vendredi 29 novembre 2019

L'Atlantide / Asgard

L’Atlantide by H_Wotan on Scribd

L’île de Mona

(...)

L’île de Mona – Pays de Galles

L’île de Mona – Pays de Galles
l’enceinte de Merlin

L’île d’Anglesey aux confins nord du Pays de Galles en Grande Bretagne était à l’époque romaine connue sous le nom de l’île de Mona. Jules César lui-même en parle dans ses écrits sur la  « Guerre des Gaules » (V, 13) : « A mi-chemin (entre l’île de Bretagne et l’Hibernie) est l’île qu’on appelle Mona ; il y a aussi dit-on, plusieurs autres îles plus petites, voisines de la Bretagne, à propos desquelles certains auteurs affirment que la nuit y règne pendant trente jours de suite, au moment du solstice d'hiver »
Ile de Mona
Aux confins nord du Pays de Galles
(Image : les amis de la grande maison)


 
Cette île était étroitement liée aux Druides mais elle est surtout réputée pour avoir été le dernier bastion de la résistance bretonne face à l’envahisseur Romain.
Vers 60-61 apr. J.-C. « le général romain Suetonius Paullinus, puis en 78 le général Agricola, déterminés à saper leur autorité, attaquèrent l’île et détruisirent le temple et les bosquets sacrés. »
Ile de Mona
Aux confins nord du Pays de Galles
(Image : les amis de la grande maison)
Ces faits ont été relatés avec beaucoup de soins par Tacite dans ses annales (XIV, 29 et 30) : « les Bretons eurent pour gouverneur Paulinus Suetonius, que ses talents militaires et la voix publique, qui ne laisse jamais le mérite sans rival, donnaient pour émule à Corbulon. Lui-même songeait à l'Arménie reconquise, et brûlait d'égaler un exploit si glorieux en domptant les rebelles. L'île de Mona, déjà forte par sa population, était encore le repaire des transfuges: il se dispose à l'attaquer, et construit des navires dont la carène fût assez plate pour aborder sur une plage basse et sans rives certaines. Ils servirent à passer les fantassins; la cavalerie suivit à gué ou à la nage, selon la profondeur des eaux ».
« L'ennemi bordait le rivage : à travers ses bataillons épais et hérissés de fer, couraient, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtements lugubres, agitant des torches ardentes ; et des druides, rangés à l'entour, levaient les mains vers le ciel avec d'horribles prières. Une vue si nouvelle étonna les courages, au point que les soldats, comme si leurs membres eussent été glacés, s'offraient immobiles aux coups de l'ennemi. Rassurés enfin par les exhortations du général, et s'excitant eux-mêmes à ne pas trembler devant un troupeau fanatique de femmes et d'insensés, ils marchent en avant, terrassent ce qu'ils rencontrent, et enveloppent les barbares de leurs propres flammes. On laissa garnison chez les vaincus, et l'on coupa les bois consacrés à leurs atroces superstitions; car ils prenaient pour un culte pieux d'arroser les autels du sang des prisonniers, et de consulter les dieux dans des entrailles humaines. Au milieu de ces travaux, Suetonius apprit que la province venait tout à coup de se révolter. »

Le Massacre de l’Ile de Mona
(Image : La Toge et le Glaive)

Il est à remarquer que le peuple gaulois qui occupait le territoire de Carnac en France portait le nom des Vénètes. Comme le restant de la Gaule, ce peuple finit par succomber à l’invasion romaine en 56 avant J.-C.. Or le peuple breton qui occupait l’île de Mona 100 ans plus tard portait quant à lui le nom de Venedeti, c’est-à-dire un nom très proche de celui de la Bretagne française. A très juste titre, Howard Crowhurst pense qu’une grande partie du peuple des Vénètes s’enfuit sur l’île de Mona après la conquête romaine et avec elle la caste de ses chefs religieux.

 

 
Voici encore ce qu’en dit l’encyclopédie internet Wikipedia : « Le nom gallois actuel de l’île est Môn, dérive du brittonique Mona. Le nom anglais, Anglesey, est une version déformée du vieux norvégien ongullsey qui signifiait « l’île d’Ongull ». Les autres noms gallois que l’île a reçu furent Ynys Dywyll (« L’île Noire ») et Ynys y Cedyrn (« L’île des braves »). Tacite, Pline l'Ancien et Dion Cassius la nommaient Mona. Giraldus Cambrensis note qu’elle est nommée Mam Cymru (« La mère du pays de Galles »). Elle a également été baptisée, entre autres, Clas Merddin. »
On dénombre aujourd’hui une petite centaine de monuments mégalithiques couvrant toute la période de la préhistoire : menhirs, dolmens, tumulus sous cairns, cromlechs, henges, … ce qui est assez considérable pour une île qui mesure dans ses plus grandes dimensions environ 35 km de longueur  par 25 km de largeur. Le monument phare de l’île de Mona est le site de Bryn Celli Ddu, aujourd’hui composé d’un tumulus sous cairn de même type que celui de Newgrange en Irlande mais dans des dimensions plus restreintes. Tout comme à Newgrange, mais cette fois-ci pour le lever du soleil au solstice d’été, le soleil pénètre pendant quelques minutes dans la chambre sépulcrale par le couloir d’entrée et vient éclairer la partie gauche d’une pierre gravée.

Le Tumulus sous cairn de Bryn Celli Ddu
La longueur du couloir par lequel pénètre le soleil au solstice d’été mesure 8.40 m soit 28 pieds anglais. La grande cheminée de Sainte-Croix-en-Jarez mesure 8.40 m soit 15 coudées du XIIIè siècle.
(Images : Panoramio.com / ancient-wisdom.co.uk et ci-dessous)


Comme de nombreux sites mégalithiques, celui de Bryn Celli Ddu a suivi plusieurs phases d’occupation : les plus anciens vestiges dateraient de 6000 ans en arrière mais le tumulus n’aurait quant à lui que 4000 ans d’existence. Entre ces deux millénaires, il y eut la construction d’un henge d’une vingtaine de mètres de diamètre dont il ne reste que le fossé.
Ajoutons encore que le site de Bryn Celli Ddu s’inscrit dans un maillage plus général des mégalithes anglo-saxons puisqu’il est directement mis en relation avec Stonehenge et Arbor Low par la géométrie sacrée du triangle 3-4-5.

 



 
Clas Merddin ou Clas Myrddin, est le nom donné à l’île de Mona dans la troisième série des Triades Galloises. Il est probable qu'il s’agisse là du nom le plus ancien, par opposition à celui d’Albion. Or Clas Myrddin ne signifie autre chose que l’enceinte de Merlin ! Avec son henge d’une vingtaine de mètres de diamètre, son cercle de pierres dressées et son monument central, le site de Bryn Celli Ddu pouvait très bien avoir été identifié à cette enceinte sacrée nommée Clas Myrddin…


Les travaux de Howard Crowhurst ont montré toute l’importance de l’île de Mona dans le maillage des sites mégalithiques anglais. En effet, cette île bardée de cercles de pierres ou cromlechs, est parfaitement alignée sur l’axe cardinal Nord-Sud sur lequel se trouvent entre autres l’île de Lundy et le site mégalithique de Castle Dore. Il s’agit là d’un axe majeur, entretenant des liens étroits avec les plus grands sites d’Angleterre comme Stanton Drew Stonehenge, Avebury, …etc. Cet axe relie également d’autres sites mégalithiques au nord de l’Ecosse mais plus époustouflant encore, il traverse la Manche pour passer exactement sur le plus grand menhir de France (et certainement d’Europe) : le Menhir de Kerloas dans le Finistère.


mercredi 20 novembre 2019

La phénotypologie

La phénotypologie


6 - La phénotypologie
[Révisions Raoul Perrot : septembre 2012 / novembre 2014 ]

[Navigation dans le chapitre]
  • Répartition théorique de la phénotypologie cranienne métrique [ tableau 1]
  • Détermination du phénotype cutané d'après le crâne chez les Américains (masculins ou féminins) caucasoïdes, négroïdes et mongoloïdes indiens [ tableau 2]
  • Variation de la morphologie cranienne en fonction des trois grands phénotypes cutanés [ tableau 3]
  • Phénotypologie descriptive et métrique des leucodermes [ tableau 4]

6.1- Définition
La phénotypologie est l'étude des éléments descriptifs et métriques, extériorisés par un sujet et le rattachant à un phénotype cutané, c'est à dire à un groupe humain exprimant une certaine fréquence de caractères. La pigmentation cutanée est le caractère visible le moins discutable malgré ses nombreuses variations et nous continuerons à admettre l'existence des trois grandes populations pour lesquelles nous retiendrons les termes de phénotype cutané :


  • leucoderme [terminologie considérée comme obsolète par certains qui lui préfèrent les termes de caucasien ou caucasoïde : les leucodermes sont  (abusivement à notre avis) appelés ainsi par les anthropologues américains, alors que dans la zone géographique - le Caucase- d'où est tiré leur nom, on trouve également des  xanthodermes, ainsi que l'a bien montré M.Guérassimov!],
  • xanthoderme [ou mongoloïde]
  • mélanoderme [ou négroïde].
Il est intéressant de rappeler que les services de police judiciaire français utilisent un fichier, le "Canonge " ( même connu du grand public! L'Express, 2006) qui comporte l'état civil, la photo et la description physique détaillée des personnes "signalées" lors de leur placement en garde à vue. Ce logiciel réactualisé en 2003, retient aujourd'hui 12 "types ethniques" :


  1. blanc-caucasien,
  2. méditerranéen,
  3. gitan,
  4. moyen-oriental,
  5. nord-africain-maghrébin,
  6. asiatique-eurasien,
  7. amérindien,
  8. indien,
  9. métis-mulâtre,
  10. noir,
  11. polynésien,
  12. mélanésien.
Dans ce cours consacré au squelette, nous n'envisagerons que l'ostéophénotypologie , soit l'étude anatomique et métrique du squelette d'un individu, permettant de lui attribuer, la probable pigmentation cutanée de son vivant.
 6.2- Le concept de race
"Le terme [de race] vient de l'italien razza. Il apparaît à la Renaissance pour désigner les variétés d'animaux et de plantes domestiqués, puis il est intimement lié à la colonisation européenne. Du VVI° au XIX° siècle, l'expression races humaines se substitue à celle plus neutre de variétés de l'espèce humaine. Elle contient l'idée d'une transmission héréditaire de caractères physiques, mais aussi mentaux, avec une forte nuance évaluative - celle des races supérieureset des races inférieures. Très tôt, le sens de race se situe donc à l'intersection de la politique et de l'histoire naturelle ( Gayon, 2007).
Sapiens est la seule espèce actuellement vivante du genre Homo. De Toumaï à l'Homo sapiens moderne, se sont "succédées" des formes différentes dont on ne connaît que le phénotype osseux. Les caractéristiques squelettiques sont évidemment l'expression du génome, tout au moins en partie : on sait, en effet que la variation d'un caractère est sous la dépendance à la fois de facteurs génétiques et de facteurs du milieu ; le coefficient d'héritabilité est l'expression de cette dualité. Par exemple la largeur de la tête est à 95% (taux de 0.95) liée au génome, la longueur du crâne (qui lui est corrélée dans l'indice crânien ou céphalique horizontal) montre au contraire un taux proche de 0, soit une héritabilité nulle et, en théorie, une influence du seul milieu! Quoiqu'il en soit, l'étude anthropologique d'une population humaine montre la fréquence de certains caractères justifiant le regroupement des individus selon des phénotypes différents. A partir de cette observation, les anciens anthropologues ( tels RP.Charles et R. Riquet ) avaient inventé des systèmes compliqués de classification raciale : l'un de nous avait tenté également l'aventure raciologique (Perrot, 19711974)! Il est évident que le concept même de race a pu générer des problèmes considérables entraînant souvent des dérives racistes ( Mathieu, 2001 - Iacono, 2003). Nombreux sont ceux qui reprochent, en effet, aux anthropologues, en particulier judiciaires ": [qu'] en dépit de leurs assertions sur l'utilité de la notion de race..Précis%20d'anthropobiologie/.[ils continuent à inscrire] à leur passif une kyrielle de faux diagnostics et d'identifications erronées" Goodman, 1997)! En ce qui nous concerne, notre activité judiciaire nous a montré depuis longtemps que la possibilité de pouvoir indiquer, aux services de police, le phénotype cutané d'un squelette inconnu est une information indispensable pour orienter correctement les recherches. C'est pourquoi nous souscrivons entièrement aux propos de V. Novotny, M.Y. Iscan & S. Loth : " Through the years, the term race has been used in nonbiological connotations to describe ethnicity, religious groups, and nationalities. No one can deny that significant, genetically based physical differences exist between Caucasoids, Mongoloids, and Negroids. There is nothing wrong with using these terms in that context as a classificatory mechanism to convey necessary information . In the forensic context, the approach to race must be a pragmatic one. The identification of unknown individuals is one of the most important justifications for maintaining biologically based racial typologies . Forensic interests have refocused research efforts on this subject, despite attempts in some anthropological circles to eliminate these classifications. Even though not all skeletons fit neatly into established categories, designating remains as white, Mongoloid, or black significantly decreases the number of possible candidates and facilitates physical description, especially after sex and age are considered. This classification is also essential to facial reconstruction, where recognizability is a major aim " Novotny et al.,1993:76).
6.3 - Phénotypologie crânienne
Il est théoriquement possible, de rattacher un groupe phénotypique à chacune des classes des différents indices crâniens : c'est ainsi, par exemple pour l'indice cranien horizontal (tab.1), que les mélanodermes seraient dolichocrânes, les xanthodermes, mésocrânes et les leucodermes, brachycrânes! En fait, la réalité est toute autre :  les leucodermes, justement, occupent la totalité de l'éventail de l'indice crânien horizontal, en allant des dolicho/mésocrânes (Nordicoïdes et Méditcrranoïdes) aux méso/brachycrânes (Alpinoïdes et Dinaroïdes)( tab.4).
Indice crânien horizontal Ind. 1)
x-74
Dolichocrânes    
75-80
Mésocrânes
81-x
Brachycrânes
Mélanodermes
Xanthodermes
Leucodermes
Indice facial supérieur (Ind. 39)
x-49
Euryènes
50-55
Mésènes
56-x
Leptènes
Mélanodermes
Xanthodermes
Leucodermes
Indice orbitaire ( Ind. 42).
x-75
Chamaeconques
76-85
Mésoconques
86-x
Hypsiconques
Australiens
Mélanodermes africains
Xanthodermes
Leucodermes
Indice nasal (Ind.48)
x-46
Leptorhiniens
47-51
Mésorhiniens
52-x
Chamaerhiniens
Leucodermes
Xanthodermes
Mélanodermes
Angle de prognathisme (= profil) total : il est formé par l'inclinaison de la ligne Nasion -  prosthion 2 sur une droite horizontale partant de ce prosthion et parallèle au Plan de Francfort.
Il est important de noter que les valeurs indiquées ici sont différentes de celles fournies par la méthode du triangle facial de Rivet.
x-79°
Prognathisme
80°-85°
Mésognathisme
86°-x
Orthognathisme
Mélanodermes
Xanthodermes
Leucodermes
Indice mandibulaire ( Ind.62)
x-84
Brachygnathe
85-90
Mésognathe
91-x
Dolichognathe
Xanthodermes
Leucodermes
Mélanodermes
Indice largeur branche  montante
Ind.63)
x-51
Branche étroite
52-56
Branche  moyenne
56-x
Branche large
Leucodermes
Xanthodermes
Mélanodermes
Eskimos
Préhistoriques  (H.Heidelbergensis :91 )
Les mensurations isolées ont parfois été aussi, utilisées pour distinguer les groupes phénotypiques ( Todd & Lindala,1928 d'après  Novotny et al.,1993:78 ) mais les valeurs sont souvent trop proches pour être suffisamment discriminantes : c'est ainsi que la largeur faciale osseuse moyenne varie de 123 à 146 pour les américains caucasiens et de 123.3 à 145.1 pour les américains négroïdes, sexes confondus! Certains auteurs ont également essayé de déterminer les "races" par le biais de fonctions discriminantes  : c'est à E.Giles  & O.Elliot ( 1962) que l'on doit les premières formules, reprises depuis par de nombreux scientifiques, en les modernisant ou en les critiquant ( Howells, 1970 - Snow et al.,1979 - Fischer & Gill, 1990, etc...).La méthode (tab.2, suivant) consiste attribuer un coefficient à chaque paramètres retenu et à déterminer le "point de section" dont la valeur est comparée à celle proposée dans le tableau.
Tableau 2 : Détermination du phénotype cutané d'après le crâne chez les Américains (masculins ou féminins) caucasoïdes, négroïdes et mongoloïdes indiens [in Iscan & Helmer, 1993 : 79]
Dans la pratique (en particulier en anthropologie judiciaire) il est indispensable de prendre en compte ( tab.4), non seulement les valeurs indiciaires mais également les caractères descriptifs ( Krogman & Iscan, 1986 - Rhine, 1990 - Novotny et al.,1993). Ces caractères sont d'ailleurs présents dès avant la naissance! C'est ainsi qu'une étude portant sur 70 fœtus leucodermes et mélanodermes (provenant de la collection du Smithsonian Institute) et prenant en compte l'analyse statistique de la répartition de 13 caractères non-métriques, utilisés par groupe de 5 (en particulier le rebord inférieur de l'ouverture nasale, que l'on sait être aigu chez les leucodermes (caucasiens), mousse précédé d'une gouttière chez les négroïdes)(tab.3, suivant) permet une prédiction positive du groupe phénocutané, entre 70 et 80%, ce qui est un score très honorable ( Weinberg et al., 2005).
Tableau 3 : Variation de la morphologie cranienne en fonction des trois grands phénotypes cutanés
Leucodermes [Caucasoides]
Xanthodermes
[Mongoloïdes]
Mélanodermes
[Négroïdes]
Caractères
Nordicoïdes
Méditcrranoïdes
 Alpinoïdes
Dinaroïdes
crânelongueur
crâne allongé
crâne court
crâne allongé
largeur
crâne étroit
crâne large
crâne large
crâne étroit
hauteur voûte
 voûte haute
voûte moy.basse
 voûte haute
voûte moy. haute
voûte basse
contour sagittal
contour arrondi
contour arqué
arrondi+occiput aplati
contour arqué
contour aplati
facelargeur
face étroite
face large
face étroite
face très large
face étroite
hauteur
face allongée (haute)
face courte
face allongée
face courte (basse)
orbiteouverture
anguleuse
arrondie
rectangulaire
nezouverture
étroite
moy. large
 moy.étroite
étroite
large
rebord  inférieur
aigu
mousse + gouttière
profil
droit
incliné vers le bas
palaisforme
étroite
moy.large
large
aspect général du crâne
massif, "rugueux", allongé, ovoïde
gracile, lisse, allongé, pentagonoïde à ovoïde
large, moy."rugueux", arrondi
large, arrondi avec occiput aplati
large, lisse, arrondi
massif, lisse, allongé,ovoïde

Norma
Nordicoïde
 Méditcrranoïde
 Alpinoïde
Dinaroïde   
NV
calotte méso-dolichocrâne (69-78), de forme ellipsoïde à pentagonoïde, bosses pariétales arrondies à sub-saillantes
occiput arrondi à subpointu.
calotte méso-dolichocrâne (73-79), ovo-ellipsoïde à bosses pariétales peu marquées.
calotte ovo-sphéroïde franchement brachycrâne à hyperbrachycrâne (78-92).
calotte méso-brachycrâne (77-85) pentagonoïde
occiput aplati
NL
front vertical bombé.
Zone glabellaire plutôt forte.
Nez saillant par enfoncement du nasion. Voûte orthochamaecrâne (65-75/53-63) arrondie à aplatie
méplat obéliaque possible
ébauche de chignon occipital orthognathisme.
front légèrement bombé,
zone glabellaire moyennement marquée.
voûte ortho-hypsicrâne (74-80/62-68).
vertex aplati, méplat obéliaque,
occiput subsaillant. orthognathisme mais possibilité d'un prognathisme léger.
front légèrement fuyant,
nez peu saillant.
voûte chamae-orthocrâne (68-74/56-63), un peu aplatie occiput arrondi
orthognathisme
front relativement vertical puis bombé, zone glabellaire plutôt marquée au dessus d'un nez saillant
voûte hypsicrâne (77-78/65-66) occiput nettement aplati et vertical (comme taillé à coup de hache)
orthognathisme.
NF
voûte métrio-acrocrâne (93-109/82-97) à vertex bombé à sub-caréné.
face mésoleptène (52-61);
orbites méso-hypsiconques (77-78); ouverture nasale méso-leptorhinienne (40-50).
voûte acrocrâne (104-106/92-94) arrondie, mais pouvant être légèrement anguleuse. Face mésoleptène (54-57), harmonique d'orbites méso-hypsiconques (83-87); ouverture nasale nettement leptorhinienne (40-46).
voûte arrondie, tapéino-métriocrâne (89-93/77-81);
face méso-euryène (47-51), harmonique avec des orbites méso-chamaeconques (75-83) et une ouverture nasale
méso-chamaerhinienne (49-54).
voûte métriocrâne (91-94/79-82), sub-arrondie. Face mésène à faiblement leptène (52-56)
orbites mésoconques (80-84) ouverture nasale méso-leptorhinienne (46-49).
ICH ( Ind. 1)
69-78 [AB](cf2)
73-79 [AB] 
78-92 [BC]  
77-85 [BC] 
IV (Ind. 2 et 4) (1)
65-75 (53-63) [cb]
74-80(62-68) [ba]
68-74(56-63) [cb]
77-78(65-66) [a]
IT(Ind. 3 et 5) (1)
93-109(82-97) [ba]
104-106(92-94) [a]
89-93(77-81) [cb]
91-94(79-82) [cb]
IFS (Ind. 39)
52-61 [21] 
54-57 [21] 
47-51 [32] 
52-56 [21]  
IO Ind. 42)
77-87 [21] 
83-87 [21] 
75-83 [32]
80-84 [2]  
IN (Ind.48)
40-50 [12]  
40-46 [1]  
49-54 [23]  
46-49 [12]  
  FC (2)
[AB/cb/ba//21/21/12]
[AB/ba/a//21/21/1]
[BC/cb/cb//32/32/23]
[BC/a/cb//21/2/12]
(1)  Les valeurs entre ( ) pour les deux indices de hauteur, sont celles au porion.
(2) Formule crânienne, donnée dans l'ordre des 6 indices : les lettres correspondent au neurocrâne, les nombres au splanchocrâne. La convention adoptée est la suivante :
A, a, 1 = long, haut ou étroit selon l'indice concerné.
B,  b, 2 = moyen.
C, c, 3 = court ou large.
Les valeurs indiciaires à cheval sur deux classes sont représentées par deux lettres ou deux chiffres. 

  6.4 - Phénotypologie post-crânienne        
Notons que, de même que pour le crâne, certains auteurs se sont également orientés, depuis déjà quelques années, vers des analyses discriminantes de paramètres métriques ou non-métriques concernant le post-crâne ( DiBennardo & Taylor,1983 ).
En ce qui concerne ce précis, un certain nombre de ces paramètres a été regroupé dans les tableaux suivants, de manière à en augmenter la lisibilité.
Nous tenons à préciser la remarque importante suivante : en ce qui concerne les valeurs indiciaires ou angulaires, elles ne sont jamais à prendre au pied de la lettre, en particulier si une seule d'entre -elles oriente le diagnostic phénotypique vers un groupe plutôt qu'un autre. Par contre, si plusieurs de ces valeurs sont concordantes, et  tendent vers le même phénotype cutané, ce dernier pourra être envisagé...avec prudence!
Stature
mésodolichocrânes
mésobrachycrânes
moyenne à grande (165-180 cm.)
Nordicoïdes
Dinaroïdes
moyenne à faible (153-165 cm.)
Méditerranoïdes
Alpinoïdes


X-23.4
clavicule gracile
Mélanodermes (Est- Africains)
Boschimans
Leucodermes (femmes)
23.5-25,4
clavicule moyenne  
Leucodermes (hommes)
25.5-X
clavicule robuste
Xanthodermes (Japonais)

X-45.9
clavicule relativement courte / humérus
Mélanodermes
46.0-47.9
clavicule moyenne / humérus   
Leucodermes
48.0-X
clavicule relativement longue / humérus
Xanthodermes

X-14.9
extrémité acromiale étroite
Mélanodermes
15.0-15.9
extrémité acromiale moyenne
Xanthodermes
16.0-X
extrémité acromiale large
Leucodermes

Tubercule conoïde
[articulation avec apophyse coracoïde]
absent
Mélanodermes
petit
moyen
Xanthodermes
Australiens
prononcé
Leucodermes
Mélanésiens
Négritos
Gouttière sous-claviculaire
[insertion du muscle, sous-clavier]
absente
Xanthodermes (Japonais)
Mélanésiens
Australiens
Négritos
rudimentaire
petite
Leucodermes
moyenne
forte
Xanthodermes (Amérindiens)


 X-63.9
dolichomorphie     
scapula étroite

Leucodermes
Xanthodermes
 64.0-66.9
mésomorphie
scapula moyenne
67.0-X
brachymorphie   
scapula large
Mélanodermes

X-67.9
cavité à tendance ovalaire
77.0-79.9
cavité moyenne

Leucodermes
80.0-X
cavité à tendance arrondie


X-46.9
scapula basse
individu à tronc court
Mélanodermes
47.0-48.9
scapula moyenne
individu à tronc moyen
Leucodermes
49.0-X
scapula haute
individu à tronc long
Xanthodermes
35° : Négrilles
42° : Mélanodermes africains
45° : Leucodermes

Forme du bord supérieur :
  • 3 types I, II et III
  • 2 formes = droite ou concave pour chacun
I : horizontal
Simiems anthropoïdes
Négrilles
II : moyennement ascendant (< 15°)
Mélanodermes
Leucodermes
III : fortement ascendant (> 15°)
Xanthodermes
Présence et forme de l'échancrure coracoïdienne
1
absente
Simiems anthropoïdes
Simiems catharhiniens
Négrilles
2
présente
peu marquée
3
bien marquée
tous les phénotypes cutanés
4
orifice profond
5
orifice fermé
Leucodermes


X-76.5
humérus aplati (platybrachique)
Xanthodermes (Amérindiens)
Négrilles
76.6-x
humérus non aplati (eurybrachique)
Leucodermes
Mélanodermes
Foetus humain (groupes phénocutanés confondus)
Néanderthaliens

19
Leucodermes (femme)
20
Leucodermes (homme)
21
Xanthodermes


 Les valeurs varient autour de 12 ( Mélanodermes) à 14 ( Leucodermes - Xanthodermes)

 X-79.9
platôlénie
ulna aplati
Xanthodermes (Amérindiens)
80.0-99.9
eurôlénie
ulna moyen
Leucodermes
100.0-X
hypereurôlénie
ulna arrondi  
Néanderthaliens


16
Mélanodermes
19
Leucodermes
20
Xanthodermes


 X-74.9
radius relativement court / humérus
Leucodermes
75.0-79.9
radius moyen / humérus
Xanthodermes - Mélanodermes
80.0-X
radius relativement long / humérus
Négritos


70
Mélanodermes
75.5
Leucodermes
81
Xanthodermes


12
Mélanodermes
13
Leucodermes
14
Xanthodermes
Néanderthaliens
X-99.9
pilastre nul
Leucodermes
Néanderthaliens
100.0-109.9
pilastre faible
110.0-119.9
pilastre moyen
Xanthodermes
120.0-X
pilastre fort
Mélanodermes
X-74.9
hyperplatymérie
aplatissement AP très marqué
Mélanodermes
Boschimans
75.0-84.9
 platymérie
aplatissement AP  marqué
Xanthodermes (Japonais)
85.0-99.9
eurymérie
diaphyse arrondie en-dessous du trochanter
Leucodermes
100.0-X
sténomérie
aplatissement transversal en-dessous du trochanter
Angle de 115°-120° ( Xanthodermes - Leucodermes) à 120°-130° (Mélanodermes)

Courbure AP de la diaphyse
présente
Xanthodermes
intermédiaire
Leucodermes
absente
Mélanodermes

<20
Mélanodermes
20-21
Leucodermes
>21
Xanthodermes
X-54.9
hyperplatycnémie
aplatissement marqué
Mélanodermes
Hottentots
Boschimans
Néolithiques
55.0-62.9
platycnémie  
tibia aplati transversalement
63.0-69.9
mésocnémie
aplatissement peu sensible   
Leucodermes
Xanthodermes
70.0-X  
eurycnémie   
diaphyse arrondie
variations importantes de 78 ( Xanthodermes - Leucodermes) à 91 (Mélanodermes)
angle de 10° ( Leucodermes) à 18°-20° (Mélanodermes - Néanderthaliens)



X-99.9
sacrum étroit
dolichohiérie
Mélanodermes
100.0-105.9
sacrum moyen
hyperplatyhiérie
Xanthodermes
106.0-X
sacrum large
platyhiérie
Leucodermes
Valeurs allant de 15 (Mélanodermes) à 20 ( Xanthodermes - Leucodermes).
  6.5 - Bibliographie


  1. DiBennardo R & Taylor JV (1983). Multiple discriminant fonction analysis of sex and race in the  postcranial skeleton. Am J Phys Anthropol , 61, 305-14.
  2. Fischer TD &Gill GW (1990).Application of the Giles-Elliot discriminant function formulae to a cranial sample of northwestern Plains Iindians. In GW Gill & JS Rhine (eds) :  Skeletal attribution of race.Maxwell Mus Anthropol Papers 4.Albuquerque : University of New Mexico : 59-63.
  3. Gayon J (2007). Le terme "race" est -il encore nécessaire? Propos recueillis par E.Rhode in Egalité, Télérama HS :62-63.
  4. Giles E & Elliot O (1962). Race identification from cranial measurements. J Forensic Sc, 7:147-157.
  5. Goodman AH (1997). Petites histoires d'os : de la difficulté d'attribuer une origine raciale à des restes humains. Aux origines de la diversité humaine. La science et la notion de race. La Recherche, 302 : 69-72.
  6. Howells WW (1970). Multivariate analysis for the identification of race from crania. In : Stewart T (ed.). Personal identification in mass disasters. Washington : National Museum of Naturel History, p. 111 -121.
  7. Iacono C (2003)Du racisme à la discrimination.Mémoire bibliographique du CSBM d'Anthropologie, Ethnologie et Sociologie de la santé, Université Lyon1 [résumé html].
  8. Iscan MY & Cotton TS (1986). Race determination from the postcranial skeleton. In : Gill GW & Rhine JS (eds.). Skeletal Race Identification : New Approaches in Forensic Anthropology. Albuquerque, Maxwell Museum Technical Séries, University of New Mexico.
  9. Krogman WM & Iscan MY (1986)The Human Skeleton in Forensic Medicine. Charles C Thomas, Springfietd, II.
  10. L'Express, n°2849, 9/15 février 2006. Ce qu'on n'ose pas dire sur la criminalité, 1- L'origine des délinquants : 26-30.
  11. Mathieu E (2001). Race et racisme. Construction et enjeu de la notion de race. Mémoire bibliographique du CSBM d'Anthropologie, Ethnologie et Sociologie de la santé, Université Lyon1 [ résumé html ].
  12. Novotny V, Iscan MY & Loth S (1993). Morphologic and osteometric assessment of age, sex and race from the skull. In : Iscan & Helmer (eds.). Forensic analysis of the skull, Wiley-Liss : 71-88.
  13. Perrot R (1971). Etude anthropologique d’un ossuaire protohistorique l’Aven Plérimond . Thèse Sciences Lyon. Doc. Lab.géol.Fac. Sciences Lyon, 46, 268 p.
  14. Perrot R (1974)Contribution à la connaissance du peuplement médiéval dans le Massif Central, étude anthropologique de la nécropole mérovingienne de la place du Château (Roanne, Loire). Diplôme d'Etudes et de Recherches en Biologie Humaine, Travaux et Documents, T1,Vol 1-2, 237 pages.
  15. Rhine S (1990). Non-metric skull racing. In : Gill GW & Rhine S (eds.). Skeletal Attribution of Race, Methods for Forensic Anthropology . Maxwell Museum of Anthropology, University of New Mexico, Albuquerque, p. 9-21.
  16. Snow CC, Hartman S, Giles E & Young FA (1979). Sex and race determination of crania by calipers and computers : A test of the Gilles & Elliot discriminant functions in 52 forensic science cases. J Forensic Sc, 24 : 448-460.
  17. Stewart TD (1962). Anterior femoral curvature : its utility for race identification, Human Biol, 34,49-62.
  18. Todd TW & Lindala A (1928). Cité par Krogman WM & Iscan MY (1986). The Human Skeleton in Forensic Medicine , Charles C Thomas, Springfield,11.
  19. Walensky N (1965).A study of anterior femoral curvature in man. Anat Res, 151,559-570.
  20. Weinberg SM, Putz DA, Mooney MP & Siegel MI (2005). Evaluation of non-metric variation in the crania of black and white perinates. Forensic Sc Int, 2-3:177-185

  21. http://www.laboratoiredanthropologieanatomiqueetdepaleopathologiedelyon.fr/LA%20PHENOTYPOLOGIE.htm#6.1-%20D%C3%A9finition