tradition, Vénus serait recouverte par un immense océan.
(9)   Les Gètes formaient le peuple scythique de l'ancienne Europe sud-orientale (la Roumanie). Ils s'étaient apparentés aux Daces et on les confond Souvent avec les Goths. Mythologiquement, ces peuples représentaient la race des géants semi divins. Les Gétes furent peut-être les premiers Slaves et Scandinaves.
(10)  Dans l'évangile selon saint Jean (mais non écrit par Jean on le sait), on relève chap. XXI, ces paroles qui ont motivé la croyance à une église ésotérique - 20  Pierre s'étant retourné vit venir après lui le disciple que Jésus aimait et qui pendant la cène s'était reposé sur son sein et lui avait dit « Seigneur, qui est celui qui vous trahira? - 21  Pierre, donc, l'ayant vu, dit à Jésus Et celui-ci, Seigneur, que deviendra-t-il?  - 22   Jésus lui dit  " Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que vous importe? Pour vous, suivez-moi. " - 23  Il courut sur cela un bruit parmi les frères, que ce disciple ne mourrait point. Jésus néanmoins n'avait pas dit Il ne mourra point mais «Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que vous importe?»
11)   La Grande Loge du Vril J.~C. Monet, 9, rue du Hanovre Paris-2', adresse purement postale. Lucifer. bien entendu, est pris ici dans le sens de bon ange, de « porteur de lumière », ce qui correspond en effet à sa véritable nature.
(12)  Paul Grégor, Journal d'un sorcier ou l'Envoûtement selon la macumba Hors commerce.
(13)  H.M. de Campigny, Traditions et doctrines Ésotériques.
(14)  Le Livre des Maîtres du Monde, éditions R. Laffont, 6, place Saint-Sulpice, Paris-VIè - chap. VII  Les secrets du swami Matkormano - Les statuettes à oracles - Le miroir magique - Le miroir de Mazda.
(15)  Ces définitions analysées par un physicien ne correspondent à aucune réalité observée ou même spéculée.
Cette page est extraite des oeuvres de Monsieur Robert Charroux. Tous les textes présents dans cette rubrique sont retranscrits intégralement. Ils ne souffrent aucun résumé et méritent d'être reproduits dans leur intégralité. Ce n'est pas du plagiat, mais une reconnaissance et un hommage envers un auteur courageux, hélas disparu, qui a su braver le scientifiquement correct.  La page source vous indique le moyen d'acquérir ses ouvrages
Dernière Modification   22/06/11
© Histoire de France 1996

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