mercredi 28 mars 2012

L'ATLANTIDE LES RÉVÉLATIONS D'UNE CIVILISATION PERDUE, partie 4

4
L'ARCHITECTURE
Les ingénieux bâtisseurs du
passé ont accompli des réalisations
qui n'ont jamais encore été égalées.
Les immenses remparts maintenant
reçouverts par l'eau, les pyramides
d'Egypte et d'Amérique centrale,
Tiahuanaco, la Cité aux portes d'or,
le complexe système routier de
l'Amérique du Sud offrent un aperçu
du talent et de l'expertise remarquables
des peuples de la préhistoire.
D'immenses structures, situées à
grande distance les unes des
autres sur la surface de la planète,
révèlent que des personnes très
avancées possédaient des techniques
scientifiques et architecturales
supérieures, telles que la capacité de
déplacer des roches de 180 000 kilos
sur des distances considérables et de
les ajuster parfaitement les unes par
rapport aux autres. Ces réalisations
représentent le point culminant d'un
long développement à partir d'une
source inconnue. Le mérite revient
en partie à la civilisation de
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Atlantide5.PNG
l'Atlantide, mais la présence de visiteurs venus du ciel constitue
une autre explication possible.
LA CITÉ AUX PORTES D'OR
La renommée capitale de l'Atlantide est habituellement
désignée sous ·le nom de la Cité aux portes d'or. Platon décrit
soigneusement les constructions et les détails de cette cité,
notamment ses immenses édifices et leur décoration élaborée.
Ses descriptions sont tellement différentes de tout ce qui
pouvait exister à son époque qu'il lui fallut de toute évidence
énormément de courage et de conviction pour attribuer la cité à
une ancienne civilisation. Toutefois, la Cité aux portes d'or était
en fait très semblable à Khorsabad, la ville fortifiée bâtie par le
roi Sargon II à Sumer, laquelle était profondément enfouie dans
le sable lorsque vécut Platon. Les méticuleux écrits des
Sumériens rendent compte de l'aide appréciable que les dieux et
les déesses ont offerte pour la conception et la construction de
la magnifique cité. La Cité aux portes d'or ressemble aussi à la
capitale des Aztèques, au Mexique, et à Cuzco, l'extraordinaire
cité des Incas, au Pérou. Ces trois glorieuses métropoles furent
découvertes bien longtemps après que Platon ait décrit l'opulence
de la Cité aux portes d'or.
La cité circulaire
Platon rapporte que le dieu Poséidon et sa femme
mortelle Cleito élevèrent leur famille en Atlantide, sur une
colline entourée d'une large plaine, à environ huit kilomètres de
l'océan. Poséidon créa trois zones circulaires autour de son
foyer. Les canaux qui divisaient le terrain en sections étaient
remplis d'eau, laquelle trouvait sa source dans les montagnes
avant de traverser les plaines. Au moins à quatre reprises, les
tremblements de terre et l'éruption des volcans situés à
proximité créèrent de graves dommages, mais les Atlantes
reconstruisaient toujours leur Cité sur le même modèle - des
cercles de terre entourés de trois anneaux remplis d'eau. 1
D'autres civilisations anciennes ont copié ce modèle. Carthage,
sur la côte de la Méditerranée au nord de l'Afrique, fut bâtie
selon des plans à peu près identiques, tandis que la cité principale
des Aztèques, avec ses édifices qui s'élevaient autour d'un
complexe réseau de canaux, fut construite selon des plans de
base similaires. Des images radar récentes prises par la Navette
spatiale ont révélé que, il y a plusieurs siècles, une ville était
construite sur le site des extraordinaires édifices actuels à
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Atlantide6.PNG
Angor Wat, au Cambodge. Tout comme la Cité aux portes d'or,
cette cité préhistorique était entourée de douves parfaitement
circulaires.
D'innombrables petits bateaux circulaient dans les voies
navigables de la Cité aux portes d'or, approvisionnant les habitants
comme le font les petits marchands du lac Dai, à Srinigar,
en Inde, qui glissent d'une maison flottante à l'autre dans leur
shikara chargée de nourriture, de vêtements et d'objets d'artisanat.
L'eau des canaux de la Cité aux portes d'or complétait le
travail de la pluie et fournissait une humidité supplémentaire
dont bénéficiaient les plantes luxuriantes, les fougères, les
fleurs et les arbres. Les sentiers qui longeaient ces courants
créés de main d'homme étaient un refuge de fraîcheur à côté de
la confusion de la cité. Les fontaines bouillonnantes
témoignaient par ailleurs de la prédilection qu'avaient les
Atlantes pour les sources d'eau vive. Les nombreux ponts qui
traversaient les canaux permettaient de se rendre facilement
d'un anneau à l'autre, en plus de soutenir les aqueducs transportant
l'eau potable destinée aux habitants de la cité.2 Les
Atlantes construisirent sur ces ponts 200 tours élaborées, 3 qu'ils
incrustèrent de métaux rutilants et de pierres précieuses.4 Les
tours servaient de maisons de surveillance, de lieux d'entreposage
ainsi que de postes d'observation et de communication.
S'élevant vers le ciel à partir des ponts, les tours étincelantes
ajoutaient de la beauté et de la vitalité au quotidien des habitants
de la cité.
Le travail du métal
Afin d'encercler chacun des grands anneaux, les
Atlantes construisirent de massifs murs de pierre, d'une largeur
de quinze mètres et de la hauteur d'un édifice de sept étages. Ils
couvrirent de cuivre les pierres de l'imposant mur extérieur,
celui du milieu fut couvert d'étain, tandis ~ue le mur entourant
le cercle central fut recouvert d'orichalque, un genre d'or tirant
sur le rose. Les alchimistes d'Atlantide associaient certains
métaux à des planètes spécifiques. Leurs visiteurs de l'espace,
bien informés, leur avaient appris que les ions contenus dans les
métaux étaient toujours en mouvement, et ils croyaient que
cette activité suivait des schémas dictés par l'orbite de la planète
particulière à laquelle correspondait principalement tel ou tel
métal. 6 Chaque métal était associé à l'un des corps célestes. Les
murs de cuivre, d'étain et d'orichalgue représentaient respectivement
Vénus, Jupiter et le Soleil. 7
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L'orichalque, aussi appelé « cuivre des montagnes »,
recouvrait le mur intérieur de la cité. Ce métal était populaire en
Atlantide, mais sa composition demeure quelque peu
mystérieuse. Selon les descriptions de Pla_ton, il semble qu'il
n'était pas familier à Solon et aux prêtres d'Egypte, même si ces
derniers savaient que le métal en question « scintillait comme le
feu ».8 En grec ancien, la langue de Solon, le terme chalkos, qui
constitue la racine du mot orichalque, s'appliquait à tous les
métaux. Ainsi, orichalque signifiait littéralement « métal
doré». Platon décrit l'orichalque comme quelque chose dont on
ne connaissait que le nom à son époque, mais qui avait déjà été
un métal précieux qui n'était égalé que par l'or. L'orichalque de
l'Atlantide fut pour une première fois mentionné, 600 ans avant
Platon, par le poète grec Homère. Celui-ci l'évoque en effet
dans un hymne à Aphrodite, où il le décrit comme un métal
doré. Hésiode, un autre poète grec antérieur à Platon (milieu du
VIne siècle av. J.-C.), en fait aussi mention.9
Il est possible que l'orichalque ait été un alliage d'or et
de fer de météorite, et qu'il en existe encore quelques traces
aujourd'hui. En 1916, le British War Office installé en Inde eut
en sa possession des statuettes représentant des éléphants et des
accessoires pour brûler l'encens qui étaient faits d'un métal
mystérieux. Ces objets anciens avaient été conservés pendant
des siècles dans des monastères hindous. Les pierres translucides
et les cristaux incrustés dans les petits vases produisaient
un effet impressionnant lorsque l'encens était allumé dans une
pièce sombre car, en même temps que l'odeur se répandait dans
l'air, la lueur du feu se reflétait à travers ces garnitures. Le
British War Office détermina que le métal inconnu était un
alliage combinant un haut pourcentage de nickel et une partie
d'or.TO Le fer de météorite, assez commun en Atlantide,
contient du nickel.
Les montagnes de l'Atlantide abritaient beaucoup de
dépôts de minéraux, dont l'argent, l'or, le cuivre, l'étain, le fer et
le souffre. Tous appréciaient les métaux précieux, d'autant plus
qu'ils étaient facilement accessibles. Ceux-ci étaient utilisés
comme parures personnelles ou pour omer les édifices. Afin de
répondre à leurs propres désirs en même temps qu'aux
demandes des visiteurs extraterrestres, les Atlantes exploitèrent
aussi des mines d'or et d'argent en Afrique et en Amérique du
Sud, et firent l'extraction de l'étain et du cuivre au Pérou et en
Grande-Bretagne.
Ayant observé les fréquentes éruptions du mont Atlas,
les Atlantes comprirent quel effet spectaculaire la chaleur
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pouvait avoir sur les métaux et ils mirent au point des méthodes
pour fondre le cuivre. II Ils produisirent et utilisèrent aussi le
bronze. Lorsqu'ils s'établirent dans le nord de l'Europe et près
de la Méditerranée, des régions où le cuivre était rare, ils
fabriquèrent du bronze comme ils le faisaient en Atlantide, en
chauffant le cuivre et en le fusionnant avec de l'étain. 12 Les
anciens 9utils de cuivre précèdent habituellement les outils de
bronze. A cause de l'influence des Atlantes, peu ont été découverts
dans les régions du nord de l'Europe et de la Méditerranée.
Les techniques atlantes ont permis aux peuples indigènes de
passer directement de l'âge de pierre à l'âge du bronze. 13
L'Atlantide a subi le passage du temps. Au cours de sa
longue histoire, sa capitale inégalée a cependant témoigné de
l'habileté créatrice de ce peuple ainsi que du culte et du respect
qu'il portait à tous les aspects de la nature. Cela est
particulièrement vrai pour la partie encerclée, avec son temple
richement orné et son parc enchanteur, au coeur de la cité. Tous
les rois qui se sont succédé ont tenté de surpasser les contributions
considérables de leurs prédécesseurs. Le temple consacré
à Cleito et à Poséidon a ainsi atteint une splendeur
insurpassable.
Le Temple de Poséidon
Le Temple de Poséidon état si grand - 180 mètres de
long, 90 mètres de large et une hauteur proportionnelle - que
même Platon admit que son aspect était plutôt« barbare ».14 Le
Temple de Poséidon dépeint par Platon était certainement
différent des temples grecs austères qui lui étaient familiers.
Selon ce qu'il décrit, les murs extérieurs du gigantesque édifice
étaient bordés d'argent et ses tours étaient couvertes d'or brillant.
Avec ses gracieuses fontaines, la cour de tuiles bleues
offrait aux gens un endroit pour se rassembler. Autour du
Temple de Poséidon, chacun des rois qui se succédèrent érigea
une statue en or de lui-même et une autre représentant sa
femme.I5 Les statues étaient installées dans de splendides
jardins regorgeant d'espèces rares d'arbustes à fleurs et de
grands arbres venant de partout dans le monde.
Entre autres origines, c'est le mur recouvert d'or qui
entourait ce temple unique et ses terrains16 qui donna son nom
à la Cité aux portes d'or.17 L'appellation a en outre une signification
ésotérique. Plusieurs médiums désignent aussi la cité par
son nom plus officiel, Chalidocean. Au rer siècle av. J.-C.,
Diodorus Siculus rapportait que, en Afrique, elle était appelée
Cercenes.18
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Selon les descriptions de Platon, l'intérieur du Temple
sacré de Poséidon était aussi orné que l'extérieur. Les plafonds
étaient recouverts d'ivoire rehaussé d'or, d'argent et
d'orichalque. L'orichalque illuminait aussi les murs, les piliers
et les planchers. Entourée des statues de gracieuses nymphes
marines sur le dos de dauphins dorés, une gigantesque statue
qui représentait Poséidon conduisant un char tiré fsar six
chevaux ailés dominait au centre de la salle principale. 9
L'immense Temple du Soleil des Incas, à Cuzco,
ressemblait au Temple de Poséidon. Son intérieur était orné de
feuilles d'or et ses jardins somptueux étaient garnis de
nombreuses statues, en or elles aussi. Les fouilles effectuées
dans la cité sumérienne de Khorsabad ont révélé l'existence, en
son centre, d'un majestueux palais royal. Les murs intérieurs de
cet immense édifice étaient gravés de bas-reliefs ~i, placés
bout à bout, pouvaient atteindre un kilomètre et demi. 0 En plus
de ce magnifique palais, la métropole était, tout comme la Cité
aux portes d'or, remplie de temples, de murailles, de portes, de
tours, de colonnes et de jardins, tous achevés avec l'aide des
« dieux » en moins de cinq ans. 21
Les Atlantes érigèrent de nombreux édifices en bois
dans la Cité aux portes d'or, mais Platon mentionne qu'ils
préféraient utiliser les ~ierres blanches, noires et rouges qu'ils
trouvaient sous la cité. Ils est impressionnant de constater que
Platon savait que le blanc, le noir et le rouge étaient les couleurs
typiques des roches dans les îles volcaniques de l'océan Atlantique,
car plusieurs historiens estiment que l'on ne naviguait pas
au-delà de la Méditerranée en 400 av. J.-C., à l'époque de
Platon. Les structures de pierre demeuraient intactes pendant
plus longtemps que celles qui étaient faites d'autres matériaux.
Elles étaient aussi moins portées à s'effondrer durant les
fréquents tremblements de terre. Les structures de pierre de la
cité témoignent des techniques d'ingénierie avancées que les
Atlantes avaient acquises, dans leur région propice aux séismes,
en construisant leurs cercles religieux avec d'énormes pierres.
Ces lieux sacrés exigeaient non seulement qu'ils transportent les
lourdes roches, mais aussi qu'ils les agencent avec soin à une
profondeur précise dans le sol, car si l'une des pierres du cercle
était trop enfoncée, elle rompait l'alignement et l'énergie du site
s'en trouvait diminuée. Les ouvriers atlantes disposaient ces
roches peu maniables, dont quelques-unes pesaient plusieurs
milliers de tonnes, en des blocs qui s'ajustaient parfaitement, à
la manière d'un engrenage, et ce, sans l'aide d'un mortier. Des
réalisations similaires ont été retrouvées à Cuzco, à Tiahuanaco,
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à Malte, à Mexico et à d'autres endroits du monde où, semblet-
il, des visiteurs de l'espace disposant de connaissances qu'il
nous reste à acquérir fournirent leur assistance à l'espèce
humaine.
La Cité aux portes d'or était un endroit invitant, agréable
à vivre et à habiter. Grâce à l'excellence du sol, au climat
favorable et aux soins aimants prodigués par les habitants, le
paysage était rempli de fleurs et d'arbres luxuriants qui purifiaient
l'air. Des fenêtres de cristal rehaussaient plusieurs des
édifices de la cité, car le cristal de quartz, résultant du
refroidissement rapide du magma, était facilement disponible
en Atlantide. Les murs extérieurs, ornés de riches motifs de
pierres précieuses et de mosaïques, ajoutaient de la couleur et
contribuaient au charme de l'endroit. Cayce décrit des temples
avec des colonnes intérieures en onyx et en topaze, incrustées
de beryls, d'améthystes et d'autres pierres étincelantes.23 Pour
leurs services religieux, les Atlantes privilé~iaient un plancher
de marbre blanc, rehaussé par un autel doré. 4
Les citoyens de la cité créèrent de nombreuses installations
pour les loisirs et les divertissements, et prévirent des
endroits destinés au jeu et à la relaxation. Ils utilisèrent l'eau
minérale provenant des sources chaudes naturelles pour emplir
un grand nombre de piscines à la température confortable.
Selon ce que dépeint Platon, il existait des piscines séparées
pour les hommes et pour les femmes, tandis que certains
bassins étaient réservés aux chevaux et aux autres bêtes de
somme.25 Les gens prenaient de l'exercice sur les terrains
gazonnés des parcs et assistaient, dans ces espaces agréables, à
des compétitions d'athlétisme. Les corridas sanglantes qui
avaient lieu régulièrement étaient aussi des événements populaires.
Les descriptions fournies par Platon nous apprennent que
le grand anneau extérieur entourant la Cité aux portes d'or
contenait une piste de course géante, d'une longueur de 14 kilomètres
et de la largeur de ce qui serait maintenant une autoroute
à 30 voies.26 Les foules enthousiastes s'y regroupaient pour
assister à de bruyantes courses de chariots, de chevaux et
d'éléphants.
Lorsqu'ils commencèrent à explorer davantage l'océan
qui entourait leur terre, les Atlantes construisirent de plus gros
bateaux et devinrent de plus en plus dépendants des sources
extérieures d'approvisionnement. Les administrateurs
décidèrent de rendre la cité accessible par la mer et, comme tout
ce qu'ils entreprenaient, ils firent les choses en grand. Des
milliers d'ouvriers travaillèrent pendant des années pour percer
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un tunnel à partir du centre de la ville jusqu'à l'océan. Traversant
chacun des anneaux, ils creusèrent cet ample passage
souterrain jusqu'à ce qu'il atteigne, nous dit Platon, 30 mètres de
profondeur et une largeur de 15 mètres, permettant ainsi l'accès
à des bateaux de 6 mètres de large, avec des avirons de chaque
côté. 27 Les embarcations venant du port passaient ainsi par le
tunnel pour arriver dans \!ne caverne de 65 000 mètres carrés
située sous l'île centrale. A cet endroit, les quais d'un immense
port intérieur pouvaient accueillir jusqu'à 130 bateaux.28 Si un
envahisseur se montrait, les gardiens abaissaient une lourde
herse des tours supérieures, bloquant ainsi l'accès à cet abri
retiré.
Quand la cité devint surpeuplée, les innovateurs
Atlantes construisirent des appartements29 ainsi que de frais et
agréables logements souterrains. 30 Dans les sols riches audessus
des espaces habitables souterrains, les résidents faisaient
pousser des fruits et des légumes destinés à leur consommation
personnelle, ou encore de jolies fleurs et des arbustes. Ils
plaçaient des auvents de roche aux entrées des maisons afin de
créer de l'ombre et laissaient la vigne grimpante pousser en
abondance pour cacher les ouvertures. 31
Aux derniers jours de l'Atlantide, la riche classe dominante
vivait à l'air libre, dans d'élégantes et spacieuses
haciendas. Ces résidences peu mais luxueusement meublées
étaient construites autour d'une cour centrale permettant la
circulation de l'air dans toutes les pièces. Pour contribuer à l'atmosphère
relaxante de cette zone résidentielle, les habitants
fabriquèrent des fontaines ornementales dont les jets parfumés
retombaient dans des bassins de marbre entourés de fleurs et de
plantes exotiques. 32 Pour décorer artistiquement leurs cours, les
Atlantes les plus riches employaient des artisans qui créaient,
en bronze, en argent, en or ou en pierres précieuses, des figures
représentants des arbres, des plantes, des insectes et des
animaux. Des papillons d'argent étaient ainsi posés sur des
fleurs en or, tandis que des scarabées sculptées dans l'ivoire
s'agrippaient à des tiges et à des branches en bronze. Des
oiseaux de métal colorés bougeant leur langue et leurs ailes et
des singes-jouets capables de casser des noix avec leurs dents
amusaient les gens.
Le Temple d'ln cal
A plusieurs kilomètres de la Cité aux portes d'or s'élevait
l'immense Temple d'Incal, qui pouvait accueillir des
milliers de fidèles.33 L'édifice, qui était en forme de pyramide,
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n'avait pas de fenêtres. Lorsque l'on entrait par le portique
exceptionnellement petit, on avait l'impression de pénétrer dans
une grotte naturelle. D'énormes cristaux, ressemblant à des
stalactites et à des stalagmites, pendaient du plafond tandis
qu'une lumière tamisée réfléchie créait une atmosphère paisible
pour la méditation. Une plate-forme surélevée de granit rouge
d'une largeur de plus de dix mètres occupait le centre du
Temple. La plate-forme supportait de larges blocs de cristal de
quartz, d'où jaillissait en permanence, telle une flamme blanche
et vive, un jet de lumière brillante atteignant six mètres de haut.
Cette lumière ne produisait pas de chaleur et ne brûlait pas les
yeux lorsqu'on la regardait, mais elle avait le pouvoir de désintégrer
tout ce qui entrait en contact avec elle. L'étrange feu était
utile lors des crémations et des sacrifices destinés à calmer les
menaçants dieux naturels. 34
Le port de la Cité aux portes d'or était un endroit animé
et excitant, où se croisaient toujours une intéressante diversité
de marins et de bateaux venus de partout dans le monde. 35 Les
vaisseaux de marchandise arrivant d'Amérique du Sud transportaient
des pierres précieuses, du cuivre, de l'or et de l'argent,
alors qu'avec leurs trois rangs de rameurs et leur proue en forme
de serpent, les longs trirèmes venant du nord amenaient à leur
bord d'importants dignitaires. Les Amérindiens ont décrit l'entrée
du port comme un dédale où se perdaient les visiteurs
indésirables; il fallait l'aide d'un pilote local pour réussir à se
rendre par bateau à la Cité aux portes d'or.36
LES ÉDIFICES, LES MURS ET LES ROUTES
Un grand nombre d'Atlantes vivaient dans la Cité aux
portes d'or, mais certains préféraient vivre plus simplement, à
proximité de la nature généreuse. Quelques-uns choisirent les
régions côtières, où ils pouvaient consacrer leurs loisirs à
écouter le rythme des vagues sur les plages sablonneuses, à
observer l'envol des aigrettes blanches comme la neige et
d'autres oiseaux marins, et à jouir de la brise reposante de
l'océan. D'autres, malgré la menace constante des volcans,
préféraient la fraîcheur des montagnes et la vue plongeante que
celles-ci offraient sur le vaste océan. Les Atlantes aimaient se
prélasser sur leurs patios, à contempler la forme toujours
changeante d'un nuage, ou passer du temps dans leurs jardins,
parmi les oiseaux, attirés par les fontaines et les piscines, et les
fleurs qui parfumaient l'air et calmaient l'esprit.
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La plupart des maisons construites en Atlantide entre
12000 av. J.-C. et 10000 av. J.-C. étaient de forme circulaire.
Cette coutume fut préservée pendant des milliers d'années par
les descendants des survivants qui bâtirent des habitations en
pierre dans des régions plus primitives.37 Les Atlantes
considéraient que le cercle s'harmonisait à l'esprit humain et
constituait le meilleur canal pour l'énergie universelle. Ils
meublaient peu leurs maisons, leur but premier étant de vivre
dans un milieu confortable et propice à la détente. Les gens
passaient d'ailleurs le plus de temps possible à l'extérieur. Les
Atlantes étaient peu intéressés à accumuler des montagnes d'objets
matériels et se satisfaisaient des vieux coffres familiaux et
d'un ameublement simple. Ils construisaient des étagères pour
déposer la vaisselle et préféraient les ustensiles d'orichalque~
qui ne ternissaient pas et avaient rarement besoin d'être polis. 31S
Un grand foyer ouvert, dans la pièce principale, suffisait à la
préparation des repas. Des peintures murales colorées, avec des
motifs de fleurs et de fruits, décoraient les murs intérieurs des
mat sons.
À l'exception de la Cité aux portes d'or, les Atlantes
s'abstinrent volontairement de construire des grandes villes, car
ils étaient conscients de l'impact qu'elles auraient eu sur l'environnement.
Leurs petites communautés, bien irriguées et
joliment aménagées, étaient formées de constructions circulaires
d'un seul étage. Lorsque les familles se rassemblaient,
elles disposaient leurs maisons en cercle, la façade tournée vers
l'extérieur,39 de manière à ce que tous bénéficient du panorama
pittoresque offert par une rivière sinueuse, les hautes
montagnes ou encore le lever ou le coucher quotidiens du soleil.
S'il n'y avait pas de points de vue naturels disponibles, les
Atlantes réaménageaient la terre et les roches afin de rendre le
paysage plus attrayant. Ils couvraient ensuite ces collines de
grands jardins, d'arbustes à fleurs et d'arbres gracieux. La place
centrale de la communauté servait de marché et devenait le
carrefour de la vie sociale, où les gens se réunissaient pour
bavarder, danser ou faire de la musique. Des arbres fruitiers y
créaient des secteurs ombragés, tandis que des parterres de
fleurs colorées voisinaient de grandes étendues de fraisiers.
Il était très agréable de voyager en Atlantide, car le
paysage offrait un panorama délectable et varié. L'extérieur des
maisons et des temples était peint de couleurs éclatantes, avec
des dorures et des tuiles, alors que la campagne était traversée
de canaux destinés à l'irrigation et au transport. Des tours
rondes, dans lesquelles les villes entreposaient la nourriture et
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les céréales appartenant à la communauté, témoignaient du haut
niveau de vie.
Les structures célestes
Dans les premiers temps de l'Atlantide, de nombreux
récits évoquaient l'époque passée où des corps en flamme
provenant de l'espace avaient heurté la terre, provoquant des
tremblements de terre, des éruptions volcaniques, la désolation
et la mort. Un très grand nombre d'individus étudièrent stoïquement
le ciel étoilé afin de capter les signaux des objets en
mouvement qui pourraient frapper notre monde et le détruire.
Les premiers grands édifices que les Atlantes tentèrent de
construire furent conçus dans le but de faciliter l'observation du
ciel. Dans la mesure du possible, ils érigeaient les tours d'observation
à des endroits surélevés, ce qui non seulement les
rapprochait quelque peu du ciel, mais les protégeait des inondations.
Ceux qui étudiaient le ciel et les étoiles orientaient les
observatoires en fonction des données astronomiques, des
points cardinaux et de la position du soleil au moment du
solstice d'été. Les Atlantes tenaient souvent des services
religieux dans ces édifices, qu'ils recouvraient de pierres
précieuses, de métaux brillants et de cristaux étincelants pour
témoigner de leur dévotion.
Les bâtisseurs, grâce peut-être à l'enseignement des
créatures célestes, avaient appris que les structures en forme de
pyramide dégageaient un mystérieux pouvoir. Afin de canaliser
l'énergie provenant du ciel, en haut, et de la terre, en bas, les
Atlantes construisirent des pyramides à des endroits où
l'énergie était élevée et plaçaient un puissant cristal de quartz
près du sommet de l'édifice. Les personnes qui demeuraient un
certain temps à l'intérieur d'une pyramide vivaient, grâce à ce
pouvoir, une expérience de renforcement qui centrait leur esprit
et améliorait leur capacité d'apprendre. Les extraterrestres
avaient, semble-t-il, une prédilection pour les formes pyramigales,
car on retrouve cette structure au Mexique, à Sumer et en
Egypte, des régions qui furent favorisées par les visiteurs
célestes. Les premières pyramides égyptiennes à être
construites avaient un sommet plat qui servait aux services
religieux, mais la température chaude finit par amener les
fidèles à l'intérieur, et les côtés des édifices se prolongèrent
pour former une pointe.40 Le sommet des pyramides les plus
typiques du Mexique et de Sumer était habituellement plat, ce
qui en faisait des observatoires et des lieux merveilleux pour les
services religieux. Toutefois, près de Palenque, au Mexique, on
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retrouve deux pyramides parfaitement conservées ayant, tout
comme les pyramides égyptiennes plus récentes, une base
carrée et un sommet en pointe. On a découvert au fond de
l'océan, à environ 80 kilomètres au sud de la Floride et reposant
à une profondeur de 370 mètres, une pyramide de ce type. Les
images obtenues à l'aide d'un sonar ont révélé que sa hauteur
équivaut à celle d'un édifice de 20 étages.41
Les remparts
Quand le besoin s'en fit sentir, les ingénieurs atlantes
utilisèrent leurs capacités technologiques pour bâtir de gigantesques
fortifications. Combinant des pierres et des rochers, ils
construisirent des murs énormes pour abriter leurs ports de mer
et les protéger des envahisseurs. Finalement, les glaciers se
retirèrent et l'eau des fontes s'écoula dans l'océan Atlantique, ce
qui poussa les Atlantes à ériger à la hâte des barrières supplémentaires,
dans un vain effort pour contenir la mer montante
qui recouvrait leurs maisons et ruinait leur vie. En 1977, des
Russes photographièrent une partie des installations de défense
des Atlantes, lesquelles se trouvent toujours, bien que
complètement submergées, au nord de l'île de Madère.42 Des
remparts similaires existent près des îles Canaries et dans les
Bahamas. Au sud-ouest de l'Espagne, des ports et des murs
formés de gigantesques blocs de pierre témoignent de l'étonnante
habileté dont faisaient montre les bâtisseurs, sur le plan
de l'ingénierie, à l'époque de l'homme de Cro-Magnon.43
Les Apaches ont en mémoire l'un des plus impressionnants
remparts construits par leurs ancêtres atlantes. C'est ce
mur qu'a décrit le chef Asa Delugio à Lucille Taylor Hansen.44
Il y a longtemps, un fleuve reliait la Méditerranée, qui n'était
alors qu'une petite mer fermée, aux régions plus à l'ouest.
Quand les eaux du fleuve frappèrent les hautes falaises à
proximité de l'océan Atlantique, elles se divisèrent; une partie
s'écoula en contournant la barrière et le reste retomba avec un
rugissement terrible par-dessus les falaises. Les deux bras du
fleuve se rejoignirent en bas, puis les eaux déchaînées
tournèrent vers la gauche, passèrent à travers une gorge et se
dirigèrent vers l'océan. Quand le puissant torrent arriva à la
« vieille terre rouge » (l'Atlantide), il grugea une partie des
terres auxquelles on tenait, et plusieurs ravissantes maisons
s'effondrèrent dans la mer. Il en coûta plusieurs vies pour tenter
d'empêcher cette érosion, car des ingénieurs mirent des années
à ériger un haut mur de protection, mesurant plus de un kilomètre
et demi de large, le long de la côte de l'Atlantide. Ce
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rempart finit par être enterré sous des tonnes de lave et de
terre.45
L'Atlantide dans les Caraibes
Il y a 20 000 ans, certains des Atlantes qui furent forcés
de quitter leur terre en raison des inondations et de la surpopulation
consultèrent les marins afin qu'ils les aident à choisir un
endroit où aller. Les histoires que racontaient les navigateurs au
sujet des pouvoirs de guérison des eaux des environs de Murias,
dans les Bahamas, en attirèrent plusieurs dans cette région. Les
Bahamas regroupent approximativement 700 petites îles ou
îlots, qui s'étendent sur plus de 1 225 kilomètres à partir de la
côte est de la Floride, en direction d'Haïti. L'ensemble de cette
région, connue sous le nom de Bahama Bank, s'est retrouvée à
plusieurs reprises soit en-dessous, soit au-dessus de la surface
de l'océan. En 20000 av. J.-C., alors qu'une immense quantité
d'eau était incorporée aux glaciers, le territoire était beaucoup
plus exposé qu'aujourd'hui. Les tremblements de terre ont
fréquemment ébranlé la sensible écorce terre~tre de la région,
poussant la terre à se soulever et à retomber. A l'époque où les
Atlantes arrivèrent aux Bahamas, l'actuel fond océanique se
trouvait à presque cinq mètres au-dessus de l'eau. Edgar Cayce
avait prédit que, en 1968 ou 1969, la partie de l'Atlantide
correspondant à Bimini, l'une des îles des Bahamas, émergerait
de nouveau et laisserait apparaître les ruines d'un ancien temple.
En 1968, des pilotes d'avion ont aperçu des blocs de pierre
taillée et des colonnes en-dessous de l'eau à l'endroit que Cayce
avait désigné. En 1974, après avoir étudié à fond les lectures de
Cayce, le Dr David Zink a mené une expédition à Bimini afin
de retracer les vestiges des édifices atlantes. Cet expert en navigation,
photographe sous-marin et plongeur expérimenté y a
découvert les ruines de structures mégalithiques et de fascinants
artifacts, qui l'ont incité à retourner plusieurs fois dans cette
région. ,
A Murias, il y a 20 000 ans, tout se passa bien pour les
Atlantes. Les deux médiums qui ont assisté le Dr Zink dans la
recherche qu'il a menée à Bimini ont transmis de l'information
au sujet de la cité. Ces médiums ont raconté que, y ayant découvert
des habitants avancés sur le plan spirituel, des êtres évolués
et bienveillants venus des Pléiades décidèrent de se joindre à
cette prospère communauté commerciale et religieuse. 46
Prenant en considération l'alignement du soleil, de la lune et des
étoiles ainsi que les biorythmes - les subtiles fonctions
cycliques, telles que les saisons, la rotation de la Terre et celle
135
de la galaxie, qui rendent la vie d'un organisme possible -, les
Pléiadiens supervisèrent la construction des temples et des
édifices.47 Les recherches d'Edgarton Sykes nous ont appris
que la cité de Murias, à Bimini, devint le siège du gouvernement
dans la région, et que sa vaste infrastructure comprenait
un hôpital, un refuge pour les voyageurs en détresse et un
chantier naval où il était possible d'effectuer des réparations.48
Les Atlantes et les Pléiadiens travaillèrent ensemble pour
construire, sur une colline s'élevant au-dessus de Murias, un
temple charmant voué à la guérison et consacré au dieu Min et
à l'oiseau Bennu, qui représentent tous deux le rajeunissement.
L'architecture de l'édifice intégrait la géométrie sacrée, en plus
de témoigner d'une connaissance poussée de la structure de
l'univers, du système solai~e et de notre planète. Les dimensions
de la grande pyramide d'Egypte révèlent le même genre d'information.
La caractéristique la plus inhabituelle de l'immense
temple de Murias fut ses fenêtres en cristal, qui lui valurent
d'être désigné dans les légendes comme le Temple aux murs
translucides.
Des prêtresses hautement évoluées dirigeaient cet
édifice unique. Utilisant les plantes et les conseils fournis par
les Pléiadiens, elles mirent au point une large variété d'inappréciables
potions médicinales dérivées de fleurs, d'herbes et
d'autres végétaux. Ces femmes qualifiées employaient aussi le
son, en particulier le chant, comme complément aux remèdes
qu'elles offraient aux ~ersonnes qui venaient demander leur
aide et leurs conseils.4 Le site de Bimini était un lieu idoine
pour accroître l'énergie du corps, car l'eau légèrement radioactive
des bassins de la région avaient un effet rajeunissant sur les
glandes surrénales et pituitaires, et stimulaient la production
d'hormones bénéfiques. Le Dr Zink et ses compagnons découvrirent,
près du sud de Bimini, des sources chaudes
sous-marines riches en minéraux qui émettaient encore des gaz
radioactifs. Le fait de nager dans ces bassins améliorait le tonus
de la peau, diminuait les rides du visage et soulageait
l'arthrite.50 En plus de contribuer à soigner les problèmes
physiques, les installations du temple de guérison de Bimini
offraient aux gens la possibilité d'élever leur niveau de
conscience et de comprendre qu'ils venaient non pas de cette
planète, mais d'ailleurs. 51 Lorsque la population de la région
environnante augmenta, les résidents, orientés vers la dimension
spirituelle, érigèrent de solides pyramides, qui finirent par
être recouvertes par la mer des Caraïbes, mais dont on peut
aujourd'hui détecter la présence à l'aide de sonars et par des
136
images aériennes. Des pilotes ont rapporté avoir aperçu de leur
avion, alors que la mer était très calme, ces grands édifices
pointus.
En 10000 av. J.-C., les eaux de l'océan montèrent rapi,..
dement et recouvrirent la cité de Murias, à l'exception du
temple de guérison, demeuré en sécurité en haut de sa colline.
Ce spa d'une autre époque fut pendant longtemps visité par les
marins et les vorageurs irlandais, égyptiens, grecs, phéniciens
et carthaginois.5 En 6000 av. J.-C., le niveau de l'océan grimpa
encore une fois. Simultanément, les tremblements de terre fracturèrent
le sol, brisèrent les murs de soutènement et firent
s'effondrer une partie du bel édifice comme s'il s'agissait d'un
jouet de verre. La structure jadis magnifique, avec ce qui restait
de ses fenêtres translucides, finit lentement par disparaître. Les
légendes au sujet de l'île des Ruines (du temple) et des pouvoirs
rajeunissants de Murias continuèrent à attirer les aventuriers et
les explorateurs dans la région jusqu'au xvie siècle, l'époque où
Ponce de Leon arriva à la recherche de la fontaine de Jouvence.
Il arrive que des plongeurs se retrouvent, sous l'eau,
devant les vestiges des édifices que les descendants des
Atlantes construisirent dans les Bahamas. Cela se produit
surtout après qu'une violente tempête ait perturbé le fond de
l'océan. Ces découvertes reçoivent très peu de publicité, car on
craint que les chasseurs de trésors les dépouillent de certains
objets précieux ou créent des dommages en utilisant de la dynamite
afin d'en explorer les dessous. Charles Berlitz décrit les
faits relatés par le Dr Ray Brown qui, en 1970, après une de ces
tempêtes, explora en compagnie de quatre autres plongeurs des
zones sous-marines à proximité des îles Berry, à environ 240
kilomètres de Bimini. Brown raconte que, de leur bateau, ils
virent des constructions au fond de l'eau. Ils plongèrent et, à une
profondeur d'environ 40 mètres, il atteignit une pyramide.
Après en avoir fait le tour, il nagea à l'intérieur d'une ouverture
située près du sommet et suivit un passage où il découvrit une
boule de cristal tenue par deux mains en bronze. 53 Un rubis,
accroché au sommet de la pyramide, était suspendu au-dessus
du cristal, créant cette combinaison de deux pierres que les
personnes avancées sur le plan spirituel employaient, à
l'époque ancienne, pour donner de l'ampleur à la pensée et pour
la propager. 54 Brown dégagea la pierre luisante et regagna l'extérieur,
anxieux de quitter ce lieu sombre et mystérieux. Il
rapporta le cristal chez lui, en Arizona, où il le montra en
certaines occasions dans ses conférences. L'objet possède un
très fort champ magnétique, et on distingue de plus petits
137
cristaux à l'intérieur. Trois des quatre plongeurs qui accompagnaient
Brown le jour où il découvrit la boule de cristal
moururent ~ar la suite au cours de plongées aux environs de la
pyramide. 5 Cette histoire a également été présentée dans le
cadre d'une émission de télévision nationale, In Search of
Atlantis. Selon le Dr Douglas Richards, un archéologue sousmarin
qui participe à des recherches effectuées actuellement
dans la région de Bimini, Berlitz aurait peut-être été dupé par
Brown, et il se pourrait bien que les événements rapportés
soient faux.
En 1957, un homme qui explorait la côte au sud de
Bimini découvrit, à environ 12 mètres sous l'eau, une colonne
de pierre d'une taille considérable. Selon ce qu'ont transmis des
médiums, cette colonne aurait jadis fait partie d'un édifice qui
abritait une énorme cristal. La colonne aidait à régler et à
orienter le cristal afin qu'il reflète l'énergie du soleil. 56 Les
médiums croient que ceux qui vécurent dans la région avant
que la mer ne la recouvre utilisaient la colonne et le cristal pour
capter et diffuser l'énergie cosmique à la faveur de l'âme de la
personne. Des photographies laissent voir un motif particulier
formé par les radiations qui émanent du pilier submergé mais
qui ne sont pas visibles à l'oeil nu. Des physiciens spécialisés
dans l'étude des radiations suggèrent que, en raison du
phénomène de l'ionisation, les rayons ultraviolets émis par la
colonne augmentent le niveau d'énergie de l'eau, ce qui fait que
la radioactivité devient visible sur des photographies sans ~u'on
ait recours à des films ou à des filtres particuliers. 5 La
cartographie établie par satellite en 1984 a révélé la présence,
sous la surface de l'eau, de grands motifs géométriques aux
coins parfaitement carrés, qui s'étendent sur plusieurs kilomètres
dans les environs de Bimini. Ces formes ne sont visibles
que du haut des airs. Comme elles sont recouvertes par trois ou
quatre mètres d'eau et de sable, on ne peut, en effet, les voir à
partir d'un bateau. 58 Un groupe de personnes chevronnées, dont
le Dr Douglas Richards, recherchent présentement, dans la
région de Bimini, les traces du temple et des eaux curatives
évoqués par Edgar Cayce. Ils ont récemment visité le monticule
en forme de chat, mais ont été incapables d'établir ce qu'il y
avait dessous. La tâche s'est d'une part révélée difficile parce
que le site est entouré de mangrove marécageuse. D'autre part,
les radars conçus pour sonder le sol ne peuvent être utilisés à
travers les eaux de la mer qui ont envahi cette zone. La
prochaine étape sera de vérifier l'efficacité des méthodes de
prospection sismique. Le groupe procède également à des
138
recherches sur un grand nombre de blocs de pierre taillée, dont
l'un mesure environ 3 mètres sur 10 mètres et s'avance en saillie
sur un monticule situé à près de 30 mètres de profondeur. Le
groupe est optimiste quant aux résultats de l'entreprise et croit
qu'il pourrait s'agir de la fouille archéologique la plus
fructueuse du xxe siècle.
Tiahuanaco
L'ancienne cité de Tiahuanaco, en Bolivie, offre un
autre exemple des extraordinaires réalisations auxquelles sont
parvenus, sans doute avec l'aide d'extraterrestres, les bâtisseurs
de la préhistoire. Les vastes ruines se trouvent aujourd'hui à une
altitude incroyable de 3 900 mètres et à environ 300 kilomètres
de la côte du Pacifique, mais plusieurs indices tendent à
confirmer que la cité fut un jour au niveau de la mer et qu'il
existait un passage vers l'océan. Tiahuanaco fut construite au
bord du lac Titicaca, une immense étendue d'eau couvrant une
région de 8 340 km2• La superficie du lac ayant considérablement
diminué au cours des siècles, les ruines de la cité sont, de
nos jours, à plusieurs kilomètres de la rive. Ses eaux contiennent
des traces de sel et des plantes marines venant de l'époque
où le lac était beaucoup plus grand et où il atteignait le niveau
de l'océan Pacifique, auquel il avait accès. Des morceaux ayant
appartenu à des masses rocheuses, des quais pour les bateaux, 59
munis d'anneaux où l'on passait les câbles servant à faciliter le
départ des vaisseaux, sont encore visibles.60
D'autres facteurs démontrent que la terre autour de
Tiahuanaco fut un jour beaucoup plus basse. La présence de
squelettes de mastodontes et de paresseux géants, des animaux
incapables de survivre à la haute altitude qui caractérise le site
des ruines, suggère que le sol s'est élevé à une époque relativement
récente, alors que ces créatures existaient encore. Des
murettes de pierre typiques de la culture en terrasses et que l'on
peut voir sur les montagnes voisines indiquent que la terre était
cultivée à des endroits qui se trouvent aujourd'hui à une altitude
de 5 500 mètres. On y observe aussi, à la limite des neiges, les
fragments d'un système d'irrigation. Malgré l'influence modératrice
du grand lac, les plantes se développaient très lentement
dans les hauteurs de la cité, située alors à 3 900 mètres, car le
sol est extrêmement pauvre à une telle altitude. Les terrasses
des montagnes voisines étaient utilisées pour produire la nourriture
nécessaire à l'alimentation de l'importante population
mobilisée par la construction de la cité à l'époque où la terre
était plus basse.61 Un certain temps après qu'un peuple civilisé
139
s'y soit établi, un bouleversement terrestre déplaça cette crête
andine et la cité de Tiahuanaco, dont la hauteur s'éleva de plus
de trois kilomètres.
Le professeur germano-bolivien Arthur Posnansky, de
l'Université de La Paz, a réalisé des recherches poussées à
Tiahuan~co. Ses travaux, traduits par J. F. Shearer, du département
d'Etudes hispaniques de l'Université Columbia, ont été
réunis dans Tiahanacu, the Cradle of American Man.
Posnansky a en fait découvert cinq couches de civilisation. La
plus ancienne, caractérisée par des constructions de grès, date
environ de l'époque où Murias fut créée. La deuxième civilisation,
la plus avancée, vécut à Tiahuanaco pendant environ
15 000 ans. Selon Posnansky, un cataclysme aurait détruit la
ville il y a environ 10 000 ans.
Les Atlantes qui suivirent les affluents de l'Amazone et
atteignirent Tiahuanaco vers 15000 av. J.-C. découvrirent que
des voyageurs de l'Extrême-Orient vivaient à cet endroit.
Comme l'a démontré Thor Weyerdahl, en 1947, lorsqu'il se
rendit du Pérou à l'Indonésie dans une réplique d'un ancien
radeau de balsa, un grand nombre de marins traversèrent l'océan
Pacifique aussi bien que l'océan A9antique, dans les deux directions,
à l'époque préhistorique. A Tiahuanaco, les différents
groupes d'individus coopérèrent pour créer une magnifique cité,
inspirée sur plusieurs plans de la Cité aux portes d'or des
Atlantes et comprenant des aqueducs, des temples, des palais et
des observatoires. Le peu que nous savons de sa grandeur nous
provient de Fray Diego de Alcobaso et des autres religieux
espagnols qui visitèrent Tiahuanaco au XVIe siècle, avant
qu'elle ne soit pillée par les Espagnols. Des ouvriers y avaient
construit des structures atteignant jusqu'à 11 mètres, en utilisant
des blocs de pierre parfaitement taillés de plus de 180 tonnes
métriques, qu'ils trans~ortaient depuis une carrière située à 80
kilomètres de la cité. 2 La distance sur laquelle les énormes
masses rocheuses étaient déplacées, la précision du travail de la
pierre et la taille impressionnante des édifices sont autant de
caractéristiques des techniques que les extraterrestres mirent en
oeuvre à Sumer des milliers d'années plus tard; tout porte à
croire qu'ils apportèrent également leur aide à Tiahuanaco.
Les citoyens de Tiahuanaco construisirent, au sommet
d'une pyramide tronquée, le plus grand temple du Soleil au
monde, auquel ils ajoutèrent un observatoire astronomique et
un calendrier de pierre.63 Posnansky a établi qu'en 9550 av.
J.-C., lorsque l'observatoire fut abandonné, les astronomes
étaient en train d'observer l'étoile polaire.64 Les artisans
140
décorèrent toutes les constructions de Tiahuanaco avec de l'or
et de l'argent, qu'ils n'avaient aucune peine à trouver. Des
boulons d'argent de plus de plus de trois tonnes métriques
étaient notamment utilisés pour fixer les immenses monolithes.
65 Les ouvriers pavèrent les rues, et les sculpteurs les
bordèrent, ainsi que les populaires rives du lac, de statues
réalistes représentant les citoyens de la cité en train de boire et
de lever leur verre.66 Des statues d'hommes de race noire et
différents signes et symboles provenant de l'Extrême-Orient
témoignent du fait que des aventuriers de partout dans le monde
visitèrent et habitèrent la magnifique cité.
Les conquistadors espagnols détruisirent presque
complètement cette oeuvre admirable qu'était Tiahuanaco. Une
quantité innombrable de bateaux chargés d'artifacts d'une
grande valeur et de métaux précieux firent le trajet vers
l'Espagne, où ils furent fondus. Quelques rares objets ont été
conservés dans un musée à La Paz. Des pierres provenant des
immenses structures furent utilisées pour la construction d'une
voie de chemins de fer; on en retrouve aussi, comme matériau,
dans certaines rues et certains édifices de La Paz.
Un système routier élaboré reliait jadis le nord et le sud
de l'Amérique du sud. La rout~ principale, pavée de pierres
parfaitement ajustées, traverse l'Equateur, le Pérou et la Bolivie
pour atteindre l'Argentine et le Chili - une distance de plus de
16 000 kilomètres. On peut encore apercevoir des vestiges du
réseau complexe des routes secondaires qui reliaient des
communautés très éloignées. Le système de transport était très
développé et comprenait des auberges où les voyageurs
pouvaient passer la nuit, des ponts permettant de traverser les
fleuves et les gorges profondes, ainsi que des tunnels de 180
mètres creusés dans les montagnes. 67
141

5
L'INFLUENCE DE LA
TERRE, DE LA MER
ET DU CIEL
Les êtres humains réussissent
à survivre sur Terre dans la
sécheresse presque complète des
déserts, où ils doivent consacrer la
majeure partie de leur temps à lutter
pour trouver de l'eau et de la nourriture.
Des peuples habitent des
régions isolées, où ils ont très peu la
possibilité de voyager ou de vivre un
contact stimulant avec des visiteurs.
Bien qu'ils soient toujours vivants et
continuent de se perpétuer dans un
environnement défavorable, leur
civilisation n'est pas vraiment en
mesure de s'épanouir ou de se
développer. Le cas de l'Atlantide fut
tout autre - une terre riche offrant
des conditions de croissance idéales,
l'océan tout autour qui protégeait des
envahisseurs et fournissait la possibilité
de voyager vers des
destinations lointaines; une région
suffisamment attrayante pour inciter
des visiteurs évolués venus de
l'espace à y venir, à y rester pour
collaborer à son développement.
143
Toute les circonstances favorables étaient réunies, et les
Atlantes en profitèrent pleinement.
L'AGRICULTURE
L'Atlantide était un paradis naturel où personne ne souffrait
de la faim. Les arbres fournissaient tous les fruits et les
noix que l'on pouvait désirer, les côtes regorgeaient de fruits de
mer et, dans les champs, les récoltes étaient abondantes. Le
repas typique, il y a 20 000 ans, pouvait comprendre des huîtres
servies dans leur coquille, du mouton grillé sur le charbon de
bois et, pour les végétariens, du riz sauvage bouilli, une salade
verte, des fruits frais et une délicieuse tisane.
Le poisson était toujours un mets populaire au menu en
Atlantide, mais certains descendants, tels que les Iroquois de
l'Amérique du Nord et les Touareg vivant dans les montagnes
Atlas, en Afrique, développèrent une tradition qui excluait cet
aliment. Leur motif serait que, lorsque survint la terrible dévastation,
leurs ancêtres furent noyés sous les vagues et dévorés
par les poissons, devenant ainsi eux-mêmes une partie du
poisson. Les descendants eurent ainsi l'impression que, s'ils
mangeaient du poisson, ils mangeaient leurs ancêtres. Certains
Amérindiens croient que s'ils transpercent le poisson de
manière rituelle avec un trident, le symbole de l'Atlantide, le
mets devient acceptable.!
Malgré l'abondance de viande et de poisson, plusieurs
Atlantes étaient végétariens. Ces derniers réalisaient que le fait
de manger la chair d'un animal épuisait le flux d'énergie à l'intérieur
de leur corps, provoquant de la léthargie, un déséquilibre
et une plus grande vulnérabilité aux maladies. En outre, la
consommation de viande n'était pas propice aux pratiques
psychiques. 2
Les premiers Atlantes étaient sensibles aux vibrations
de la nature vivante. Ils étaient conséquemment proches de
celle-ci et avaient une attitude de respect à son égard. Une peu
de la même manière certaines personnes éveillées sur le plan
spirituel ont recours de nos jours à la méditation profonde et à
la visualisation pour recevoir les messages des esprits et des
formes intelligentes de la nature. On désigne souvent la
conscience intelligente et l'énergie vivante des fleurs et des
autres plantes sous le nom de devas. Les habitants d(j Findhorn,
une ferme expérimentale située dans le nord de l'Ecosse, ont
choisi de suivre exactement les conseils qu'ils reçoivent des
devas. Ils ont ainsi réussi à constituer une communauté
144
prospère, dont le mode de vie sain et équilibré est axé sur l'harmonie
avec l'environnement. Les jardins spectaculaires de
Findhom produisent des légumes dont la taille est remarquable
et des fleurs aux couleurs particulièrement vives. Une
semblable entreprise, le Center for Nature Research, a été
développée avec succès à Jeffersonton, en Virginie. Dans
Perelandra Garden Workbook, Machacille Small Wright décrit
les principes et la dynamique qui animent cette communauté
unique, dans laquelle les recommandations des esprits de la
nature sont suivies soigneusement et donnent lieu à d'heureux
résultats.
Comme les Atlantes communiquaient avec les plantes et
avec les fleurs, ils réussissaient à capter les conseils que cellesci
leur offraient. Ces recommandations touchaient, par
exemple, le moment opportun pour effectuer les semences, le
choix des graines, qui devaient être plantées selon une orientation
nord-sud, et la distance à préserver entre chaque plant. Ils
apprirent que les légumes feuillus et les autres plantes de jardin
qui portent leurs fruits au-dessus sol produisaient mieux
lorsqu'ils étaient semés avant la pleine lune. Les plantes à racine
comestible connaissent une meilleure croissance lorsque les
graines sont plantées pendant ou immédiatement après la pleine
lune, avant la nouvelle lune. Les tomates, quant à elles,
préfèrent vivre seules. La présence d'un cristal de quartz au
centre du jardin est aussi bénéfique. Les Atlantes étaient en
contact avec les insectes aussi bien qu'avec les animaux.
Lorsqu'un fermier craignait d'avoir des problèmes avec des
insectes nuisibles, il plantait pour eux un champ supplémentaire.
Lorsque ces créatures commençaient à dévorer une
récolte, les Atlantes communiquaient avec leur chef afin de le
persuader de quitter le champ et de s'en tenir, lui et ses compatriotes,
à l'espace qui leur était réservé.
Les Atlantes utilisaient plusieurs tactiques pour s'assurer
que leurs champs produisent des récoltes vigoureuses.
Après les semences du printemps, afin d'activer la vie latente
dans les graines, ils remplissaient l'air de battements de
tambour forts et continus, au son desquels ils dansaient avec
ardeur, se livrant à des cérémonies rituelles en hommage à la
Terre. Tandis que, embrassant souvent le sol, ils formaient un
cercle autour du champ nouvellement ensemencé, les hommes,
les femmes et les enfants entonnaient des chants enthousiastes,
comme dans une rencontre de renouveau baptiste. Les puissantes
vibrations, conjuguées à la compassion à l'égard de la
terre, étaient comme une transfusion qu'ils faisaient à la Terre
145
vivante, pour la revigorer à l'aide de cette énergie positive et
stimuler la croissance des plantes. Lorsque la pluie devenait
nécessaire, les prêtres et les chamans supervisaient des danses
et des chants particuliers aux résonnances mélodieuses, dont le
son et le rythme tirait l'énergie des nuages afin de les dissoudre
en des averses que les Atlantes recevaient le visage tourné vers
le ciel. Ces cérémonies stylisées non seulement amélioraient le
rendement des récoltes, mais donnaient plus de force à chaque
personne. En se livrant à leur culte et en s'immergeant dans leur
environnement naturel, ils ne faisaient plus qu'un avec celui-ci
et prenaient part à l'énergie de l'univers.
Bien que les soins attentifs, les précipitations abondantes
et le généreux ensoleillement contribuèrent à rendre
l'agriculture florissante en Atlantide, c'est la richesse du sol qui
permit des récoltes aussi abondantes. La terre productive était
un mélange de cendre volcanique, de ponce, de lave et d'une
petite quantité de sable et de minéraux provenant des éruptions
volcaniques. La forte humidité fit que ces matières se décomposèrent
rapidement. Le sol, comparable, que l'on retrouve aux
Açores aujourd'hui est extrêmement productif et permet aux
plantes de croître d'une manière incroyable. Par exemple, les
lupins bleus, longs et fuselés, atteignent rapidement un mètre et
deviennent si abondants que les fermiers les utilisent comme
engrais. Les hortensias colorés, qui poussent à l'état sauvage,
remplacent les murs de pierre pour délimiter les routes et les
champs pittoresques.
La plaine fertile occupant l'île principale de l'Atlantide
s'étendait sur 199 000 kilomètres carrés, ce qui équivaut
environ à deux fois la taille de l'Indiana. Un très grand nombre
de laborieux fermiers y travaillaient pour fournir la nourriture à
plus de 20 millions de personnes.3 Aujourd'hui, même si elle se
trouve sous la surface de l'océan Atlantique, cette région, le
plateau des Açores, est recouverte d'un sol riche dont l'épaisseur
est considérable.4 Autour de cette plaine, les Atlantes
creusèrent un canal d'une profondeur de 30 mètres, d'une
largeur de 180 mètres et d'une longueur de plus de 1 600 kilomètres,
afin de transporter l'eau provenant des ruisseaux des
montagnes jusqu'à un réseau comprenant plus de 22 000 kilomètres
de plus petits canaux. Ces conduits sillonnaient la plaine
et avaient plusieurs fonctions. En plus de diviser la terre en
lopins pour chacun des fermiers, l'eau courante fournissait l'humidité
nécessaire aux deux récoltes annuelles. 5 Les fermiers se
déplaçaient sur les canaux au moyen de petits bateaux pour
rendre visite à leurs amis. Les Atlantes ajoutaient à leur système
146
d'irrigation de l'eau minérale provenant de sources chaudes, ce
qui assurait une taille volumineuse aux plantes à racine
comestible.
Lorsque les pluies étaient trop abondantes, un immense
lac naturel situé en haut du plateau des Açores servait de réservoir,
protégeant les principales zones agricoles des inondations
et de l'érosion. Ce très grand lac, devenu la vallée axiale de la
dorsale, est aujourd'hui sous l'océan, mais peut facilement être
détecté à l'aide d'un sonar. 6 Quand la région était au-dessus de
la surface, les pluies surabondantes remplissaient le lac jusqu'à
sa pleine capacité, et le trop-plein se déversait par les rivières
des montagnes jusque dans les canaux, qui les transportaient à
la mer, diminuant ainsi le risque de voir les champs s'inonder.
Les textes sumériens décrivent les germes de blé, d'orge
et de chanvre que le dieu Anu envoya jadis comme présent sur
Terre depuis sa demeure céleste. 7 Des archéologues ont trouvé
que ces céréales, dans leurs formes les plus anciennes, étaient
uniformes et déjà très spécialisées, ce qui suppose un processus
de développement exigeant des milliers de générations pour
que s'effectue la sélection génétique. Les agronomes de
l'Atlantide menèrent des expériences pendant des siècles et,
sans doute avec l'aide d'extraterrestres, développèrent des
plantes destinées à l'alimentation et à la médecine. Nous ne
saurons jamais dans quelle mesure les visiteurs de l'espace
transmirent des objets ou leur savoir avancé, ni jusqu'à quel
point les Atlantes, un peuple marin, diffusèrent cet apport au
reste du monde. Cependant, les émigrants atlantes transportèrent
sans nul doute les racines et les graines de plusieurs
plantes dans les régions entourant l'océan Atlantique. Il y a
15 000 ans, alors qu'il n'y avait pas de pression démographique
dans la vallée du Nil et que la nourriture y était abondante, les
fermiers plantèrent des variétés non indigènes d'orge et de blé. 8
Ces variétés ne poussaient pas à l'état sauvage à cet endroit, et
il aurait fallu des milliers d'années de manipulations attentives
pour les produire à partir de plants sauvages. Ce sont les immigrants
venus de l'Atlantide, une région où les gens avaient
!:habitude de consommer ces céréales, qui les apportèrent en
Egypte.
Témoignant à la fois de la richesse du sol en Atlantide,
de l'apport des extraterrestres et des voyages qu'entreprirent les
marins depuis l'époque la plus lointaine, des personnes qui
visitèrent les Açores au XIXe siècle rapportèrent que presque
tous les types de végétaux connus de l'humanité poussaient à
l'état sauvage sur ces îles fertiles. Cela comprenait des bananes,
147
des pêches, des abricots, des olives, des oranges, différentes
variétés de palmiers, plusieurs espèces de cactus, des aloès, des
figues, des saules pleureurs et des vignes. Les hortensias, les
géraniums et les lauriers-roses étaient énormes, les fuchsias
poussaient en abondance dans une variété de couleurs fluorescentes
et les camélias japonais ressemblaient à de grands
arbres.9
Peu à peu, à mesure que la civilisation atlante devenait
axée sur les choses matérielles, le style de vie changea et
plusieurs familles ambitieuses s'installèrent dans les villes. Les
fermiers qui restèrent se retrouvèrent surchargés de travail et
pressés par le temps alors qu'ils devaient fournir d'importantes
quantités de nourriture pour répondre aux besoins de la population
urbaine de plus en plus nombreuse. Ils négligèrent les
coutumes du passé, telles que les cérémonies des semences et
les rituels destinés à communiquer avec les devas, et cessèrent
de tenter d~ retourner à la terre les éléments nutritifs qu'ils en
retiraient. A l'origine, les Atlantes respectaient la terre, le vent,
le soleil et l'eau, mais à force d'essayer de maîtriser ces
éléments pour produire plus de nourriture, ils perdirent le
respect qu'ils avaient à l'égard de la nature et en vinrent à la
considérer comme quelque chose qu'ils avaient le droit d'utiliser
dans leur seul intérêt personnel. La plus grande partie du sol de
l'Atlantide devint moins fertile au cours de la dernière période,
et la production diminua encore davantage.
Un autre problème se présenta au cours des dernières
années de l'Atlantide. Comme 1~ population s'accroissait, les
gens eurent besoin de plus de bois pour bâtir des habitations et
comme simple combustible. C'est ainsi que les Atlantes
commencèrent à couper aveuglément les arbres et les arbustes
sur les versants des montagnes. Ca y ce rapporte que, vers 10700
av. J.-C., des quantités précieuses de terre furent entraînées par
l'érosion vers les vallées et finalement dans la mer.lO Le
phénomène est semblable à ce qui se produit actuellement sur
le flanc des montagnes du Népal et d'autres parties du monde,
où les populations indigentes coupent les arbres de manière
irréfléchie.
LA NAVIGATION
Lorsque les infatigables Atlantes ressentirent l'envie de
sortir des limites de leur île, ils se tournèrent vers l'océan, qui
toujours les entourait, afin que celui-ci les oriente vers une
nouvelle vie. Ils construisirent, avec du bois et des peaux
148
d'animaux, de petites embarcations à bord desquelles ils prirent
la mer. Au début, ces individus entreprenants demeurèrent près
des côtes et gravèrent des marques de navigation sur les grands
rochers qui bordaient le littoral. Petit à petit, leurs explorations
les menère~t vers le large, à l'est et à l'ouest, jusqu'à des terres
lointaines. A l'époque où l'humidité était encore contenue dans
les glaciers, le niveau de la mer était plus bas et, conséquemment,
les îles étaient plus grandes. Les plateaux des continents
voisins émergeaient de la surface de l'eau et les distances à
parcourir sur la mer étaient plus petites.
La nuit, les Atlantes étaient guidés par les étoiles. Ils
apprirent aussi à s'orienter en étudiant les courants et les
marées. Ils intégrèrent ces connaissances aux chants monotones
qu'ils entonnaient en ramant pour faire avancer leurs longs
bateaux étroits. La personne qui dirigeait l'embarcation, à la
proue, répétait ces mélodies chantées pendant des heures,
parfois durant des jours et des nuits, tout en marquant le rythme
à l'intention des rameurs. Les chants, combinés à la vitesse du
bateau et à celle des courants, constituaient une excellente carte
de navigation permettant de se rendre à des endroits déterminés,
tels que Bimini ou d'autres régions où capturer des baleines. Le
voyage de retour vers l'Atlantide s'effectuait en reprenant les
chants à l'envers.
La construction navale et les techniques de navigation
connurent des progrès rapides en Atlantide. Les bateaux faits de
peaux tendues sur des cadres de bois se révélèrent assez solides
pour supporter des milliers de kilomètres de voyage en mer.
Des marins inventifs mirent au point des compas d'une grande
précision, qui fonctionnaient grâce à du fer magnétique. Cette
réalisation acquit une renommée telle qu'elle est évoquée par
Sanchuniathon dans Legends of the Phoenicians, où il affirme
que le premier dieu du peuple d'Atlantide conçut cet outil à
l'aide d'une pierre vivante tombée du ciel. Les compas préhistoriques
auxquels il fait référence étaient assez élémentaires,
mais efficaces. Un morceau de fer magnétique était placé sur
une lamelle de bois flottant dans une coupe ou un coquillage
rempli d'eau. Sanchuniathon est un écrivain phénicien qui vécut
au XIve siècle av. J.-C. Ses oeuvres ont été traduites par Philo
de Byblos au rer siècle ap. J.-C. Sanchuniathon a tiré son information
des inscriptions laissées par les Phéniciens sur des
piliers et dans leurs temples. II Des fouilles effectuées en Syrie
ont confirmé la majeure partie de ce qu'il avait avancé concernant
l'histoire et les croyances religieuses de ce peuple.
149
Lorsqu'ils ne furent plus emprisonnés par la mer, les
Atlantes finirent par aimer sa vaste étendue ouverte, ses
moments de paix et de tranquillité ainsi que le défi de ses
violentes tempêtes. Leurs impressionnants vaisseaux étaient
longs de plusieurs dizaines de mètres. Avec leurs rangées de
rames et leurs voiles immenses, ils affichaient le serpent
comme symbole. C'est grâce à ces embarcations qu'ils parcoururent
les océans. Vers 30000 av. J.-C., les Atlantes avaient
exploré les vallées fluviales de l'Espagne, de la France, de
l'ouest de la Méditerranée et des Amériques du Nord et du Sud.
Les messages pictographiques qu'ils ont gravés sur des rochers
sont encore visibles aujourd'hui. Des marins audacieux
contournèrent l'extrémité de l'Amérique du Sud et explorèrent
la côte ouest du continent américain. Ils trouvèrent du goudron
dans les champs bitumineux de Rancho La Brea, sur la côte
californienne, et l'utilisèrent pour calfater leurs bateaux en bois
afin d'améliorer leur état de navigabilité pour entreprendre le
voyage vers Hawaï et traverser l'océan Pacifique. Ils y a aussi
longtemps que 50 000 ans, des hommes de Cro-Magnon furent
enterrés près des champs bitumineux de Rancho La Brea.12 Ces
individus, qui ne possédaient aucune caractéristique asiatique,
ne pouvaient qu'être arrivés par la mer. Seuls les Atlantes
étaient en mesure de réaliser un tel voyage. Deux des visites
qu'ils effectuèrent en Extrême-Orient furent à ce point
marquantes que leur trace fut conservée dans d'anciennes
danses tibétaines. Ces danses évoquent l'arrivée d'invités venus
d'une île de l'Atlantique, qui sont dépeints comme des gens très
prospères lors de leur première visite, mais beaucoup plus
pauvres à leur deuxième venue.l3
Les astronomes de l'Atlantide voyagèrent beaucoup sur
la mer et transmirent aux scientifiques restés sur la terre ferme
les renseignements qu'ils purent recueillir relativement aux
éclipses. Il faut couvrir trois bandes longitudinales, moins 120
degrés, sur la surface de la Terre ~our prévoir avec précision les
éclipses de soleil et de lune. 4 Durant leurs voyages, les
astronomes retraçaient, depuis différents endroits, la position
du soleil, de la lune et des étoiles, et procédaient à des calculs
complexes sur la base de ces observations. Les anciens Grecs
eurent accès à une partie de ces connaissances, dont ils apprécièrent
la valeur. Ils avaient conscience que notre planète était
ronde, qu'elle flottait dans l'espace et tournait autour du soleil.
Les Grecs connaissaient aussi la taille relative du soleil et de la
lune, ainsi que leur distance par rapport à la Terre.15
150
L'Atlantide fut la première et la plus importante nation
commerciale du monde. Au cours de leurs périples, les Atlantes
s'enrichirent grâce aux trésors qu'ils découvrirent dans les
différentes régions de la planète et, en retour, partagèrent avec
d'autres les ressources de leur civilisation avancée. Leurs indications
concernant la navigation et la survie en mer furent
gardées en mémoire par ceux qui immortalisèrent Poséidon,
dieu des mers ayant vécu en Atlantide, porteur d'une tradition
de navigation. C'est la tradition maritime des Atlantes qui
permit de transmettre aux premières civilisations de partout sur
la Terre des connaissances dans les domaines des mathématiques,
de la religion, de la construction navale, de la
métallurgie, de l'astronomie, de l'astrologie, de l'alchimie, de la
médecine, de l'architecture et des sciences occultes.
La cartographie
Les navigateurs atlantes conservaient leurs cartes de
navigation dans des contenants étanches à bord de leurs
bateaux. Lorsque la terre fut inondée et que les archives et les
cartes furent emportées par les eaux, les bateaux et leurs
contenants sécuritaires continuèrent de flotter, et quelques-uns
de ces coffres-forts finirent par regagner la terre ferme. 16 Les
connaissances inscrites sur leurs cartes marines furent recopiées
et conservées précieusement pendant des centaines de siècles
dans les contrées sèches de l'est de la Méditerranée et du nord
de l'Afrique. Les volumineuses bibliothèques d'Alexandrie et
de Carthage abritèrent sans aucun dqute plusieurs cartes
anciennes. Au cours du haut Moyen-Age, alors qu'il était
considéré comme une hérésie de croire que le monde s'étendait
au-delà des colonnes d'Hercule, l'information concernant les
terres situées autour de l'océan Atlantique fut soigneusement
dissimulée. Quand les conditions s'améliorèrent, aux XIIIe et
XIVe siècles, des centaines de cartes très élaborées, comprenant
des détails recopiés à partir des cartes dessinées par les marins
atlantes, furent imprimées en Europe et au Proche-Orient. 17
Les cartes qui firent leur apparition au début de la
Renaissance contenaient des mesures de la longitude, bien que
le chronomètre de marine, l'instrument utilisé pour mesurer la
longitude, n'ait été inventé que 400 ans après les réimpressions
du XIve siècle. Les détails des cartes indiquent que les marins
qui les ont fabriquées disposaient d'un chronomètre efficace. Le
méridien origine de ces cartes fort précises était situé dans
l'océan Atlantique, à l'endroit où était l'Atlantide, ce qui indique
aussi qu'elles ont été établies par les navigateurs atlantes.l8
151
Les cartes de la Renaissance précisent la géographie du
nord de l'Europe telle qu'elle se présentait de 13000 av. J.-C. à
10000 av. J.-C. -une moraine parsemée de lacs étranges en
bordure de ce qui semble être une calotte glaciaire en voie de se
retirer, et des glaciers couvrant le centre de l'Angleterre et de
l'Irlande.19 Les cartes anciennes montrent la présence d'îles
directement au-dessus de points élevés dans la partie nord de
l'océan Atlantique, à l'endroit où était l'Atlantide avant sa
disparition.20 Le plateau continental à l'ouest de l'Irlande,
aujourd'hui à plus de 150 mètres sous la surface, émergeait
aussi de l'océan sur ces premières cartes. C'est dans cet état qu'il
se trouvait vers 10000 av. J.-C., avant la fonte des glaciers. Les
rivières des régions adjacentes à l'océan Atlantique sont dessinées
sans les deltas qui mirent des milliers d'années à se former
là où ces cours d'eau rejoignent aujourd'hui la mer. Les portulans
(ou cartes marines) qui firent leur apparition en Europe
avant 1500 ap. J.-C. situent le nord magnétique à l'endroit où il
était il y a 12 000 ans, soit aux environs de la baie
d'Hudson.21
Les cartes des marins atlantes contribuèrent à l'élaboration
de la carte du monde de Piri Re'is, découverte en 1929 dans
le palais de Topkapi, à Istanbul. Datée de 1513, cette carte
ancienne fut dessinée sur une peau de gazelle par l'amiral Piri
Re'is. Les notes en marge indiquent que l'information compilée
par l'amiral provient d'anciennes cartes grecques qui furent
sauvées lorsque la volumineuse bibliothèque d'Alexandrie fut
détruite, ainsi que d'une carte utilisée par Colomb, que l'un des
esclaves de l'amiral avait accompagné en mer.22 L'ancienne
carte montre l'existence d'une île située dans l'Atlantique,
légèrement au nord de l'équateur, à plus de 1 000 kilomètres du
Brésil et de l'autre côté de la dorsale médio-atlantique.23 Les
minuscules îles de Saint-Pierre et de Saint-Paul sont tout ce qui
en reste aujourd'hui au-dessus de la surface de l'océan. La carte
de Piri Re'is situe avec précision les Caraibes et la côte de
l'Amérique du Sud, tout comme les Açores, les îles Canaries et
les îles du Cap-Vert.
L'information ayant servi à dessiner la carte de Piri Re'is
et celle d'Oronteus Finaeus, qui date de 1531, fut rassemblée
avant la dernière période glaciaire. Les deux cartes dépeignent
la géographie de l'Antarctique et du Groenland en incluant des
rivières et des montagnes, comme ces régions étaient à l'époque
préglaciaire, avant que la terre ne soit recouverte de glace et de
neige. Les cartographes qui recopièrent les cartes aux XIIIe et
XIve siècles se fiaient à leurs sources et ils ne les modifièrent
152
pas. Toute l'information qui servit à leur élaboration pouvait
difficilement avoir été obtenue à partir du sol; l'opération
suppose que des observations aient été menées depuis les airs.24
Lorsqu'ils voyagèrent jusqu'à notre planète à partir d'autres
étoiles, il y a de cela des milliers d'années, les extraterrestres
observèrent attentivement la surface de la Terre telle qu'on
pouvait la voir d'en haut. C'est probablement à eux que l'on doit,
de manière indirecte, les détails inusités qui apparaissent sur ces
cartes.
Les dangers de la mer
Lorsqu'ils étaient en mer, les Atlantes utilisaient leurs
capacités psychiques extrêmement développées pour prévoir
les ouragans et autres tempêtes dangereuses, mais ces capacités
extrasensorielles se révélèrent insuffisantes pour faire face aux
plésiosaures et aux autres grands monstres mangeurs d'hommes
qui nageaient au large de leurs côtes. Ces effroyables bêtes
habitaient principalement les zones marécageuses de la côte
ouest de l'Atlantide, où les gens se déplaçaient à bord de petits
bateaux pour pêcher dans les eaux relativement peu profondes.
Les plésiosaures étaient difficiles à tuer, car ils pouvaient rester
longtemps sous l'eau et se mouvoir à des vitesses atteignant 40
kilomètres à l'heure. Quand l'une de ces créatures s'approchait
d'un Atlante, celui-ci réussissait tout au plus, avec ses simples
armes humaines, à agacer l'animal, sans parvenir à transpercer
sa peau épaisse. Les plésiosaures venaient souvent à la surface
uniquement pour s'amuser à renverser les frêles embarcations
des pêcheurs, qui étaient projetés à l'eau, où ils se transformaient
en un délicieux repas. Les monstres devinrent une
menace si écrasante que les Amérindiens racontent que les
Atlantes finirent par leur jeter des victimes afin de détourner
leur attention. 25
Des rapports relatifs à trois variétés de créatures similaires,
dont une fut découverte en 1969 au large des côtes de la
Floride, suggèrent que les plésiosaures sont encore parmi nous.
Lucille Hansen rend compte d'un article publié dans un magazine
à faible diffusion par un étudiant en médecine de
l'université de Floride. Le texte en question relate ce qui est
arrivé à cinq garçons qui se jetèrent de leur bateau après avoir
entendu une longue plainte aiguë venant d'une forme étroite
mais imposante qui se dirigeait vers eux. Quatre des garçons
disparurent et l'unique survivant entendit les cris de ses
compagnons en train d'être dévorés. Un seul des corps fut
retrouvé, mais on ne décrit pas dans quelle condition, peut-être
153
parce que le garde-côte avait averti l'auteur de ne pas répéter
toute l'histoire, qui aurait attiré une mauvaise publicité au
centre de villégiature du coin. Fait intéressant, l'unique
survivant affirme avoir senti une odeur forte et désagréable,
caractéristique qui est aussi celle du monstre du loch Ness, en
Écosse.26
Les Beothuck
Lorsque les inondations et les raz-de marée balayèrent
leur pays, plusieurs marins atlantes se réfugièrent sur leurs
solides bateaux jusqu'à ce que la tourmente se calme. Aussitôt
qu'ils le purent, ils s'établirent le long du littoral atlantique, où
demeurèrent leurs descendants, eux aussi amoureux et dépendants
de la mer. Quelques-uns de ces descendants, que l'on dit
aujourd'hui de la tradition Archaïque Maritime, vivent dans des
communautés bien organisées sur les côtes de la Bretagne, du
Danemark, du Labrador et du Maine. Les caractéristiques
biologiques du crâne et du squelette intracrânien des représentants
des peuples Maritimes Archaïques indiquent que ces
personnes appartenaient à la même race que certains Amérindiens
du nord du continent.27 Ils n'étaient pas des Esquimaux.
Les objets élaborés que des individus appartenant à la culture
Maritime Archaïque gravèrent il y a 7 500 ans démontrent que
ces peuples intelligents disposaient de temps libre et avaient
une pensée hautement développée. Les peuples de la tradition
Maritime Archaïque sont aussi désignés, en anglais, par le nom
de Red Paint People en raison de leurs techniques de sépulture
particulières, pour lesquelles ils utilisent l'ocre rouge. Cette
coutume, qui trouve son origine en Atlantide, est reprise partout
où les Atlantes se sont établis.
Les Red Paint People, ou Beothuck, parcouraient
souvent, par la mer, les 2 800 kilomètre séparant le Maine du
Labrador afin d'y chercher du silex et de l'ardoise pour fabriquer
leurs outils. Leurs bornes en pierre, ou inukshuks, sont
encore là où ils les érigèrent il y a des milliers d'années, quand
ils voyagèrent le long des côtes du nord de l'Atlantique. Ils
suivaient ces repères d'un point à l'autre, en effectuant de
simples calculs géométriques. Leurs bateaux robustes, faits
pour prendre la mer, leur permettaient aussi de se rendre très
loin au large pour fêcher l'espadon ou d'autres poissons vivant
en eau profonde. 2 Les Beothuck ont conservé plusieurs des
traits et des habiletés de leurs ancêtres qui fuirent l'Atlantide.
Comme ce fut le cas des descendants des survivants établis
154
dans les autres régions du monde, cette civilisation n'a jamais
atteint les sommets auxquels les Atlantes étaient parvenus dans
leur patrie d'origine.
L'AVIATION
Les Atlantes, dont le pays était bordé d'eau, se tenaient
toujours au courant de la migration des oiseaux prenant librement
leur envol pour des terres lointaines. Ils souhaitaient
ardemment acquérir une liberté semblable, celle de voler, et
apprirent peu à peu à défier les forces de la gravité. Le vol libre,
les véhicules pouvant transporter plusieurs passagers et les
avions volant dans les airs tout comme sous l'eau, voilà autant
d'éléments s'ajoutant au répertoire des accomplissements en
matière de technologie aérienne de cette vaste civilisation que
constitue l'Atlantide.
La lévitation
Quelques Atlantes jouissant d'états de conscience hautement
développés avaient trouvé le moyen d~ se déplacer d'un
endroit à l'autre sans faire usage de véhicules. Les sorcières
savaient surmonter la gravité par la force de leur esprit; elles
avaient appris à s'élever au-dessus du sol et à voyager dans
l'espace. D'autres individus, ayant atteint un plein équilibre et
jouissant d'un bon entraînement, harnachaient, au sein de leur
propre corps, l'énergie latente des molécules; exploitant ce
pouvoir, ils produisaient tout autour d'eux une, énergie individuelle,
une sorte de champ de force rotatif.29 A l'aide de ces
vibrations et par la puissance de leur esprit, ils dissolvaient leur
corps, transcendaient les forces gravitationnelles naturelles, se
déplaçaient en un autre lieu, et se recomposaient. Ces individus
exceptionnels, dont l'esprit avait le plein contrôle sur leur
personne matérielle, voyageaient où bon leur semblait, sans
contraintes spatiales ou temporelles. 30
Les Atlantes utilisaient l'énergie provenant des ondes
sonores pour faire s'élever leur corps et se déplacer sur de
courtes distances dans les airs. Des disques de métal antigravitationnels,
semblables à de petits plateaux, étaient
synchronisés, dès l'enfance, avec les vibrations d'une personne.
La voix et la concentration mentale de celle-ci fournissaient les
vibrations nécessaires au mouvement. 31 Lorsque la personne
chantait les notes justes tout en frappant le disque, elle s'élevait
au-dessus du sol et, avec une extrême concentration, se
déplaçait dans les airs. 32 Les descendants des Atlantes
155
transmirent cette connaissance relative aux plateaux de lévitation,
et celle-ci perdura dans les histoires de tapis magiques des
contes des Mille et une nuits. Dans l'île caribéenne de Trinidad,
on dit que, dans les vieilles terres rouges des temps anciens, une
personne qui désirait gravir une colline n'avait qu'à frapper une
plaque et à entonner le chant approprié à la destination
souhaitée pour ainsi prendre immédiatement son envol vers le
lieu en question. Le folklore de la Grande-Bretagne évoque ces
plaques métalliques spéciales qui aidaient les gens à voler le
long des sentiers du réseau géobiologique. Sur des pierres
tombales préhistoriques d'Amérique du Sud, des archéologues
allemands découvrirent des artifacts qu'ils nommèrent Klang
Platten, ou disques sonores. Les disques ressemblaient à des
pendentifs où étaient gravées des images de chauves-souris et
d'aigles. On ne connaît pas l'origine de leur nom, mais ils
rappellent assurément les plaques de lévitation des légendes. En
1519, le roi aztèque Moctezuma donna à Cortez deux disques
plats en or massif. Les plaques, de forme circulaire, mesuraient
vingt-cinq centimètres de diamètre; l'une faisait cinq
millimètres d'épaisseur, l'autre était plus mince. Ces présents
inusités n'étaient peut-être autre chose que des disques de lévitation,
conçus pour l'empereur Charles Quint d'Espagne et son
épouse, bien que la cour n'ait pas eu conscience des fonctions
extraordinaires de ces objets. Les plaques demeurèrent parmi
les trésors personnels de la couronne espagnole jusqu'à l'abdication
du roi Alfonso en 1931, alors qu'on les dissimula avec
d'autres objets de valeur.33
Les ballons à air chaud
En 52000 av. J.-C., alors que la présence de bêtes
dangereuses rendait misérable la vie en Atlantide, il devint
important de consulter d'autres communautés, souvent situées
dans des régions éloignées, mais faisant face à des menaces
similaires. Puisque les peuples avec lesquels ils éprouvaient le
besoin de conférer ne possédaient pas les moyens de transport
adéquats pour se rendre dans leur pays, les Atlantes, inventifs,
imaginèrent une méthode pour les conduire jusqu'à eux. Pour le
transport aérien, ils créèrent des véhicules inédits en cousant
ensemble des peaux d'animaux de grande taille de manière à
former de grands ballons semblables à des zeppelins. La forme
d'un vaisseau était déterminée par la conformation de l'animal
dont il était constitué; c'est ainsi que certains dirigeables avaient
l'air d'éléphants ou de mastodontes, alors que d'autres ressemblaient
à des ours géants. Edgar Cayce décrit méticuleusement
156
les techniques que les Atlantes utilisaient pour tremper le métal
de manière à forger de longs et solides filins pour ces embarcations
inusitées. Il rapporte qu'ils remplissaient ces immenses et
étranges coquilles d'un gaz qui les faisait s'élever juste assez
pour leur permettre de se déplacer dans l'air au ras du sol avec,
à leur bord, plusieurs passagers. 34 Il parle également des avions
atlantes, qui avaient aussi la capacité de naviguer sous l'eau et
se révélaient utiles pour le transport de l'arsenal destiné à
combattre les bêtes menaçantes. 35
Les bateaux volants
Longtemps après les années 52000 av. J.-C., les êtres
humains se rappelèrent la technologie nécessaire à la construction
de machines volantes, et les fruits de cette technologie ne
furent pas totalement perdus. Les Hopi et autres autochtones
d'Amérique décrivent des voyages aériens ayant eu cours dans
un lointain passé. Dans les légendes irlandaises et celtes, on
retrouve également de nombreuses évocations de ces vaisseaux
qui ne nécessitaient ni voile ni aviron et volaient dans les airs.
En Extrême-Orient, des comptes rendus détaillés font état de
véhicules volants de l'époque préhistorique et comprennent des
descriptions précises et réalistes, livrées par les aviateurs euxmêmes,
du paysage terrestre se déployant sous le vaisseau. La
Bhagavata Purana et la Mahabaratha, rédigées jadis en
sanskrit, dépeignent l'arrivée de dieux dans des bateaux volants,
la construction de véhicules aériens pour les dieux, et un très
grand nombre de leurs vaisseaux volants reposant au sol.36
Les ingénieux Atlantes, probablement aidés en cela par
des extraterrestres secourables, inventèrent plusieurs modes de
transport aérien durant les phases successives de la croissance
et du développement de leur civilisation. Edgar Cayce donne
pour exemple les véhicules volants atlantes rappelant ceux
qu'Ezechiel décrit dans la Bible.37 Utilisant l'énergie dégagée
par le soleil, les pilotes condui~aient les vaisseaux, ils les
faisaient décoller et se propulser. A une époque plus avancée de
l'histoire atlante, ce sont les ondes provenant des centrales électriques,
également nourries par l'énergie solaire, qui déplaçaient
et contrôlaient les aéroplanes. Cayce décrit une machine
volante d'un autre type, semblable à un traîneau bas et plat,
volant en ligne droite à neuf mètres au-dessus du sol et capable
de transporter de lourds chargements sur de longues distances.
Le véhicule était gouverné depuis le sol et mu par un cristal. 38
De même, les rayons émanant du cristal procuraient leur
157
énergie aux petits avions transportant un ou deux passagers et
volant à moins d'un mètre au-dessus du sol. 39
Frederick Oliver décrit des vaisseaux aériens atlantes
qu'il nomme valix. Ces véhicules, dont la taille pouvait aller de
moins de 8 mètres à plus de 90 mètres, ressemblaient à des
aiguilles creuses aux extrémités pointues et étaient constitués
de feuilles de métal ultra léger qui brillaient dans la nuit. Le
plancher et les côtés de ces véhicules conçus pour plusieurs
passagers étaient percés de fenêtres disposées en rangées à la
manière de hublots, et leurs plafonds étaient munis d'ouvertures
laissant passer la lumière. Des livres, des instruments de
musique, des plantes d'intérieur, des chaises et des lits douillets
ajoutaient aux joies du voyage. Un dispositif spécial de répulsion
permettait d'éviter les accidents lors de tempêtes en
maintenant les avions éloignés des sommets des montagnes.
Lorsque les Atlantes voyageaient au-dessus de la Terre dans ces
avions, il leur arrivait fréquemment de jeter rcar-dessus bord des
graines en guise d'offrande au soleil levant. 0 Plusieurs anciens
ouvrages indiens décrivent des avions de forme similaire, se
déplaçant à aussi grande vitesse que ceux des Atlantes et
portant exactement le même nom- le terme valixi en constituant
le plurieL41 En 1884, lorsque Oliver, alors âgé de dix-huit
ans, remonta cette filière à partir de Phylos le Tibétain, il ne
pouvait avoir une connaissance approfondie de la littérature
sanskrite ancienne.
Les techniques de transport datant des temps immémoriaux
de l'Atlantide étaient certes fort éloignées de celles que
nous connaissons, mais des possibilités illimitées s'offrent à
nous dans le champ des énergies fluidiques, photoniques
(impli~uant la lumière et ses multiples usages) et magnétiques.
2 Peut-être les comptes rendus évoquant l'Atlantide
nous procureront-ils l'inspiration nécessaire au développement
de nouvelles technologies nous permettant de mieux préserver
les ressources énergétiques actuelles, qui s'épuisent à un rythme
effréné.
LES EXTRATERRESTRES
Einstein dit un jour « Je rends grâce au temple des
cieux », exprimant ainsi les profonds sentiments de respect et
d'émerveillement que tous nous éprouvons lorsque nous
contemplons le firmament et tentons de saisir l'étendue de
l'univers. Le fait de savoir que près de 40 millions de galaxies
reposent au sein de la Grande Ourse, ou encore qu'à toutes les
158
minutes 10 millions de nouvelles étoiles naissent seulement
dans la portion d'univers correspondant à la portée de nos
télescopes, inspire la déférence et le respect. Notre contemplation
pensive des objets célestes au-dessus de nos têtes peut
aussi s'accompagner d'anxiété à la simple pensée de tous ces
lieux propices à la vie, à la probabilité de n'être pas seuls dans
l'univers. La découverte récente de planètes de grande taille à
l'extérieur de notre système solaire et en orbite autour d'étoiles
semblables à notre soleil nourrit l'idée que d'autres êtres vivants
puissent exister quelque part. Sont-ils amicaux et préoccupés de
notre bien-être, ou risquent-ils de nous attaquer impitoyablement
et de détruire notre civilisation?
Jadis, on savait et admettait couramment, comme cela
est le cas encore en certains lieux aujourd'hui, que des visiteurs
de l'espace étaient parvenus jusqu'à notre planète. Platon décrit
comment le dieu Poséidon s'établit en Atlantide et maria une
mortelle qui donna naissance à plusieurs enfants. La théorie de
l'origine extraterrestre de Poséidon correspond aux descriptions
que fait la Bible des « fils de Dieu qui s'unirent aux filles des
hommes ».43 La Bible dit que ces hommes célèbres de l'époque
pré-chrétienne étaient« puissants». Les exploits surhumains de
Poséidon qui, pour construire sa maison, creusa d'énormes
canaux et excava le site de la Cité aux portes d'or corroborent
cette description.
Dans ses leçons, Edgar Cayce mentionne au passage les
extraterrestres. En 1938, il décrit la venue sur Terre, durant les
derniers temps de l'Atlantide, de véhicules dont les occupants
prévinrent les Atlantes de la destruction imminente de leur
civilisation.44 Dans une autre leçon, il mentionne l'existence de
visiteurs provenant d'autres mondes ou planètes et qui se trouvaient
parmi nous aux tout débuts de la civilisation maya.45
La présence d'étrangers venus du ciel perdure dans la
mémoire du monde par la voie des histoires, des mythes et des
légendes. Les visiteurs sont communément dépeints comme des
dieux descendus sur Terre depuis les airs. L'un des éléments les
plus anciens de l'histoire des Zoulous, tribu africaine remontant
aux temps préhistoriques, est en rapport avec la venue sur Terre
de créatures de l'espace.46 Les pogons de l'Afrique du Nord,
dont les ancêtres émigrèrent de l'Egypte dans un lointain passé,
ont une connaissance approfondie en matière d'astronomie et
d'éclipses, et parlent d'une étoile invisible située dans les environs
de Sirius. Ils soutiennent qu'ils ont acquis ce savoir par leur
contact avec des extraterrestres qui jadis vinrent de la brillante
étoile nommée Sirius et passèrent quelque temps parmi eux.
159
Cela est attesté par l'ancien ordre égyptien des Ammonites, qui
relatent que les « Neters », capables de voler dans les airs, de
détourner des rivières et d'écrire sur les rochers avec des doigts
de feu, quittèrent les confins de l'univers pour se rendre jusqu'à
eux. Les Ammonites ont la conviction que ces êtres se
marièrent et vécurent parmi eux, de même qu'avec les Dogons
et les Tutsi.47 Le Popol-Vuh, livre sacré des tribus quiché
d'Amérique centrale, décrit des visiteurs célestes qui utilisaient
la boussole, savaient que la Terre était ronde et comprenaient
les secrets de l'univers. En Extrême-Orient, d'anciens livres
brahmanes enjoignent les amis du cosmos d'apporter sur Terre
des fruits et des grains jusqu'alors inconnus.48
La Bible comprend des références qui peuvent être
attribuées à une présence extraterrestre. Le terme véhicule
spatial ne fait certes pas partie du vocabulaire biblique, mais on
note plutôt l'emploi du mot chariots, allusion au mode de transport
de base utilisé à cette époque.49 Les décollages sont décrits
comme des tourbillons - « Elie monta au ciel dans un tourbillon.
»50 Les pilotes prenaient le nom de conducteurs de
char. 51 Dans la Bible, on appelle parfois « Seigneurs » certains
hommes remarquables venus de l'espace qui sont aussi décrits
comme voyageant dans une nuée rapide ou dans un chariot de
nuages. 52 Les deux « anges » qui visitèrent Lot et passèrent la
nuit avec lui avant la destruction de Sodome étaient selon toute
vraisemblance des extraterrestres. 53 Il est également possible
qu'un véhicule transportant des astronautes ait été à la source de
la fumée et du feu marquant l'arrivée du Seigneur sur le Mont
Sinaï fl-U temps de Moïse.54 Des faits similaires sont évoqués
dans Ezéchiel 1:4-5 : « Je regardai, et voici, il vint du septentrion
un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu,
qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de
laquelle brillait comme de l'airain poli, sortant du milieu du feu.
Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l'aspect
avait une ressemblance humaine. »
Des réalisations extrêmement perfectionnées apparues
sur Terre des milliers d'années avant notre propre civilisation
sont attribuables aux conseils et à l'assistance d'extraterrestres
avisés. Cela comprend les gigantesques ruines de Stonehenge et
de Tiahuanaco et la forteresse de Sacsayhuaman, de même que
les murs du Pérou, contenant des pierres taillées à la perfection
et pesant parfois jusqu'à 360 tonnes. Témoin aussi l'exemple
des chasseurs-cueilleurs vivant à Sumer, entre le Tigre et
l'Euphrate; en 4000 av. J.-C., ces primitifs développèrent une
civilisation raffinée sur le plan matériel et spirituel. Leurs
160
accomplissements sont exposés en détail dans des documents
écrits qu'ils produisirent dès le troisième millénaire av. J.-C., y
compris dans ces 25 000 tablettes d'argile découvertes au début
du xxe siècle dans la bibliothèque de Nineveh, ancienne capitale
royale. Zecharia Sitchin traduisit méticuleusement les
descriptions qu'on retrouve dans plusieurs de ces textes et qui
ont pour objet les temples, les pyramides, l'astronomie, l'expertise
en métallurgie, les mathématiques supérieures et autres
accomplissements remarquables. Les manuels médicaux
traitent d'anatomie humaine, de diagnostics, de traitements, de
procédés chirurgicaux et même de frais payables aux
chirurgiens pour les interventions réussies. Dans l'ensemble de
leurs documents, les Sumériens évoquent les dieux qui
arrivèrent des cieux dans des vaisseaux. Ils avaient une allure
humaine, portaient des casques, possédaient des armes et
étaient à la source du savoir sumérien. 55 Qui donc étaient ces
doctes dieux et déesses? Sitchin croit que ceux qui visitèrent les
Sumériens environ 4 000 ans av. J.-C. provenaient de la
dixième planète. Il met à notre disposition plusieurs exemples
extraits des tablettes sumériennes soutenant cette hypothèse à
l'effet que des êtres intelligents issus de la dixième planète
vinrent sur Terre il y a de cela 450 000 ans et par la suite la
visitèrent tous les 3 600 ans, lorsque la longue orbite de leur
monde les rapprochait du nôtre.
Les créatures de l'espace qui voyagèrent vers la Terre à
travers les âges provenaient vraisemblablement des Pléiades,
un amas d'environ 300 étoiles sis dans la constellation du
Taureau. Bien qu'elles soient situées à 400 années-lumière de
notre soleil, sept de ces étoiles sont visibles sans télescope.
Presque toutes les civilisations du globe font référence aux
Pléiades et aux séjours fréquents de leurs habitants sur notre
Terre. Le cycle de cinquante-deux ans des calendriers stellaires
hopi et navajo est basé sur un cycle qui coïncide avec le lever
et le coucher des Pléiades. L'initiation des jeunes hommes selon
les rites religieux des Hopi n'a lieu qu'une fois que les Pléiades
en sont à leur zénith. 56 Dans la Bible, le Seigneur demande à
Job: «Noues-tu les liens des Pléiades? » Des légendes britanniques
disent des Pléiades qu'elles servent de domicile à des
dieux célestes géants qui un jour visitèrent la Terre. 57 Les
menhirs de Callanish, et autres, monuments de pierre préhistoriques
qu'on rencontre en Ecosse, sont alignés avec la
position qu'occupent dans le ciel les Pléiades à l'équinoxe ou à
d'autres dates astronomiques significatives. Selon l'ancienne
161
tradition, l'Halloween doit être célébrée lorsque les Pléiades
sont haut perchées dans le ciel.
Les légendes nous disent que les terres idylliques de
l'Atlantide attirèrent des visiteurs des Pléiades; ceux-ci l'apprécièrent
tant qu'ils convinrent d'y demeurer. De la bouche de
Dhyani Ywahoo, une Cherokee de la 37e génération qui partage
l'ancienne sagesse héritée de ses grands-parents et arrièregrands-
parents, on apprend que, il y a de cela fort longtemps,
des gens venus des étoiles connues sous le nom des sept
danseuses (ou Pléiades) atteignirent les cinq îles de l'Atlantide
et s'y installèrent avec contentement. Les Cherokees soutiennent
que lorsque plusieurs Atlantes eurent abusé de leurs
pouvoirs sacrés et laissé leurs moeurs se corrompre, les îles
finirent par se désintégrer. Leurs demeures se retrouvant en
ruines, les ancêtres atlantes des Cherokees firent cap vers
l'ouest jusqu'au continent américain. 58 Le souvenir des relations
étroites que les Atlantes entretenaient avec les créatures
intelligentes venues des Pléiades perdure dans le mythe grec du
dieu Atlas qui donna naissance à sept filles, les sept étoiles des
Pléiades. Dans les textes occultes, cette constellation est également
dépeinte comme le coeur de la zone que nous occupons
dans la galaxie.
Des êtres célestes continuent de venir visiter la Terre,
leur présence est rapportée pas moins de 70 000 fois par
année. 59 Bien qu'une grande partie de ces comptes rendus
doivent être écartés car ils sont le fruit d'une méprise, il en
subsiste encore un nombre impressionnant. La présence des
extraterrestres n'est pas aussi ouvertement reconnue qu'elle
l'était jadis. Tous nos récents présidents promirent, durant leur
campagne, de rendre publique l'information sur les ovnis, mais
une fois qu'il fut élu et mis dans le secret, chacun refusa désormais
d'aborder la question. Cette attitude a pour nom
« Syndrome du président silencieux». Peut-être craignaient-ils
que la diffusion de cette information ne provoque une panique
générale, les gens découvrant ainsi que les créatures intelligentes
qui surent développer la technologie nécessaire pour se
rendre sur notre petite planète à partir d'un monde situé à des
centaines d'années lumière de celle-ci seraient tout aussi en
mesure de détruire la race humaine. La politique actuelle du
gouvernement états-unien consiste à détruire toute information
sur les ovnis, mais des témoignages crédibles émergent
régulièrement. Lorsque furent abolies l'amende de 10 000 $US
et la sentence de dix années de prison pour tout membre des
forces armées évoquant en public la question des ovnis, les
162
pilotes rendirent immédiatement publiques quelque 24 000
occurrences. 60 Les 500 employés du Center for UFO Research
de la Northwestem University, maintenant appelé la Heineck
Foundation, ont enregistré plus de trois cents mille rapports
signalant la présence d'ovnis.
Après avoir quitté la Terre, les astronautes se livrèrent à
plusieurs expériences à l'aide d'étranges véhicules à équipage
complet. Lors d'une expédition, un docteur faisant partie de
l'équipage d'un vaisseau spatial états-unien pressa sur le
mauvais bouton, diffusant ainsi accidentellement son commentaire
au grand public. Il dit: « NASA, nous avons toujours le
vaisseau étranger en vue. »61 Le monde eut vent d'un autre incident
similaire une nuit où les astronautes étaient endormis dans
une capsule. Les autorités de la NASA, à Houston, prévinrent
les membres de l'équipage qu'ils se trouvaient sur une trajectoire
les menant à la collision, car sur les écrans du Texas
s'affichait une brillante lumière fonçant droit sur le vaisseau
américain. En raison de ces incidents inexplicables, et d'une
série d'autres événements similaires qui laissent croire que des
ovnis suivent et surveillent nos véhicules lorsqu'ils s'éloignent
de l'atmosphère terrestre, les ex-opérateurs de navettes s'emploient
à faire avancer la recherche en matière de vie
extraterrestre.
Il est très difficile de photographier des ovnis. Des
observations à l'aide d'instruments hautement perfectionnés ont
révélé que les véhicules atteignent des vitesses de 16 800 km/h,
ce qui laisse peu de temps pour mettre au point la caméra et
prendre une photo.62 Le problème est d'autant complexifié que
les vaisseaux peuvent voler de manière erratique et qu'ils
peuvent effectuer des virages inattendus et semblant impossibles.
De plus, si les photographes potentiels ont une pensée
pour le geste qu'ils sont en train d'accomplir, les pilotes
extraterrestres paraissent les détecter, si bien qu'ils se soustraient
immédiatement à leur vue. L'approche la plus efficace
consiste à filmer de manière automatique et impassible.
En dépit de ces difficultés, il existe des centaines
d'images. Au colloque sur les ovnis de l'Association for
Research and Elightenment tenu à Virginia Beach en mai 1995,
les astronomes James Mullancy et Ray Stanford, qui fondèrent
en 1964 le projet Starlight International, dont la mission était
d'étudier les ovnis à titre de phénomène physique, projetèrent
les diapositives d'innombrables vaisseaux spatiaux. Leurs
photographies montraient clairement des véhicules de
différentes formes et tailles. Parfois, des images d'appareils
163
identiques avaient été salSles en un court laps de temps en
différents points du globe, captant les objets se déplaçant d'un
continent à l'autre. Stanford fait état également de l'information
obtenue grâce aux ordinateurs utilisés dans l'étude des ovnis.
Certains d'entre eux sont programmés pour enregistrer, grâce
aux variations de couleur, l'énergie des champs électromagnétiques
entourant les vaisseaux spatiaux lorsqu'ils passent en
trombe au-dessus de nos têtes. D'autres ordinateurs mesurent
les ondes magnétiques et gravitationnelles émises par le
véhicule. L'enregistrement simultané de ces deux types d'ondes
donne à croire que les « intelligences » extraterrestres ont peutêtre
mis à jour une relation entre la gravité et le magnétisme,
chose qu'Einstein ne parvint jamais à découvrir.63
Le sentiment de respect que nous éprouvons lorsque
nous contemplons l'univers et évaluons les possibilités d'une
vie autre dans le lointain espace peuvent aisément faire place à
la peur et à l'inquiétude pour notre sécurité future. Peut-être des
visiteurs venus des cieux ont-ils ravagé sauvagement notre
planète par le passé, mais ils ont aussi aidé les Sumériens à
atteindre un niveau de vie des plus élevés durant le troisième
millénaire. Les similitudes frappantes entre la civilisation
perfectionnée de Sumer et la culture développée par les
Atlantes, des milliers d'années auparavant, nous font croire à
une activité extraterrestre en Atlantide.
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1 commentaire:

  1. Le sujet est intéressant sur le plan de la réflexion philosophique

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