vendredi 2 octobre 2020

HÁVAMÁL

 


HÁVAMÁL, les dits du très-haut  Édition Vieux Norrois - Français de Romain Panchèvre
 

HÁVAMÁL

les dits du très-haut


Édition Vieux Norrois - Français

Romain Panchèvre 



Préface de Halfdan Rekkirsson 

 

Traitement & port pour l'Europe, Canada, USA et Afrique : 9, 00 €.

 

Livre dos carré-collé. 68 pages.

Format 22 x 14 cm. 

Tirage limité. 


ISBN : 2-9526443-53-7


Prix : 15, 00 Euros +

Traitement et port pour la France : 4, 00 €.

 
 
 
 
 

Sous son air effrayant — l’œil crevé, le visage usé et la barbe grisonnante qu’un chapeau élimé vient à peine dissimuler — WOTAN n’est pas seulement l’être impitoyable, versatile et compliqué de nos vieux récits Eddiques. 


Il est aussi le maître de la communication, donc du langage et de la poésie, tirant son inspiration de ses propres tribulations rocambolesques à travers les différents mondes de la grande Tradition.


Les Dits du Très-Haut, Hautes Paroles ou encore Hauts Proverbes, s’offrent donc à nous comme un recueil d’adages intemporels qui viennent apporter conseils et discernements au lecteur encore attaché au culte du Redoutable Borgne, narrant les aventures discutables du Grand Vagabond, rapportant les pensées perdues de celui que la sagesse populaire a depuis longtemps affublé de mille surnoms, et restituant un pan immémorial de notre héritage multiséculaire par le biais des quelques cent-soixante-cinq strophes qui nous sont miraculeusement parvenues.


Romain Panchèvre



Les “Dits du Très-Haut” sont essentiels pour toute personne qui s’intéresse un tant soi peu sérieusement à la spiritualité du Nord. Plus qu’un simple code éthique à la portée de chacun, le Hávamál est une entrée en matière, probablement le premier texte à étudier quand on veut s’immerger dans cette spiritualité complexe qu’est l’Asatrú.



Halfdan Rekkirsson

http://www.sesheta-publications.com/havamal.html

mardi 8 septembre 2020

Le Wotanisme

 Le Wotanisme


par David Lane


photo_2020-02-21_21-30-38.jpg

L’histoire est truffée d’innombrables exemples du pouvoir et de l’importance des croyances religieuses. L’objet de la présente dissertation n’est pas d’imposer, ni même d’espérer, une conformité absolue de croyance entre les divers individus se réclamant du Wotanisme (ou Odinisme). Du reste, les convictions de certains Wotanistes sont assez similaires à la définition généralement admise de l’athéisme. Pourtant, lorsqu’il m’est apparu, il y a une vingtaine d’année de cela, qu’une religion était une arme indispensable à notre lutte contre le génocide, je savais déjà que la grande majorité de nos semblables possédait ce que j’appelle le « sens du divin ».

Afin de traiter avec pertinence d’un sujet aussi essentiel à la survie de la race blanche, il est nécessaire de définir les termes avec précision.
Commençons par le mot de « religion ». Une religion est une philosophie ou une croyance qui implique un dieu, ou des dieux, et parfois d’autres êtres inaccessibles à la compréhension des mortels.
Les fondateurs de religion et leurs continuateurs établissent leur crédo à des fins très diverses, parfois constructives, parfois destructrices. Malheureusement, les hommes vils, sans principes et affamés de pouvoir qui dominent le monde occidental depuis 2500 ans, n’ont jamais été enclins à permettre la croissance et la perpétuation des religions qui font obstacle à leur influence, à leurs profits ou à leur autorité. Et bien sûr, toute religion réservée à une race ou à une nation en particulier est un frein à l’impérialisme, que nous appelons aujourd’hui « gouvernement mondial ».

En revanche, une religion universelle servira à unir les races, les nations et les cultures d’un empire. C’est pourquoi, sur ordre de Constantin, empereur de Rome, une nouvelle religion « catholique » fut créée, l’année 325 de la façon dont les chrétiens comptent le temps. (Le mot « catholique » signifie « universel » en latin.) Le chercheur honnête et appliqué s’apercevra que cette nouvelle religion était une copie presque exacte et parodique du Mithraïsme, qui était la religion dominante dans les légions romaines. Les récits qui servent de base au dogme de cette nouvelle religion furent situés en Palestine, une contrée extrêmement lointaine, puis antidatés de plus de trois cents ans, de sorte que la réfutation soit difficile. Et pour couronner le tout, les pouvoirs financiers infiltrés à Rome se firent eux-mêmes intégrer à la nouvelle religion, sous le nom de « peuple élu », en falsifiant leur propre histoire.

Les défenseurs du christianisme protesteront sans doute, et rappelleront que l’église catholique a persécuté les juifs. Mais, selon leur propre dogme, un membre du « peuple élu », appelé Pierre, fut le premier évêque (« pape ») de Rome. Et le plus infâme des tortionnaires de l’Inquisition, nommé Torquemada, faisait partie du « peuple élu ». En fait, les rivalités internes pour l’accession au pouvoir furent exploitées et décriées par ceux des « élus » qui eurent le dessous.

Précisons ici le sens du mot « sémite ». Il existe sur cette terre trois races-souches, et leurs métissages. Les races-souches de l’homme sont les Caucasoïdes (blancs), les Mongoloïdes (jaunes) et les Négroïdes (noirs).
Pendant des siècles, la côte orientale de la Méditerranée fut au cœur des échanges commerciaux entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. A des fins d’alliances, les fils et les filles des marchands et des banquiers furent mariés les uns aux autres. C’est ainsi que des peuples métis, que nous appelons « sémites », apparurent, porteurs des gènes de chacune des trois races-souches. De là viennent les Arabes et les Juifs.

L’autre mot à clarifier est « Dieu ». Dans les enseignements des philosophes hermétiques, anciens et modernes, il existe une force intelligente dans l’univers. Nous l’appellerions aujourd’hui un « esprit cosmique ». Les formes selon lesquelles se façonne la nature ont, entre autres raisons, fait appeler Dieu le Grand Géomètre/Grand Mathématicien de l’Univers. L’homme moderne sait que toute chose, – du minuscule système solaire formé par les atomes jusqu’aux immenses systèmes solaires de l’univers, en passant par la pensée humaine, – consiste en des forces et des tracés électromagnétiques, et il réalise donc à quel point les philosophes hermétiques étaient sages.

Lorsque nous définissons des termes religieux, nous devons, bien sûr, rester conscients qu’il s’agit le plus souvent de codes cabalistiques. Hélas, les clergés, au service de tyrans cupides et ambitieux, comprirent que s’ils donnaient à la force divine une forme anthropomorphique, et en faisaient un genre d’homme glorifié, ils pourraient contrôler le peuple par les mots « Dieu a dit ». Le pouvoir clérical s’est appuyé sur ce mensonge pendant des milliers d’années, en général à des fins de nuisance. Les « livres saints » remplis de « Dieu a dit » ont servi les intérêts des rois, des empereurs et des présidents pendant plusieurs douzaines de siècles.

Il y a près de trente ans, songeant à tout cela, je me mis à la recherche de concepts religieux propres à préserver notre peuple. Il me fallut étudier l’histoire des diverses religions adoptées par la race aryenne, ou imposées à elle, la mémoire génétique et l’inconscient collectif tels que les explique Carl Gustav Jung, la nature des dieux, des déesses et des mythes, la notion d’âme raciale, la prêtrise telle qu’on l’entend généralement, les prétendus livres saints, la science moderne, et ainsi de suite.

A l’époque où je commençai à essayer de définir une approche religieuse capable d’aider à la lutte contre le génocide, le seul crédo possible était connu sous le nom de « christianisme identitaire » (Identity Christianity). Et, pour être tout à fait honnête, cette doctrine inspirait des hommes biens, tels que Gordon Khal et plusieurs membres de l’Ordre Brüder Schweigen. Mais ses adhérents ne représentaient pas 1/10000ème de ceux qui se réclament du christianisme. Et, d’autre part, les enseignants « identitaires » exigeaient une croyance littérale en des histoires bibliques contraires à la science et à la loi naturelle.

Je n’ai pas ici pour objet d’attaquer ceux dont les buts sont nobles, même si je ne vois pas la moindre chance de succès dans leur démarche.
J’ai cherché un crédo religieux qui soit capable d’éveiller la mémoire génétique du plus grand nombre de gens possible au sein de notre peuple. Un crédo qui puisse également stimuler l’âme guerrière. La réponse logique était le Wotanisme, bien qu’il n’en existât, à l’époque, qu’une seule petite organisation, dirigée par une dame âgée du nom d’Elsie Christianson. Elle appelait l’aspect de la doctrine auquel elle se référait « Odinisme ». Dans les années 80, d’autres petits éditeurs apparurent, sous les labels « odiniste » ou « asatru » - ce dernier mot désignant la foi dans les anciens dieux, appelés Ases.
Malheureusement, – et peut-être, parfois, dans de mauvaises intentions, – la plupart de ces éditeurs niaient la loi naturelle d’auto-préservation et de séparation raciale, afin de demeurer politiquement corrects et respectables.

J’ai donc préferé le terme de Wotanisme à celui d’Odinisme. D’abord parce que W.O.T.A.N. forme un parfait acronyme de Will Of The Aryan Nation (Volonté de la Nation Aryenne). Ensuite, parce que le dieu appelé Wotan sur le continent européen n’était appelé Odin qu’en Scandinavie. Wotan fait donc appel à la mémoire génétique d’un plus grand nombre de nos ancêtres. Et, de toute façon, il fallait se démarquer des fumistes, des charlatans et des universalistes qui avaient usurpé le nom d’Odin.

L’étape suivante fut pour moi de former la doctrine, le crédo, du Wotanisme moderne. Bien sûr, le but de toute l’opération était de mettre un terme au métissage forcé et au meurtre de la race blanche. Ce crédo devait donc s’en tenir aux lois naturelles, et à la plus haute d’entre elles : la préservation de sa propre espèce. Il ne devait pas seulement correspondre à mon « sens du divin », mais également à celui d’autrui. Et il devait totalement détruire l’escroquerie suicidaire de type New Age répandue par les odinistes « respectables ».

La plus grande et la plus dangereuse des escroqueries suicidaires des New Agers est celle selon laquelle la force et l’intelligence que nous appelons Dieu est faite, ou emplie, d’une émotion appelée « amour ». En réalité, le Créateur a fait les lions qui mangent les agneaux, les loups qui mangent les faons, les faucons qui mangent les colombes, et les races d’hommes qui se battent pour la vie, les femmes, la nourriture, les territoires et le pouvoir. Il n’y a pas d’amour, amour, amour ! Il n’y a que la loi, loi, loi ! Une loi dure, parfois cruelle, mais pourtant divine !
La loi divine exige un espace vital exclusif et une hégémonie (c'est-à-dire un contrôle sur cet espace) exclusive, si une race veut survivre. C’est une vérité qu’aucune autre religion que le Wotanisme n’enseignera.

Cette dissertation n’a pas pour objet de traiter de ce que signifient les dieux, les déesses, les mythes ou les runes du Wotanisme. En étudiant les concepts philosophiques attachés à chaque rune, on peut développer une personnalité complète et naturelle. Nous avons chaque mois davantage de Gothis qui étudient et enseignent la loi naturelle au moyen des mythes.

Je vais donc vous laisser avec, pour la bonne bouche, un de mes proverbes, peut-être mon favori : « La nature et les lois de la nature sont l’œuvre du Créateur. Par conséquent, les lois de la nature sont les lois de Dieu. Or la première et la plus importante des lois de la nature est la préservation de sa propre espèce. »

- David Lane.

(Respectueusement traduit de l'anglais [américain] par l'ancien Sir Shumule)

https://eelb.su/index.php?threads/wotanisme.1077/page-3

Wotansvolk

 Wotansvolk

par David Lane


photo_2020-05-19_00-15-39.jpg
L’étude objective de l’histoire démontre sans discussion possible que la religion a été un facteur majeur, sinon le facteur suprême, dans l’élaboration de nos conditions de vie et de notre destinée. Une religion peut préserver ou détruire un peuple – tout dépend de sa structure et des ambitions de ses agents.
Le fondement d’une religion est son dieu, ses dieux ou ses déesses. Ce sont eux qui différencient l’appareil religieux de l’appareil profane. La croyance que l’on sert la volonté du pouvoir supérieur que représentent les « dieux » est une motivation qui a permis à des hommes et à des femmes d’accomplir des prouesses tout à fait extraordinaires. Que dis-je ? nombre d’entre eux ont fait le sacrifice ultime de leur vie par obéissance à la volonté des dieux.
Ayant fait de la préservation de ma race ma raison d’être, j’ai consacré des milliers d’heures à étudier et méditer les enseignements religieux qui ont eu une incidence sur la race aryenne. J’aimerais ici expliquer pourquoi je crois en la puissance supérieure que les hommes appellent « Dieu » et en quoi le Wotanisme, ou Odinisme, ou Wodenisme, est la meilleure représentation de cette puissance.

J’ai montré, dans d’autres articles, la raison pour laquelle la religion biblique est incompatible avec la survie raciale, et je n’y reviendrai ici que pour résumer brièvement.
Premièrement, avant la religion biblique, l’existence et les nations de la race aryenne étaient en sécurité, et dominaient le monde. Aujourd’hui, après presque 2000 ans de religion biblique, c'est-à-dire d’inquisition, de ténèbres, de supplices et de meurtres de millions de gens au nom de Jésus, la race aryenne est vouée à une extinction presque certaine. Devant de tels effets, il n’est plus question de plaider les « ça aurait pu » et les « ça aurait dû ». Deuxièmement, une religion vouée à la préservation d’un peuple doit célébrer le dieu de tout son peuple, pas le dieu personnel de son avantage personnel. Troisièmement, la religion d’un peuple doit enseigner la fertilité, pas « le sexe est un péché » ni la haine des femmes (comme Paul aux Corinthiens 7 :1, Jean dans l’Apocalypse 14 :4 et Jésus dans Mathieu 5 :28). Je pourrais continuer, mais mon propos est de promouvoir ma religion, pas d’attaquer celle des autres.
On m’a demandé pourquoi, étant donné le jugement que je porte sur la religion biblique, je n’adhère pas à ce concept athée connu sous le nom de Church of the Creator. J’ai dit mon admiration pour ce qui, dans les enseignements de la COTC, me semble valable, mais je ne suis pas plus un athée qu’un théiste ou qu’un tenant de la religion biblique. Je suis, dans la grande tradition des anciens et des plus grands penseurs de notre race, un déiste. Pour reprendre les paroles de bien plus grands penseurs que moi-même, je vois une force motrice intelligente dans tout l’univers et à l’origine des lois de la nature.

L’intégrité intellectuelle intransigeante de nos ancêtres du Nord les a poussés à admettre que certaines choses dépassent notre compréhension. L’éternité, l’infini, l’origine de la matière, de l’énergie et des espèces restent encore aujourd’hui des mystères. Comme dans d’autres religions, d’autres nations et d’autres enseignements, nos ancêtres wotanistes ont donc utilisé des symboles pour représenter ces abstractions. Le Père de Tous représente les insaisissables mystères de l’infinité et de l’éternité. Toutefois, à la différence de ceux qui officient en tant que prêtres dans la religion biblique, les Wotanistes ne prétendaient et ne prétendent pas parler au nom de Dieu. Les dieux parlent à chaque homme et à chaque femme directement par les lois de la nature.
Le seul intérêt d’un clergé est de permettre au prêtre ou aux gens qu’il représente de contrôler ou d’imposer son pouvoir sur autrui. L’autorité de la chaire et du Droit Divin repose sur la formule « Dieu a dit », et sur la prétention à un accès privilégié à Dieu. Aux yeux des wotanistes, toute cette philosophie d’un homme contraignant les autres est une imposture. Pour nous, les dieux et les déesses qui ont pour nom Wotan ou Woden, Thor, Frigg et Sif représentent les forces de la nature, la fertilité et de nobles ancêtres. Ils relient le passé, le présent et le futur. Leurs faits et gestes sont des paraboles qui prônent le courage et les autres vertus aryennes. Même un dieu perfide comme Loki donne une leçon sur les dangers de la subversion interne.

Puisqu’il s’agit de « croire » en un dieu ou en une force motrice intelligente dans l’univers, définissons le mot « croyance ».
La croyance peut être la foi aveugle, qui est la marque de l’ignorance et permet que ceux qui l’éprouvent soient menés n’importe où, comme des moutons à l’abattoir. Une croyance constructive est une conclusion qui se fonde sur les meilleures preuves disponibles, lorsque ces conclusions sont insuffisantes à démontrer un fait positif. Je « crois » en ce que je comprends de Dieu, mais l’ériger en fait positif ou exiger que d’autres se conforment à ma croyance serait intellectuellement malhonnête. Les tenants des religions bibliques (qu’on appelle parfois « créationnistes ») et les évolutionnistes se querellent depuis des années au sujet de leurs croyances. Comme d’habitude, personne ne veut considérer d’autres possibilités, telles qu’une intelligence guidant le processus évolutionnaire, ou qu’un genre de manipulation génétique ou quoi que ce soit d’autre. Dans la limite de mes capacités, j’ai essayé de trouver une possibilité qui fasse de l’évolution la clé de toute vie. Mais ça ne peut pas tout simplement pas marcher sans une intervention intelligente. J’ai lu bien des volumes sur l’évolution et la biologie. Nulle part je n’ai trouvé d’explication satisfaisante au développement du mâle et de la femelle dans une même espèce. Dans toutes les interminables dissertations sur les divisions cellulaires et la croissance d’organismes de plus en plus complexes, on ne trouve jamais d’explication raisonnable, recevable, au fait que le premier homme ait fertilisé la première femme, ni au fait qu’ils se soient développés de manière séparée mais complémentaire et dans le besoin l’un de l’autre. Plus encore, les généticiens modernes nous disent qu’une race de gens ne peut descendre d’un seul couple puisque la consanguinité l’aurait détruite. Nous devons donc admettre que de nombreux couples d’hommes et de femmes identiques ont évolué exactement à la même période dans l’éternité du temps.
Les évolutionnistes darwiniens nous disent également que les Blancs sont des nègres qui ont migré d’Afrique vers le nord il y a des millions et des millions d’années et qu’une fois dans le froid climat nordique, nous avons développé une peau, des cheveux et des yeux clairs. Pourtant, si l’on s’en tient à leurs propres enseignements concernant la sélection naturelle, la première chose que nous aurions dû développer devait être destinée à nous protéger du froid. Les yeux bleus ou verts, la peau claire et les cheveux blonds ne sont pas exactement des caractéristiques que l’on puisse appeler des défenses contre un climat froid.
On peut parler sans fin des problèmes posés par la théorie d’une évolution advenue par hasard et produite seulement par la sélection naturelle et la survie du plus apte. Mais il semble bien que les évolutionnistes soient devenus aussi doctrinaires que les tenants de la religion biblique et, dans ce cas, pourquoi se taper la tête contre les murs ? Contentons nous d’admettre que nous sommes soumis aux lois de la nature.

Il y a bien d’autres angles sous lesquels envisager le Wotanisme – concret, abstrait, ésotérique. Ayant étudié les œuvres de Carl Jung, je crois que les anciens dieux sont des colosses potentiels dans notre inconscient collectif. Les anciens dieux et les anciennes religions étaient exclusivement les nôtres et sont donc relatifs à l’âme de notre race. Au travers des mythes et des légendes, nous trouvons un lien vers notre passé et un gouvernail pour notre vaisseau racial en perdition.
Nous croyons nécessaire d’utiliser un véhicule religieux pour répandre notre message de survie raciale. Il est extrêmement difficile à nos ennemis de nier que le culte des anciens dieux soit une religion sérieuse, puisqu’elle a une histoire au moins plusieurs fois millénaire. Il faut aussi considérer que dans les salles d’audience du gouvernement d’occupation, une « religion » sans dieu sera sous peu considérée comme n’étant pas une religion et ne pourra bénéficier des garanties gouvernementales concernant la liberté religieuse.
Le Wotanisme a l’autorité de l’Antiquité. En dépit de 2000 ans de persécution, Wotan vit dans notre sang. Son riche et puissant symbolisme fait vibrer l’âme de notre race.
Les Wotanistes ne sont pas intolérants. Comme les autres, nous exposons nos croyances et cela implique naturellement de dénoncer les erreurs dans les croyances des autres. Mais nous n’excommunions pas de nos assemblées ceux de nos frères de race qui ont d’autres croyances, tant qu’ils partagent notre objectif de préservation raciale. Nous ne devons pas « tuer ceux que notre dieu ne dirige pas » comme les adhérents d’une religion étrangère l’ont fait à des millions de nos semblables.
Robert J. Matthews était un Wotaniste et c’est le meilleur homme que j’aie connu. Il attend au Valhalla ceux d’entre nous qui combattent pour la survie du peuple. Je ne crois pas qu’il se soucie de savoir si vous êtes athée, chrétien ou wotaniste - seulement si vous êtes Blanc et Fier.
Mais, pour ma part, ses dieux - les dieux de notre peuple - sont mes dieux.
- David Lane.

Respectueusement traduit de l'anglais (américain) par l'ancien Sir Shumule.


https://eelb.su/index.php?threads/wotanisme.1077/page-3#post-47059


vendredi 24 avril 2020

Who is WOTAN?

Who is Woden / Odin / Wotanaz?



Le Dieu-Prête, celui qui mène à la connexion au divin. Il est le prête devin. Le prête du culte du divin était lui-même dieu. Sa quête du savoir, son sacrifice pour lui-même, la révélation des runes à l'humanité, pratiquant le culte. Il montre le chemin vers le divin. On peut le vénérer comme un dieu ou comme le chemin vers les dieux. Il est l'homme, il est l'ancêtre des Rois, il est le dieu. Il fut le premier de sang royal. Étant ainsi devenu le plus sage de tous, le plus connecté au divin. Toutes personnes voulant se connecter au divin devant se connecter à Odin; puisqu'étant cette connexion au divin, ce qui lui mène, au final le divin lui-même. C'est pourquoi il est appelé le Père des Dieux. Alu

lundi 30 mars 2020

Les douze Frères

Les douze Frères.
Jacob et Wilhelm Grimm
Il y avait une fois un roi et une reine qui vivaient ensemble en bonne intelligence. Ils avaient douze enfants, mais c'étaient douze garçons. Un jour le roi dit à la reine :
- Si le treizième enfant que tu me promets est une fille, les douze garçons devront mourir, afin que l'héritage de leur sœur soit considérable, et que le royaume tout entier lui appartienne.
Il fit donc construire douze cercueils qu'on remplit de copeaux ; puis le roi les fit transporter dans un cabinet bien fermé, dont il donna la clef à la reine, en lui recommandant de n'en rien dire à personne.
Cependant, la mère était en proie à un violent chagrin. Le plus jeune de ses fils, à qui elle avait donné le nom de Benjamin, s'aperçut de sa peine et lui dit :
- Ma bonne mère, pourquoi es-tu si triste ?
- Cher enfant, lui répondit-elle, je ne dois pas te le dire.
Mais l'enfant ne lui laissa point de repos, qu'elle ne l'eût conduit au cabinet mystérieux, et qu'elle ne lui eût montré les douze cercueils remplis de copeaux :
- Mon bien-aimé Benjamin, lui dit-elle, ton père a fait construire ces cercueil pour tes onze frères et pour toi, car si je mets au monde une petite fille, vous devez tous mourir et être ensevelis là.
Et comme elle pleurait, l'enfant chercha à la consoler en lui disant :
- Ne pleure pas, nous saurons bien éviter la mort. La reine reprit :
- Va dans la forêt avec tes onze frères, et que l'un de vous se tienne sans cesse en sentinelle sur la cime de l'arbre le plus élevé, les yeux tournés vers la tour du château. J'aurai soin d'y arborer un drapeau blanc si je mets au monde un garçon, et alors vous pourrez revenir sans danger ; si au contraire je deviens mère d'une fille, j'y planterai un drapeau rouge comme du sang ; alors hâtez-vous de fuir bien loin, et que le bon Dieu vous protège.
Lorsque la reine eut donné sa bénédiction à ses fils, ceux-ci se rendirent dans la forêt. Chacun d'eux eut son tour de faire sentinelle pour la sûreté des autres, en grimpant au haut du chêne le plus élevé, et en tenant, de là, ses yeux fixés vers la tour. Quand onze jours furent passés, et que ce fut à Benjamin de veiller, il vit qu'un drapeau avait été arboré, mais c'était un drapeau rouge comme du sang, ce qui prouvait trop qu'ils devaient tous mourir. Lorsqu'il eut annoncé la nouvelle à ses frères, ceux-ci s'indignèrent et dirent :
- Sera-t-il dit que nous aurons dû subir la mort pour une fille ? Faisons serment de nous venger ! Partout où nous trouverons une jeune fille, son sang devra couler. Cela dit, ils allèrent tous ensemble au fond de la forêt, et à l'endroit le plus épais, ils trouvèrent une petite cabane misérable et déserte. Alors ils dirent :
- C'est ici que nous voulons fixer notre demeure et toi, Benjamin, comme tu es le plus jeune et le plus faible, tu resteras au logis et te chargeras du ménage nous autres, nous irons à la chasse afin de nous procurer de la nourriture.
Ils allèrent donc dans la forêt, et tuèrent des lièvres, des chevreuils sauvages, des oiseaux et des pigeons ; puis ils les rapportèrent à Benjamin qui dut les préparer et les faire cuire pour apaiser la faim commune. C'est ainsi qu'ils vécurent pendant dix années dans la forêt ; et ce temps leur parut court. Cependant la jeune fille que la mère avait mise au monde était devenue grande sa beauté était remarquable, et elle avait sur le front une étoile d'or. Un jour que se faisait la grande lessive, elle remarqua parmi le linge douze chemises d'homme, et demanda à sa mère :
- À qui appartiennent ces douze chemises, car elles sont beaucoup trop petites pour mon père ?
La reine lui répondit avec un soupir :
- Chère enfant, elles appartiennent à tes douze frères.
La jeune fille reprit :
- Où sont donc mes douze frères ? je n'en ai jamais entendu parler.
La reine répondit :
- Où ils sont ! Dieu le sait : ils sont errants par le monde.
Alors, entraînant avec elle la jeune fille, elle ouvrit la chambre mystérieuse, et lui montra les douze cercueils, avec leurs copeaux et leurs coussins funèbres.
- Ces cercueils, lui dit-elle, étaient destinés à tes frères ; mais ils se sont échappés de la maison avant ta naissance.
Et elle lui raconta tout ce qui s'était passé. Alors la jeune fille lui dit :
- Ne pleure pas, chère mère, je veux aller à la recherche de mes frères.
Elle prit donc les douze chemises, et se dirigea juste au milieu de la forêt. Elle marcha tout le jour, et arriva vers le soir à la pauvre cabane. Elle y entra et trouva un jeune garçon, qui lui dit :
- D'où venez-vous, et où allez-vous ?
À quoi elle répondit :
- Je suis la fille d'un roi, je cherche mes douze frères et je veux aller jusqu'à ce que je les trouve.
Et elle lui montra les douze chemises qui leur appartenaient. Benjamin vit bien alors que la jeune fille était sa sœur ; il lui dit :
- je suis Benjamin, le plus jeune de tes frères.
Et elle se mit à pleurer de joie, et Benjamin aussi ; et ils s'embrassèrent avec une grande tendresse. Benjamin se prit à dire tout à coup :
- Chère sœur, je dois te prévenir que nous avons fait le serment de tuer toutes les jeunes filles que nous rencontrerions.
Elle répondit :
- Je mourrai volontiers, si ma mort peut rendre à mes frères ce qu'ils ont perdu.
- Non, reprit Benjamin, tu ne dois pas mourir ; place-toi derrière cette cuve jusqu'à l'arrivée de mes onze frères, et je les aurai bientôt mis d'accord avec moi.
Elle se plaça derrière la cuve ; et quand il fut nuit, les frères revinrent de la chasse, et le repas se trouva prêt... Et comme ils étaient en train de manger, ils demandèrent :
- Qu'y a-t-il de nouveau ?
Benjamin répondit :
- Ne savez-vous rien ?
- Non, reprirent-ils.
Benjamin ajouta :
- Vous êtes allés dans la forêt, moi je suis resté à la maison, et pourtant j'en sais plus long que vous.
- Raconte donc, s'écrièrent-ils.
Il répondit :
- Promettez moi d'abord que la première jeune fille qui se présentera à nous ne devra pas mourir.
- Nous le promettons, s'écrièrent-ils tous, raconte-nous donc.
Alors Benjamin leur dit :
- Notre sœur est là. Et il poussa la cuve, et la fille du roi s'avança dans ses vêtements royaux, et l'étoile d'or sur le front, et elle brillait à la fois de beauté, de finesse et de grâce. Alors ils se réjouirent tous, et l'embrassèrent.
À partir de ce moment, la jeune fille garda la maison avec Benjamin, et l'aida dans son travail. Les onze frères allaient dans la forêt, poursuivaient les lièvres et les chevreuils, les oiseaux et les pigeons, et rapportaient au logis le produit de leur chasse, que Benjamin et sa sœur apprêtaient pour le repas. Elle ramassait le bois qui servait à faire cuire les provisions, cherchait les plantes qui devaient leur tenir lieu de légumes, et les plaçait sur le feu, si bien que le dîner était toujours prêt lorsque les onze frères revenaient à la maison. Elle entretenait aussi un ordre admirable dans la petite cabane, couvrait coquettement le lit avec des draps blancs, de sorte que les frères vivaient avec elle une union parfaite.
Un jour, Benjamin et sa sœur préparèrent un très joli dîner, et quand ils furent tous réunis, ils se mirent à table, mangèrent et burent, et furent tous très joyeux. Il y avait autour de la cabane un petit jardin où se trouvaient douze lis. La jeune fille, voulant faire une surprise agréable à ses frères, alla cueillir ces douze fleurs afin de les leur offrir. Mais à peine avait-elle cueilli les douze lis que ses douze frères furent changés en douze corbeaux qui s'envolèrent au-dessus de la forêt ; et la maison et le jardin s'évanouirent au même instant. La pauvre jeune fille se trouvait donc maintenant toute seule dans la forêt sauvage, et comme elle regardait autour d'elle avec effroi, elle aperçut à quelques pas une vieille femme qui lui dit :
- Qu'as-tu fait là, mon enfant ? Pourquoi n'avoir point laissé en paix ces douze blanches fleurs ? Ces fleurs étaient tes frères, qui se trouvent désormais transformés en corbeaux pour toujours.
La jeune fille dit en pleurant :
- N'existe-t-il donc pas un moyen de les délivrer ?
- Oui, répondit la vieille, mais il n'y en a dans le monde entier qu'un seul, et il est si difficile qu'il ne pourra te servir ; car tu devrais ne pas dire un seul mot, ni sourire une seule fois pendant sept années ; et si tu prononces une seule parole, s'il manque une seule heure à l'accomplissement des sept années, et la parole que tu auras prononcée causera la mort de tes frères. Alors la jeune fille pensa dans son cœur :
« je veux à toute force délivrer mes frères » Puis elle se mit en route cherchant un rocher élevé, et quand elle l'eut trouvé, elle y monta, et se mit à filer, ayant bien soin de ne point parler et de ne point rire. Il arriva qu'un roi chassait dans la forêt ; ce roi avait un grand lévrier qui, parvenu en courant jusqu'au pied du rocher au haut duquel la jeune fille était assise, se mit à bondir à l'entour et à aboyer fortement en dressant la tête vers elle. Le roi s'approcha, aperçut la belle princesse avec l'étoile d'or sur le front, et fut si ravi de sa beauté qu'il lui demanda si elle ne voulait point devenir son épouse. Elle ne répondit point, mais fit un petit signe avec la tête. Alors le roi monta lui-même sur le rocher, en redescendit avec elle, la plaça sur son cheval, et retourna ainsi dans son palais. Là furent célébrées les noces avec autant de pompe que de joie, quoique la jeune fiancée demeurât muette et sans sourire. Lorsqu'ils eurent vécu heureusement ensemble pendant un couple d'années, la mère du roi, qui était une méchante femme, se mit à calomnier la jeune reine, et à dire au roi :
- C'est une misérable mendiante que tu as amenée au palais ; qui sait quels desseins impies elle trame contre toi ! Si elle est vraiment muette elle pourrait du moins rire une fois ; celui qui ne rit jamais a une mauvaise conscience.
Le roi ne voulut point d'abord ajouter foi à ces insinuations perfides, mais sa mère les renouvela si souvent, en y ajoutant des inventions méchantes qu'il finit par se laisser persuader, et qu'il condamna sa femme à la peine de mort.
On alluma donc dans la cour un immense bûcher, où la malheureuse devait être brûlée vive ; le roi se tenait à sa fenêtre, les yeux tout en larmes, car il n'avait pas cessé de l'aimer. Et comme elle était déjà liée fortement contre un pilier, et que les rouges langues du feu dardaient vers ses vêtements, il se trouva qu'en ce moment même s'accomplissaient les sept années d'épreuve ; soudain on entendit dans l'air un battement d'ailes, et douze corbeaux, qui dirigeaient leur vol rapide de ce côté, s'abattirent autour de la jeune femme. À peine eurent-ils touché le bûcher qu'ils se changèrent en ses douze frères, qui lui devaient ainsi leur délivrance. Ils dissipèrent les brandons fumants, éteignirent les flammes, dénouèrent les liens qui garrottaient leur sœur, et la couvrirent de baisers. Maintenant qu'elle ne craignait plus de parler, elle raconta au roi pourquoi elle avait été si longtemps muette, et pourquoi il ne l'avait jamais vue sourire.
Le roi se réjouit de la trouver innocente, et ils vécurent désormais tous ensemble heureux et unis jusqu'à la mort.

vendredi 6 mars 2020

L'ondine de l'étang

L'ondine de l'étang

Wilhelm et Jacob Grimm (1785-1863)


Il y avait une fois un meunier qui vivait heureusement avec sa femme. Ils avaient de l'argent et du bien, et leur prospérité croissait d'année en année. Mais le malheur, dit le proverbe, vient pendant la nuit; leur fortune diminua d'année en année, comme elle s'était accrue, et à la fin le meunier eut à peine le droit d'appeler sa propriété le moulin qu'il occupait. Il était fort affligé, et, quand il se couchait le soir après son travail, il ne goûtait plus de repos, mais s'agitait tout soucieux dans son lit. Un matin, il se leva avant l'aube du jour et sortit pour prendre l'air, imaginant qu'il se sentirait le cœur soulagé. Comme il passait près de l'écluse de son moulin, le premier rayon du soleil commençait à poindre, et il entendit un peu de bruit dans l'étang. Il se retourna, et aperçut une belle femme qui s'élevait lentement du milieu de l'eau. Ses longs cheveux, qu'elle avait ramenés de ses mains délicates sur ses épaules, descendaient des deux côtés et couvraient son corps d'une éclatante blancheur. Il vit bien que c'était l'ondine de l'étang, et, tout effrayé, il ne savait s'il devait rester ou s'enfuir. Mais l'ondine fit entendre sa douce voix, l'appela par son nom et lui demanda pourquoi il était si triste. Le meunier resta muet d'abord; mais, l'entendant parler si gracieusement, il prit courage et lui raconta qu'il avait jadis vécu dans le bonheur et la richesse, mais qu'il était maintenant si pauvre qu'il ne savait plus que faire.
« Sois tranquille, répondit l'ondine, je te rendrai plus riche et plus heureux que tu ne l'as jamais été; seulement il faut que tu me promettes de me donner ce qui vient de naître dans ta maison.
— C'est quelque jeune chien ou un jeune chat sans doute, » se dit tout bas le meunier. Et il lui promit ce qu'elle demandait.
L'ondine se replongea dans l'eau, et il retourna bien vite, consolé et tout joyeux, à son moulin. Il n'y était pas arrivé encore, que la servante sortit de la maison et lui cria qu'il n'avait qu'à se réjouir, que sa femme venait de lui donner un garçon. Le meunier demeura comme frappé du tonnerre : il vit bien que la malicieuse ondine avait su ce qui se passait et l'avait trompé. La tête basse, il s'approcha du lit de sa femme, et, quand elle lui demanda : « Pourquoi ne te réjouis-tu pas de la venue de notre beau garçon ? » Il lui raconta ce qui lui était arrivé et la promesse qu'il avait faite à l'ondine. « À quoi me sert la prospérité et la richesse, ajouta-t-il, si je dois perdre mon enfant ? » Mais que faire ? Les parents eux-mêmes, qui étaient accourus pour le féliciter, n'y voyaient nul remède.
Cependant le bonheur rentra dans la maison du meunier. Ce qu'il entreprenait réussissait toujours; il semblait que les caisses et les coffres se remplissaient tout seuls, et que l'argent se multipliait dans l'armoire pendant la nuit. Au bout de peu de temps, il se trouva plus riche que jamais. Mais il ne pouvait pas s'en réjouir tranquillement : la promesse qu'il avait faite à l'ondine lui déchirait le cœur. Chaque fois qu'il passait près de l'étang il craignait de la voir monter à la surface et lui rappeler sa dette. Il ne laissait pas l'enfant s'avancer près de l'eau. « Prends garde, lui disait-il ; si tu y touches jamais, il en sortira une main qui te saisira et t'entraînera au fond. » Cependant comme les années s'écoulaient l'une après l'autre et que l'ondine ne reparaissait pus, le meunier commença à se tranquilliser.
L'enfant avait grandi, était devenu jeune homme, et on le plaça à l'école d'un chasseur. Quand il eut pris ses leçons et fut devenu lui-même un chasseur habile, le seigneur du village le fit entrer à son service. Il y avait dans le village une belle et honnête jeune fille qui plut au chasseur, et quand son maître s'en fut aperçu, il lui fit présent d'une petite maison : ils célébrèrent leurs noces et vécurent heureux et tranquilles, s'aimant de tout leur cœur.
Un jour, le chasseur poursuivait un chevreuil. L'animal ayant débouché de la forêt dans la plaine, il le suivit, et d'un coup de feu retendit enfin par terre. Il ne remarqua point qu'il se trouvait tout près du dangereux étang, et, quand il eut vidé l'animal, il vint laver dans l'eau ses mains toutes tachées de sang. Mais à peine les avait-il plongées que l'ondine sortit du fond, l'enlaça en souriant dans ses bras humides et l'entraîna si vite que le flot se referma sur lui en jaillissant.
Quand le soir fut venu et que le chasseur ne rentra pas chez lui, sa femme entra dans une grande inquiétude. Elle sortit pour le chercher, et, comme il lui avait souvent raconté qu'il était obligé de se tenir en garde contre les embûches de l'ondine de l'étang et qu'il n'osait se hasarder dans le voisinage de l'eau, elle eut le soupçon de ce qui était arrivé. Elle courut à l'étang, et, quand elle vit près du bord sa gibecière, elle ne put plus douter de son malheur. Se lamentant et se tordant les mains, elle appela son bien-aimé par son nom, mais inutilement; elle courut de l'autre côté de la rive, l'appela de nouveau, adressa à l'ondine les plus violentes injures, mais on ne lui fit aucune réponse. Le miroir de l'eau restait tranquille, et la face à demi pleine de la lune la regardait sans faire un mouvement.
La pauvre femme ne quittait point l'étang. D'un pas précipité, sans prendre de repos, elle en faisait et en refaisait le tour, tantôt en silence, tantôt en poussant de grands cris, tantôt en murmurant à voix basse. Enfin ses forces furent épuisées, elle s'affaissa sur la terre et tomba dans un profond sommeil. Bientôt elle eut un rêve.
Elle montait tout inquiète entre deux grandes masses de roches; les épines et les ronces piquaient ses pieds, la pluie battait son visage et le vent agitait ses longs cheveux. Quand elle eut atteint le sommet de la montagne, un aspect tout différent s'offrit à elle. Le ciel était bleu, l'air tiède, la terre s'abaissait par une pente douce, et au milieu d'une prairie verdoyante et tout émaillée de fleurs était une jolie cabane. Elle s'en approcha et ouvrit la porte; au dedans était assise une vieille en cheveux blancs qui lui fit un signe gracieux. Au même instant la pauvre femme s'éveilla. Le jour était déjà levé, et elle se décida à faire aussitôt ce que lui conseillait son rêve. Elle gravit péniblement la montagne, et elle trouva tout semblable à ce qu'elle avait vu dans la nuit.
La vieille la reçut gracieusement et lui indiqua un siège où elle l'invitait à s'asseoir. « Sans doute tu as éprouvé quelque malheur, dit-elle, puisque tu viens visiter ma cabane solitaire. »
La femme lui raconta, tout en pleurant, ce qui lui était arrivé. « Console-toi, lui dit la vieille, je viendrai à ton secours : voici un peigne d'or. Attends jusqu'à la pleine lune, puis rends-toi près de l'étang, assieds-toi sur le bord, et passe ce peigne sur tes longs cheveux noirs. Quand tu auras fini, dépose-le sur le bord, et tu verras ce qui arrivera alors. »
La femme revint, mais le temps lui dura beaucoup jusqu'à la pleine lune. Enfin le disque arrondi brilla dans le ciel, alors elle se rendit près de l'étang, s'assit et passa le peigne d'or dans ses longs cheveux noirs; et quand elle eut fini, elle s'assit au bord de l'eau. Bientôt après, le fond vint à bouillonner, une vague s'éleva, roula vers le bord et entraîna le peigne avec elle. Le peigne n'avait eu que le temps de toucher le fond, quand le miroir de l'eau se partagea : la tête du chasseur monta à la surface. Il ne parla point, mais regarda sa femme d'un œil triste. Au même instant, une seconde femme vint avec bruit et couvrit la tête du chasseur. Tout avait disparu, l'étang était tranquille comme auparavant, et la face de la lune y brillait.
La femme revint désespérée, mais un rêve lui montra la cabane de la vieille. Le matin suivant elle se mit en route et conta sa peine à la bonne fée. La vieille lui donna une flûte d'or et lui dit : « Attends jusqu'au retour de la pleine lune; puis prends cette flûte, place-toi sur le bord, joue sur l'instrument un petit air, et, quand tu auras fini, dépose-la sur le sable, tu verras ce qui se passera alors. »
La femme fit ce que lui avait dit la vieille. À peine avait-elle déposé la flûte sur le sable, que le fond de l'eau vint à bouillonner; une vague s'éleva, s'avança vers le bord et entraîna la flûte avec elle, bientôt après l'eau s'entr'ouvrit,et non-seulement la tête du chasseur, mais lui-même jusqu'à la moitié du corps monta à la surface. Plein de désir il étendit ses bras vers elle, mais une seconde vague vint avec bruit, le couvrit et l'entraîna au fond. « Ah ! dit la malheureuse, que me sert de voir mon bien-aimé pour le perdre encore ? »
La tristesse remplit de nouveau son cœur, mais le rêve lui indiqua une troisième fois la maison de la vieille. Elle se mit en route, et la fée lui donna un rouet d'or, la consola et lui dit : « Tout n'est pas fini encore; attends jusqu'à ce que vienne la pleine lune, puis prends le rouet, place-toi au bord, et file jusqu'à ce que tu aies rempli ton fuseau ; quand tu auras achevé, place le rouet près de l'eau, et tu verras ce qui se passera alors. »
La femme suivit ce conseil de point en point. Dès que la nouvelle lune se montra, elle porta le rouet d'or au bord de l'eau, et fila diligemment jusqu'à ce que son lin fût épuisé et que le fil eût rempli le fuseau. À peine le rouet fut-il déposé sur le bord, que le fond de l'eau bouillonna plus violemment que jamais ; une forte vague s'avança et emporta le rouet avec elle. Bientôt la tête et le corps tout entier du chasseur montèrent à la surface. Vite il s'élança sur le bord, saisit sa femme par la main et s'enfuit. Mais à peine avaient-ils fait quelques pas, que l'étang tout entier se souleva avec un horrible bouillonnement et se répandit avec une violence irrésistible dans la plaine. Déjà les deux fuyards voyaient la mort devant leurs yeux, quand la femme dans son angoisse appela la vieille à son aide, et en un instant ils furent changés, elle en crapaud, lui en grenouille. Le flot qui les avait atteints ne put les faire périr mais il les sépara et les entraîna très-loin l'un de l'autre.
Quand l'eau se fut retirée et qu'ils eurent remis le pied sur un terrain sec, ils reprirent leur forme humaine. Mais aucun des deux ne savait ce qu'était devenu l'autre; ils se trouvaient parmi des hommes étrangers, qui ne connaissaient pas leur pays. De hautes montagnes et de profondes vallées les séparaient. Pour gagner leur vie, tous deux furent obligés de garder les moutons. Pendant plusieurs années ils conduisirent leurs troupeaux à travers les bois et les champs, accablés de tristesse et de regret.
Une fois, comme le printemps venait de refleurir, tous deux sortirent le même jour avec leurs troupeaux, et le hasard voulut qu'ils marchassent à la rencontre l'un de l'autre. Sur la pente d'une montagne éloignée, le mari aperçut un troupeau et dirigea ses moutons de ce côté. Ils arrivèrent ensemble dans la vallée, mais ne se reconnurent point ; pourtant ils se réjouissaient de n'être plus seuls. Depuis ce temps-là ils faisaient paître chaque jour leurs troupeaux l'un près de l'autre : ils ne se parlaient pas, mais ils se sentaient consolés. Un soir, comme la pleine lune brillait au ciel et que les moutons reposaient déjà, le berger tira sa flûte de son sac et en joua un air gracieux, mais triste. Quand il eut fini, il remarqua que la bergère pleurait amèrement. « Pourquoi pleures-tu ? lui demanda-t-il.
— Ah ! répondit-elle, c'est ainsi que brillait la pleine lune lorsque je jouai pour la dernière fois cet air sur la flûte, et que la tête de mon bien-aimé parut à la surface de l'eau. »
Il la regarda et ce fut comme si un voile était tombé de ses yeux; il reconnut sa femme bien aimée; et en la regardant, comme la lune brillait sur son visage, elle le reconnut à son tour. Us se jetèrent dans les bras l'un de l'autre, s'embrassèrent, et s'ils furent heureux, qu'on ne le demande point.

http://touslescontes.com/biblio/conte.php?iDconte=64

vendredi 29 novembre 2019

L'Atlantide / Asgard

L’Atlantide by H_Wotan on Scribd

L’île de Mona

(...)

L’île de Mona – Pays de Galles

L’île de Mona – Pays de Galles
l’enceinte de Merlin

L’île d’Anglesey aux confins nord du Pays de Galles en Grande Bretagne était à l’époque romaine connue sous le nom de l’île de Mona. Jules César lui-même en parle dans ses écrits sur la  « Guerre des Gaules » (V, 13) : « A mi-chemin (entre l’île de Bretagne et l’Hibernie) est l’île qu’on appelle Mona ; il y a aussi dit-on, plusieurs autres îles plus petites, voisines de la Bretagne, à propos desquelles certains auteurs affirment que la nuit y règne pendant trente jours de suite, au moment du solstice d'hiver »
Ile de Mona
Aux confins nord du Pays de Galles
(Image : les amis de la grande maison)


 
Cette île était étroitement liée aux Druides mais elle est surtout réputée pour avoir été le dernier bastion de la résistance bretonne face à l’envahisseur Romain.
Vers 60-61 apr. J.-C. « le général romain Suetonius Paullinus, puis en 78 le général Agricola, déterminés à saper leur autorité, attaquèrent l’île et détruisirent le temple et les bosquets sacrés. »
Ile de Mona
Aux confins nord du Pays de Galles
(Image : les amis de la grande maison)
Ces faits ont été relatés avec beaucoup de soins par Tacite dans ses annales (XIV, 29 et 30) : « les Bretons eurent pour gouverneur Paulinus Suetonius, que ses talents militaires et la voix publique, qui ne laisse jamais le mérite sans rival, donnaient pour émule à Corbulon. Lui-même songeait à l'Arménie reconquise, et brûlait d'égaler un exploit si glorieux en domptant les rebelles. L'île de Mona, déjà forte par sa population, était encore le repaire des transfuges: il se dispose à l'attaquer, et construit des navires dont la carène fût assez plate pour aborder sur une plage basse et sans rives certaines. Ils servirent à passer les fantassins; la cavalerie suivit à gué ou à la nage, selon la profondeur des eaux ».
« L'ennemi bordait le rivage : à travers ses bataillons épais et hérissés de fer, couraient, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtements lugubres, agitant des torches ardentes ; et des druides, rangés à l'entour, levaient les mains vers le ciel avec d'horribles prières. Une vue si nouvelle étonna les courages, au point que les soldats, comme si leurs membres eussent été glacés, s'offraient immobiles aux coups de l'ennemi. Rassurés enfin par les exhortations du général, et s'excitant eux-mêmes à ne pas trembler devant un troupeau fanatique de femmes et d'insensés, ils marchent en avant, terrassent ce qu'ils rencontrent, et enveloppent les barbares de leurs propres flammes. On laissa garnison chez les vaincus, et l'on coupa les bois consacrés à leurs atroces superstitions; car ils prenaient pour un culte pieux d'arroser les autels du sang des prisonniers, et de consulter les dieux dans des entrailles humaines. Au milieu de ces travaux, Suetonius apprit que la province venait tout à coup de se révolter. »

Le Massacre de l’Ile de Mona
(Image : La Toge et le Glaive)

Il est à remarquer que le peuple gaulois qui occupait le territoire de Carnac en France portait le nom des Vénètes. Comme le restant de la Gaule, ce peuple finit par succomber à l’invasion romaine en 56 avant J.-C.. Or le peuple breton qui occupait l’île de Mona 100 ans plus tard portait quant à lui le nom de Venedeti, c’est-à-dire un nom très proche de celui de la Bretagne française. A très juste titre, Howard Crowhurst pense qu’une grande partie du peuple des Vénètes s’enfuit sur l’île de Mona après la conquête romaine et avec elle la caste de ses chefs religieux.

 

 
Voici encore ce qu’en dit l’encyclopédie internet Wikipedia : « Le nom gallois actuel de l’île est Môn, dérive du brittonique Mona. Le nom anglais, Anglesey, est une version déformée du vieux norvégien ongullsey qui signifiait « l’île d’Ongull ». Les autres noms gallois que l’île a reçu furent Ynys Dywyll (« L’île Noire ») et Ynys y Cedyrn (« L’île des braves »). Tacite, Pline l'Ancien et Dion Cassius la nommaient Mona. Giraldus Cambrensis note qu’elle est nommée Mam Cymru (« La mère du pays de Galles »). Elle a également été baptisée, entre autres, Clas Merddin. »
On dénombre aujourd’hui une petite centaine de monuments mégalithiques couvrant toute la période de la préhistoire : menhirs, dolmens, tumulus sous cairns, cromlechs, henges, … ce qui est assez considérable pour une île qui mesure dans ses plus grandes dimensions environ 35 km de longueur  par 25 km de largeur. Le monument phare de l’île de Mona est le site de Bryn Celli Ddu, aujourd’hui composé d’un tumulus sous cairn de même type que celui de Newgrange en Irlande mais dans des dimensions plus restreintes. Tout comme à Newgrange, mais cette fois-ci pour le lever du soleil au solstice d’été, le soleil pénètre pendant quelques minutes dans la chambre sépulcrale par le couloir d’entrée et vient éclairer la partie gauche d’une pierre gravée.

Le Tumulus sous cairn de Bryn Celli Ddu
La longueur du couloir par lequel pénètre le soleil au solstice d’été mesure 8.40 m soit 28 pieds anglais. La grande cheminée de Sainte-Croix-en-Jarez mesure 8.40 m soit 15 coudées du XIIIè siècle.
(Images : Panoramio.com / ancient-wisdom.co.uk et ci-dessous)


Comme de nombreux sites mégalithiques, celui de Bryn Celli Ddu a suivi plusieurs phases d’occupation : les plus anciens vestiges dateraient de 6000 ans en arrière mais le tumulus n’aurait quant à lui que 4000 ans d’existence. Entre ces deux millénaires, il y eut la construction d’un henge d’une vingtaine de mètres de diamètre dont il ne reste que le fossé.
Ajoutons encore que le site de Bryn Celli Ddu s’inscrit dans un maillage plus général des mégalithes anglo-saxons puisqu’il est directement mis en relation avec Stonehenge et Arbor Low par la géométrie sacrée du triangle 3-4-5.

 



 
Clas Merddin ou Clas Myrddin, est le nom donné à l’île de Mona dans la troisième série des Triades Galloises. Il est probable qu'il s’agisse là du nom le plus ancien, par opposition à celui d’Albion. Or Clas Myrddin ne signifie autre chose que l’enceinte de Merlin ! Avec son henge d’une vingtaine de mètres de diamètre, son cercle de pierres dressées et son monument central, le site de Bryn Celli Ddu pouvait très bien avoir été identifié à cette enceinte sacrée nommée Clas Myrddin…


Les travaux de Howard Crowhurst ont montré toute l’importance de l’île de Mona dans le maillage des sites mégalithiques anglais. En effet, cette île bardée de cercles de pierres ou cromlechs, est parfaitement alignée sur l’axe cardinal Nord-Sud sur lequel se trouvent entre autres l’île de Lundy et le site mégalithique de Castle Dore. Il s’agit là d’un axe majeur, entretenant des liens étroits avec les plus grands sites d’Angleterre comme Stanton Drew Stonehenge, Avebury, …etc. Cet axe relie également d’autres sites mégalithiques au nord de l’Ecosse mais plus époustouflant encore, il traverse la Manche pour passer exactement sur le plus grand menhir de France (et certainement d’Europe) : le Menhir de Kerloas dans le Finistère.